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Sources, définitions, bibliographie

Projections à l’horizon 2060

Des actifs plus nombreux et plus âgés

Insee Première N°1345 - avril 2011

Définitions

La population active considérée ici est dite au sens du Bureau International du Travail (BIT). Elle regroupe les « actifs occupés », qui ont travaillé ne serait-ce qu’une heure au cours de la semaine de référence, et les « chômeurs au sens du BIT », qui n’ont pas travaillé au cours de la semaine de référence, qui sont disponibles et à la recherche active d’un emploi.

Les taux d’activité sont calculés à partir des enquêtes Emploi de 1975 à 2010. Les données de 2010 sont provisoires. Tous les taux d’activité ainsi que les populations présentés ici, observés et projetés, sont « en moyenne annuelle » et en âge courant. Le champ est celui des ménages (hors personnes vivant dans des habitations mobiles ou résidant en collectivité) de France métropolitaine.

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La méthode de projection combine, pour différentes catégories de sexe et d’âge, les projections de population totale de l’Insee et de nouvelles projections de taux d’activité. Ces dernières s’appuient sur une modélisation économétrique des taux d’activité qui isole une tendance, appréhendée par une fonction logistique du temps, à laquelle s’ajoutent des variables de contrôle et de rupture de série : évolution de l’apprentissage pour les 15-24 ans, cumul emploi-études pour les 20-24 ans, activité dans le secteur de la sidérurgie pour les hommes de 50-54 ans et indicatrice de passage à l’enquête Emploi en continu en 2003.

Les taux d’activité des seniors sont issus du modèle de microsimulation Destinie 2 (Insee) qui simule des trajectoires de vie et projette la situation des retraités. Ce modèle autorise différentes variantes de comportements de liquidation qui donnent, sur le long terme, des résultats proches en nombre d’actifs mais, sur le court terme, des dynamiques sensiblement différentes. La simulation choisie pour alimenter le scénario central des projections de population active est celle qui reproduit le mieux les évolutions récentes des taux d’activité des seniors. Elle suppose que les individus ajustent leur âge de liquidation, quand ils le peuvent, de sorte à atteindre une cible de taux de remplacement estimée sur la base des observations passées.

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L’effet « horizon » consiste à supposer que le report de l’âge légal de départ à la retraite, en modifiant de facto l’horizon de fin de vie active, joue sur l’emploi et l’activité des seniors non seulement via des effets directs sur les âges de liquidation mais aussi en amont, via des effets indirects sur le fonctionnement du marché du travail pour les salariés âgés. L’hypothèse est que le recul de l’horizon de la retraite proprement dite doit conduire à davantage d’effort de maintien dans l’emploi en amont de cette retraite, tant du fait des salariés que des employeurs. Par exemple, du fait des coûts de recherche et de formation, un employeur serait moins enclin à se séparer d’un senior dont le départ est reporté à une échéance plus lointaine que celle initialement prévue. De même, un senior cherchera à rester plus longtemps actif sur le marché du travail s’il anticipe que son horizon de fin de vie active recule. Ce phénomène a pu être identifié empiriquement mais reste sujet à débat. Ainsi, il est intégré dans le scénario central des projections, mais une variante des projections sans cet effet est également proposée afin d’en quantifier l’impact.

Au total, la modélisation des taux d’activité des seniors repose sur des hypothèses de comportement qu’il est difficile de confronter à la réalité. Cette modélisation demeure donc fragile, même si l’incertitude qu’elle induit reste modeste à long terme en comparaison des autres sources d’imprécisions qui entourent les projections de population active.

La modélisation des taux d’activité cherche à isoler une tendance de long terme et s’appuie donc autant sur les observations les plus récentes sur le marché du travail que sur les plus anciennes.

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Variantes « statistiques » : pour appréhender les incertitudes statistiques qui pèsent sur les estimations, deux variantes statistiques (« haute » et « basse ») ont été envisagées. Elles s’appuient sur une activité plus forte (respectivement plus faible) que dans le scénario central, mais toujours probable au vu des observations passées et de l’environnement du marché du travail actuel. La précision de l’impact des réformes des retraites sur les 55-69 ans étant plus difficilement quantifiable, on conserve les taux d’activité du scénario central pour cette tranche d’âge. L’incertitude statistique ainsi mesurée conduit à situer la population active en 2060 dans un intervalle bien moins grand que celui obtenu en faisant varier les hypothèses démographiques.

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Bibliographie