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Les pratiques culturelles et sportives des Français : arbitrage, diversité et cumul

Philippe Coulangeon et Yannick Lemel

Résumé

Les données du volet « pratiques culturelles et sportives » de l’enquête permanente sur les conditions de vie des ménages de 2003 qui englobent l’usage de la radio et de la télévision, la lecture, les sorties « culturelles » (cinéma, théâtre, concert, etc.), les pratiques amateurs (dessin, musique, chant, écriture, etc.), les pratiques sportives, mais aussi la chasse ou la pêche montrent que la différenciation sociale des attitudes en matière de loisirs est d’abord gouvernée par une logique de cumul, qui distingue les individus en fonction du nombre et de la fréquence des activités pratiquées. Quels qu’en soient l’objet et la nature, celles-ci n’apparaissent généralement pas exclusives les unes des autres : on a d’autant plus de chance d’en pratiquer une que l’on pratique déjà l’autre. Seuls l’usage de la télévision, la chasse et la pêche, dont les fréquences sont négativement corrélées aux autres activités, semblent échapper à cette logique. La position occupée sur l’échelle du cumul d’activité apparaît fortement liée au niveau d’éducation, plus qu’au niveau de revenu. La différenciation des attitudes ne se réduit cependant pas à ce principe de cumul. Trois profils distincts se dégagent des données. Ils opposent les individus peu investis dans ces activités, à l’exception d’un usage intensif de la télévision, à deux profils d’individus nettement plus investis, qui se caractérisent par l’accent mis, pour les uns, sur les activités sportives et, pour les autres, sur les activités culturelles. L’orientation à l’égard de ces trois profils apparaît à son tour fortement liée au niveau d’éducation, mais aussi à la catégorie socioprofessionnelle, aux caractéristiques du cadre de vie et elle distingue assez nettement les hommes et les femmes.

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