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Statistiques d'état civil sur les décès en 2011

Cet Insee Résultats présente des données définitives tirées de l'exploitation des fichiers d'état civil sur les décès :

  • les données définitives 2011, publiées ici pour la première fois, sont légèrement révisées par rapport aux données provisoires publiées dans le bilan démographique 2011 ;
  • les indicateurs démographiques qui utilisent la répartition par sexe et âge de la population (comme l'espérance de vie, par exemple) ne sont pas fournis ici. En effet, comme la population sur laquelle ils s'appuient, ils sont encore provisoires pour les années les plus récentes. Les dernières estimations disponibles pour ces indicateurs sont donc celles du bilan démographique 2011 ; elles ne seront révisées que lors du prochain bilan démographique, en janvier 2013.

Légère baisse du nombre de décès en 2011

En 2011, 545 057 personnes sont décédées en France, dont 534 795 en métropole. Le nombre de décès diminue de 1,1% par rapport à l'année précédente après quatre années consécutives d'augmentation. Il repasse ainsi sous la barre des 550 000 décès atteinte en 2010 pour la première fois depuis la canicule de 2003.

Le pic du nombre de décès se situe à 86 ans pour les hommes et 91 ans pour les femmes (tableau 71 France). Depuis plusieurs années, ce sont les femmes nées en 1920 qui décèdent le plus, cette génération constituant la plus nombreuse sur la période allant de 1910 à 1946. L'âge auquel le plus grand nombre de femmes décèdent s'élève ainsi au fil du vieillissement de cette génération. Jusqu'en 2007, c'est aussi cette génération qui fournissait le plus de décès masculins. Mais les hommes mourant plus jeunes que les femmes, les survivants nés en 1920 sont maintenant trop peu nombreux. En 2010 et en 2011, ce sont les hommes nés en 1925 qui décèdent le plus.

En 2011, 57,5% des décès ont lieu à l'hôpital ou en clinique privée, soit un peu plus qu'en 2001 (56,8%). La part des décès dans les maisons de retraite augmente, atteignant 11,6% (contre 10,0% en 2001), alors que celle des décès à domicile diminue pour s'établir à 25,1% (contre 26,7%).La part des décès sur la route ou dans un lieu public a très légèrement diminué entre 2001 et 2011 (de 2,0% à 1,5%) (tableau 75 France).

En 2011, le nombre de décès d'enfants de moins d'un an diminue de 5,9% par rapport à 2010, pour la deuxième année consécutive et après quelques années de stagnation. Il passe pour la première fois sous la barre des 3 000 (tableau 77 France).

C'est en janvier et décembre que les décès sont les plus nombreux, chacun de ces deux mois dépassant 9,1% des décès de l'année. Les mois de juin à septembre représentent chacun un peu moins de 8% des décès de l'année. Dans les départements d'outre-mer, le nombre de décès est au contraire plus élevé pendant les mois d'été (tableau DC4D).

La proportion de défunts de nationalité française est stable en France depuis 1998 à environ 96%. Parmi les étrangers, les défunts de nationalité espagnole, italienne ou portugaise sont les plus nombreux. En 1998, ils étaient deux fois plus nombreux que les défunts de nationalité maghrébine (9 200 contre 4 200), mais l'écart se réduit au fil des années et en 2011, il y a 8 800 décès de ressortissants de ces trois pays de l'Europe du Sud pour 6 900 décès de Maghrébins (tableau 66 France).

La proportion des défunts nés en France s'est également stabilisée et se situe autour de 88% depuis une dizaine d'années. Alors qu'en 1998 les personnes nées dans la péninsule ibérique ou en Italie étaient un peu plus nombreuses à mourir en France que les personnes nées au Maghreb (17 200 contre 16 500), c'est dorénavant l'inverse (19 500 contre 26 100 en 2011) (tableau66 bis France).

D'autres comptages départementaux et régionaux viennent compléter ces tableaux.

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N° 136 Société - novembre 2012

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