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Inégalités de niveau de vie et pauvreté

Cédric Houdré, Nathalie Missègue, Juliette Ponceau

Résumé

En 2010, le niveau de vie de la majorité de la population stagne ou baisse, après avoir faiblement augmenté l'année précédente. Mis en regard du repli historique du PIB en 2009, suivi d'une reprise modérée de l'activité économique en 2010, ce résultat vient illustrer le rôle puissant de stabilisateur du système français de prélèvements obligatoires et de transferts sociaux. Pour autant, au sein de l'ensemble de la population, les personnes les plus modestes sont particulièrement touchées depuis la crise. À l'inverse, le niveau de vie au-dessus duquel se situent les 5 %de personnes les mieux loties repart à la hausse, après avoir stagné en 2009. Parmi ces dernières, pour les 1 % des personnes les plus aisées, le début de la crise a interrompu une période de croissance forte des revenus déclarés (+ 5,5 % par an en moyenne de 2004 à 2008). Leurs revenus repartent à la hausse en 2010, plus fortement que ceux des autres, sous l'effet des revenus du patrimoine. Pour la deuxième année consécutive, le taux de pauvreté monétaire augmente pour s'élever à 14,1 % de la population en 2010. La hausse de la pauvreté en 2010 touche particulièrement les familles. 2,7 millions d'enfants vivent dans des familles pauvres en 2010. Ils vivent plus souvent avec un parent sans emploi ou en emploi précaire que les autres enfants. La situation du ou des parents vis-à-vis du marché du travail et le nombre de frères ou sœurs sont les principaux facteurs de risque de pauvreté des enfants.

Les revenus et le patrimoine des ménages - Édition 2013

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