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Des revenus élevés et en plus forte hausse dans les couronnes des grandes aires urbaines

Jean-Michel Floch

Résumé

Avec la crise économique, les revenus des ménages ont ralenti, en particulier ceux des ménages les plus modestes. Cette évolution globale recouvre des traductions locales contrastées, selon la proximité avec un pôle d'emploi, le degré d'urbanisation, ou encore la présence de quartiers aisés ou défavorisés. De manière générale, la géographie des revenus est très liée à l'influence des villes : en 2007 comme en 2011, les revenus restent globalement supérieurs dans les grandes aires urbaines, malgré une évolution sur la période récente moins favorable. Au sein des grandes aires urbaines,mais aussi des petites et moyennes aires, les revenus sont généralement plus élevés dans la périphérie, appelée « couronne », que dans le « pôle » lui-même, aux exceptions notables des agglomérations de Lyon et Paris. Si l'on zoome, au sein même des grands pôles urbains, les revenus sont plus élevés en banlieue qu'en ville-centre. C'est dans les villes-centre que les contrastes sociaux sont les plus forts et ils s'accentuent entre 2007 et 2011. Les disparités au sein des aires urbaines se renforcent : dans la quasi-totalité des grandes aires, l'accroissement des revenus est moins fort dans le pôle que dans sa couronne. Nombre de grands pôles urbains ressortent avec un niveau de revenu et une évolution inférieurs à ce qui est observé pour l'ensemble de la France métropolitaine. C'est aussi particulièrement marqué pour les pôles petits et moyens, notamment sur le pourtour du Bassin parisien. À l'écart des villes, les revenus sont souvent plus faibles mais ils ont évolué plus favorablement et les inégalités de revenus sont moins prononcées.

France, portrait social - Insee Références - Édition 2014

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