Une année dynamique
Insee Première N°1198 - juin 2008
Les comptes du commerce s’insèrent dans le cadre des comptes nationaux et sont publiés en « base 2000 ». Ils sont établis selon les concepts et définitions du système européen des comptes (SEC 1995). Les ventes sont issues du compte spécialisé du commerce présenté deux fois par an, en juin et en décembre, à la Commission des Comptes Commerciaux de la Nation (CCCN). À la commission de juin 2008 ont été présentées les premières estimations détaillées de l’année 2007 ; ces données sont dites provisoires. Les évaluations des ventes de 2006 sont issues d’un compte dit semi-définitif ; elles seront révisées en décembre 2008. Les ventes de l’année 2005 et antérieures sont celles du compte définitif. Depuis le 1er janvier 2007, la définition des créations d’entreprises dénombrées par l’Insee est modifiée. Elle s’appuie dorénavant, pour faciliter les comparaisons, sur les concepts harmonisés au niveau européen : une création d’entreprise correspond à l’apparition d’une unité légale exploitante n’ayant pas de prédécesseur.
L’évolution des ventes « en volume » ou aux prix de l’année précédente, pour une année donnée, s’obtient en déflatant l’évolution des ventes en valeur par un indice mesurant l’évolution des prix par rapport à l’année précédente. Pour les commerces de détail et l’automobile, cet indice de prix est obtenu à partir de l’évolution des prix de la consommation des ménages issue des comptes nationaux et de la structure des ventes du secteur de l’année. Pour le commerce de gros, les prix de vente des produits sont élaborés à partir de différents indicateurs disponibles : prix de vente des produits industriels, prix des produits agricoles, prix sur le marché de gros à Rungis, prix du commerce extérieur...
Les ventes présentées ici diffèrent du chiffre d’affaires réalisé par les secteurs commerciaux pour différentes raisons. Elles ne comprennent pas les ventes de services facturées aux clients ou aux fournisseurs ni celles des biens produits. Dans le commerce de détail, certains commerçants travaillent « à la commission » et par conséquent n’incluent dans leur chiffre d’affaires que les commissions perçues (débitants de tabac, marchands de journaux...) ; les ventes correspondantes sont alors estimées pour se rapprocher de la consommation des ménages en valeur.
La consommation commercialisable est une partie de la consommation effective des ménages. Elle comprend les produits susceptibles d’être vendus aux ménages par le commerce et les activités de réparation associées. Sont donc exclus les dépenses d’eau, de gaz naturel et d’électricité, ainsi que les services consommés par les ménages tels que les transports, la location immobilière, les services financiers, les services récréatifs et de soins personnels, l’éducation, la santé, l’action sociale...
Par convention, l’analyse des parts de marché porte sur les ventes au détail toutes taxes comprises (TTC) de produits commercialisables hors ventes de véhicules, caravanes et remorques, neufs ou d’occasion, et hors entretien et réparation de véhicules, mais y compris produits liés à l’automobile. Les produits liés à l’automobile comprennent les pièces détachées et les pneumatiques, même dans le cas où ils sont montés par les réparateurs, ainsi que les carburants et lubrifiants.