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L'attrition dans la version française de l'enquête SILC : déterminants et effets sur la mesure des variables monétaires

Carine Burricand et Jean-Paul Lorgnet

Résumé

Cette étude vise à mesurer l'attrition et ses effets sur le revenu disponible et ses composantes dans l'enquête sur les revenus et les conditions de vie des ménages en France. Cette enquête est basée sur un échantillon rotatif dont les individus sont suivis durant neuf années. Six individus sur dix ne font déjà plus partie de l'échantillon au moment de la huitième interrogation. La mobilité résidentielle est la principale cause de cette attrition. Avoir connu une situation de pauvreté l'année précédente favorise également la non-réponse, ainsi qu'être inactif ou en mauvais état de santé. La non-réponse s'accroît également lors d'un changement d'enquêteur. Les effets de cette attrition sont corrigés par repondération. On teste l'efficacité de ces redressements en comparant les revenus de 2003 mesurés sur l'ensemble des répondants de 2004 et ceux qui sont mesurés sur les échantillons de plus en plus restreints des répondants aux vagues 2005 à 2011, après repondérations. Pour le revenu global, les écarts restent systématiquement inférieurs à 2 % environ, avec un léger pic en quatrième interrogation. Les biais après redressements sont également faibles pour la plupart des composantes du revenu : salaires, prestations familiales, allocations logement, allocations chômage. En revanche il subsiste un biais sur les retraites qui croît continument d'une réinterrogation à l'autre. Ce biais subsiste même après prise en compte de la mortalité différentielle par catégorie sociale et il ne semble pas non plus explicable par l'intensité des départs en institution.

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