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Mieux comprendre les facteurs de risque de pauvreté en conditions de vie en contrôlant les caractéristiques inobservées fixes

Mathilde Clément

Résumé

L'indicateur de pauvreté en conditions de vie repère les personnes dont les conditions d'existence sont les plus défavorables à partir d'une liste de difficultés mesurées dans le dispositif SRCV. Entre 2004 et 2009, le taux de pauvreté en conditions de vie des personnes de 16 ans ou plus est de 11 % en moyenne, mais la population affectée se « renouvelle » pour 40 % chaque année. In fine, en 6 ans, la pauvreté en conditions de vie a touché près d'une personne sur quatre. La dimension longitudinale de l'enquête permet d'analyser l'influence de chaque facteur indépendamment des autres sur le risque pour une personne d'être pauvre, en contrôlant à la fois l'hétérogénéité individuelle observée et inobservée. On s'intéresse ici à l'impact des changements de situation personnelle, en termes de situation familiale et d'activité notamment, sur le risque de pauvreté en conditions de vie. Les résultats des modèles traditionnels, qui ne tiennent compte que des caractéristiques observées, soulignent généralement le risque de pauvreté élevé des familles monoparentales ou des chômeurs en particulier. Contrôler de l'hétérogénéité inobservée modifie sensiblement l'appréciation que l'on peut avoir de cette hiérarchie des facteurs de risque. D'une part, après une séparation, la probabilité d'être pauvre augmenterait autant pour le conjoint qui se retrouve isolé que pour celui qui a la garde des enfants. D'autre part, après la perte d'un emploi, l'inactivité conduirait à un risque de pauvreté encore plus élevé que le chômage. Le passage à la retraite n'aurait pas d'impact. Par ailleurs, la naissance d'un 1er enfant semble neutre, l'arrivée du 3e diminue le risque. Enfin, risque de pauvreté élevé et dégradation de l'état de santé vont de pair.

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