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Les facteurs qui protègent de la pauvreté n'aident pas forcément à en sortir

Simon Beck, Nathalie Missègue et Juliette Ponceau

Résumé

Entre 2009 et 2010, plus de 4 % de la population est sortie de la pauvreté, 8 % est restée pauvre, et 5 % est entrée dans la pauvreté. Sur la période 2004-2010, la moitié des personnes dont le niveau vie passe sous le seuil de pauvreté une année donnée reste pauvre l'année suivante, et près d'une sur trois l'est encore au bout de trois ans. Vivre en couple plutôt que d'être célibataire diminue le risque d'être pauvre, dans une moindre mesure toutefois si le conjoint avec lequel on vit est inactif (étudiant, retraité, personne au foyer). En outre, la probabilité d'être touché par la pauvreté est renforcée l'année où survient une séparation. Par ailleurs, le risque d'être pauvre diminue lors d'une naissance l'année précédente. Le risque de rester pauvre est relativement important : même en tenant compte des caractéristiques de l'individu et du ménage auquel il appartient, la probabilité de demeurer pauvre d'une année sur l'autre reste plus élevée que celle de le devenir. De fait, si certaines caractéristiques diminuent le risque d'être touché par la pauvreté, elles n'aident pas toujours à en sortir. En particulier, même si la vie en couple protège a priori de la pauvreté, une personne pauvre n'a pas plus de chance de sortir de la pauvreté si elle vit en couple que si elle vit seule. De même, les cadres, lorsqu'ils tombent dans la pauvreté, n'ont pas de chance significativement plus élevée que les employés de sortir de la pauvreté.

Les revenus et le patrimoine des ménages - Insee Références - Édition 2014

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