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Les descendants d'immigrés plus nombreux que les immigrés : une position française originale en Europe

Gérard Bouvier

Résumé

Jusqu'en 1975, les migrations résultent principalement des mutations économiques et géopolitiques. Après 1975, la part des immigrés dans la population s'est d'abord stabilisée autour de 7,5 % tandis que s'opérait une diversification des origines, avant d'augmenter à nouveau (8,4 % en 2008). Le développement de l'immigration familiale favorise la constitution d'une population de descendants d'immigrés. La France ne se distingue guère de beaucoup de pays européens quant à la proportion et aux principaux traits sociodémographiques des populations nées à l'étranger. Par rapport aux autres grands pays, la France se caractérise par des flux migratoires plus anciens mais aussi plus faibles sur la période récente. La proportion de descendants d'immigrés dans la population résidente est en revanche parmi les plus élevées d'Europe. Les immigrés et descendants d'immigrés sont inégalement répartis en France, plus présents en Île-de-France. Ils connaissent de moins bonnes conditions de vie que les autres. Ils accèdent plus difficilement au marché de l'emploi, ce que n'explique qu'en partie leur niveau moindre de formation. L'analyse est à mener plus largement : cohérence des conditions d'emploi, de qualification, de logement, etc. Le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage immigré est de 30% inférieur à celui de l'ensemble de la population. Cet écart se réduit à 12 % pour les descendants d'immigrés. Les difficultés sur les chemins de l'intégration résultent des interactions entre éducation, emploi et résidence, que ne font qu'accentuer des particularités reliées aux origines.

Immigrés et descendants d'immigrés en France - Insee Références - Édition 2012

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