Les cours mondiaux font monter les revenus
Insee Première N°1199 - juillet 2008
Comptes européens et comptes français
Ces comptes sont établis selon la méthodologie et les concepts du Système européen des comptes (SEC) en base 2000.
Les comptes européens de l'agriculture sont publiés par l'Office statistique des Communautés européennes (Eurostat). Ils sont établis sur la base de données prévisionnelles fournies en novembre et en janvier par les États membres. Les résultats présentés dans cet Insee Première pour l'Union européenne (y compris pour la France au sein de l'Union) proviennent du deuxième compte prévisionnel, établi par Eurostat en janvier 2008.
Pour la France, le compte provisoire 2007 repose maintenant sur des informations disponibles en mai 2008, plus complètes que celles des comptes européens. Ce compte provisoire est sensiblement révisé à la hausse par rapport au compte prévisionnel, notamment du fait de la volatilité des prix agricoles en fin de campagne de commercialisation.
La production au prix de base est égale à la production valorisée au prix auquel vend le producteur, plus les subventions sur les produits qu'il perçoit, moins les impôts spécifiques sur les produits qu'il reverse.
Les consommations intermédiaires correspondent aux biens et services qui entrent dans le processus de production. Elles comprennent les services d'intermédiation financière indirectement mesurés (Sifim). Les Sifim représentent la part des services rendus par les intermédiaires financiers qui n'est pas facturée à la clientèle. Pour ces services, les intermédiaires financiers se rémunèrent en prenant une marge de taux d'intérêt sur les dépôts de leurs clients et sur les prêts (crédits) qu'ils leur accordent.
La valeur ajoutée est égale à la production valorisée au prix de base dont on retranche les consommations intermédiaires.
Les subventions à l'agriculture sont classées par la comptabilité nationale en subventions sur les produits et en subventions d'exploitation :
- les subventions sur les produits comprennent les aides qui restent couplées à la production (paiement à la surface pour les grandes cultures, prime à la vache allaitante...) ;
- les subventions d'exploitation comprennent le paiement unique, les aides pour calamités agricoles, les contrats d'agriculture durable...
La consommation de capital fixe mesure la dépréciation annuelle liée à l'usure et à l'obsolescence du capital, lequel est évalué à son coût de remplacement. Elle est évaluée pour l'ensemble des biens de capital fixe de la branche agricole (plantations, matériels et bâtiments) à l'exception des animaux.
Plusieurs indicateurs sont définis à partir des soldes comptables :
- le résultat agricole net correspond à la « valeur ajoutée nette au coût des facteurs » (valeur ajoutée nette + subventions d'exploitation - autres impôts sur la production dont impôts fonciers). Son évolution peut être rapportée à celle du nombre total d'unités de travail annuel (ou équivalents temps plein) : on obtient ainsi l'évolution du résultat agricole net par actif. Elle est aussi présentée en termes réels.
- le revenu net d'entreprise agricole est égal au résultat agricole net, diminué des salaires, des cotisations sociales sur les salaires, des intérêts dus et des charges locatives nettes. Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d'unités de travail annuel des non-salariés (ou équivalents temps plein) : on obtient l'évolution du revenu net d'entreprise agricole par actif non salarié. Elle est aussi présentée en termes réels.
Les indicateurs de revenu de la France et toutes les données européennes (de la production aux indicateurs de revenu) sont présentés en termes réels : les évolutions à prix courants sont divisées par un indice qui reflète l'évolution générale des prix dans chacun des États membres. Vu les grandeurs considérées, on n'utilise pas l'indice des prix à la consommation, mais l'indice de prix du produit intérieur brut (PIB) qui couvre l'ensemble du champ de l'économie. Ainsi, l'évolution d'un prix ou d'un revenu calculée en termes réels est positive ou négative selon qu'elle est supérieure ou inférieure à l'évolution générale des prix.