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Liens transversaux haut

Retraite, activités non professionnelles et vieillissement cognitif Une exploration à partir des données de Share

Stéphane Adam, Éric Bonsang, Sophie Germain et Sergio Perelman

Résumé

Une approche en termes de frontières d'efficacité peut être utilisée pour étudier les relations entre les fonctions cognitives des personnes âgées de plus de 50 ans en Europe d'une part, et différents facteurs, plus particulièrement l'âge, l'éducation et l'exercice d'activités, professionnelles ou non, d'autre part. Le but est de construire une « frontière » correspondant au fonctionnement cognitif optimal que chacun des individus est censé atteindre étant donné son âge et son niveau d'éducation. À cette fin, nous utilisons des données individuelles collectées durant la première vague de l'enquête internationale et interdisciplinaire Share de 2004, laquelle contient le résultat de tests cognitifs réalisés auprès de plus de 22 000 individus âgés, ainsi que des informations sur leur état de santé, mentale et physique, leur situation socio-économique, leur entourage familial, l'exercice d'activités professionnelles ou non professionnelles, l'isolement social et les performances cognitives individuelles mesurées à l'aide de tests. En plus du rôle fondamental joué par l'éducation face au vieillissement cognitif, le fait de rester en activité, ainsi que la pratique d'une activité non professionnelle ou d'activités physiques, vigoureuses ou modérées, sont positivement associés à la constitution des « réserves cognitives » individuelles. La mise à disposition des données des vagues successives de Share, prévues tous les deux ans auprès des mêmes individus, pourrait permettre de déterminer les liens de causalité subjacents.

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