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Statistiques d'état civil sur les mariages en 2011

Cet Insee Résultats présente des données définitives tirées de l'exploitation des fichiers d'état civil sur les mariages :

  • le nombre total de mariages en 2011 a déjà été publié dans le bilan démographique 2012 ;
  • les indicateurs démographiques qui utilisent la répartition par sexe et âge de la population (comme les taux ou les quotients de primo-nuptialité par exemple) ne sont pas fournis ici. En effet, comme la population sur laquelle ils s'appuient, ils sont encore provisoires pour les années les plus récentes. Les dernières estimations disponibles pour ces indicateurs sont donc celles du bilan démographique 2012 ; elles ne seront révisées que lors du prochain bilan démographique, en janvier 2014.

Forte baisse du nombre de mariages en 2011

En 2011, 236 826 mariages ont été enregistrés en France (tableau 8 France), dont 231 100 en France métropolitaine (tableau 8 France métropolitaine). Le nombre de mariages diminue ainsi d'environ 15 000 par rapport à 2010, soit presque 6 %, et atteint son niveau le plus bas depuis le début du XXe siècle en dehors des années de guerre (1914-1918 et 1940-1944). Depuis le pic de l'an 2000, où plus de 300 000 mariages avaient été célébrés en France, ce nombre a diminué quasi continûment de presque 70 000, soit 22 %, avec quelques années de pause (2005, 2007 et 2010).

En moyenne, les hommes qui se sont mariés pour la première fois en 2011 ont 33,2 ans et les femmes, 31,1 ans. Depuis 1997, ces âges au premier mariage ont progressé de trois années pour les deux conjoints ; l'écart d'âge moyen entre époux et épouses se maintient ainsi à deux années (tableau 10 France).

La part des remariages dans l'ensemble des mariages n'évolue plus depuis cinq ans. Elle est de 21 % pour les hommes et 19 % pour les femmes. En quarante ans, elle a presque triplé. En 2011, 71 % des mariages sont célébrés entre deux célibataires, 10 % entre deux divorcés, 9 % entre un homme divorcé et une femme célibataire et 8 % entre une femme divorcée et un homme célibataire (tableau 15 France).

La moitié des divorcés et des divorcées remariés en 2011 avaient rompu leur union dans les six années précédentes. En cas de veuvage,  les femmes mettent plus longtemps à se remarier : la moitié des veuves remariées en 2011 avaient perdu leur époux dans les neuf années précédentes (contre six années pour les veufs)(tableau 18 France).

La part des mariages où au moins un des deux époux est de nationalité étrangère augmente en 2011 par rapport à l'année précédente, passant de 15 % à 16 %. Cette augmentation rompt ainsi avec la tendance à la baisse observée depuis 2003 (à l'exception de 2009), année où cette part avait atteint environ 20 %, son niveau le plus haut. Cette évolution est liée à celle des mariages mixtes (un conjoint français, un conjoint étranger), et plus particulièrement à celle des mariages entre un conjoint français et un conjoint non ressortissant de l'un des 27 pays de l'Union européenne, alors que celle des mariages entre deux étrangers reste stable depuis 2003, autour de 3 % (tableau 9 France et tableau 9bis France). La part des mariages avec au moins un conjoint étranger est très variable selon les régions : en 2011, elle va de 7 % en Basse-Normandie à 30 % en Île-de-France. Dans le département de la Guyane, plus de la moitié des mariages impliquent au moins un conjoint étranger (tableau M7D).

En 2011, la proportion des mariages impliquant au moins un époux né à l'étranger est stable par rapport à 2010 (21 %), marquant là aussi une pause dans une tendance à la baisse initiée en 2003. En 2011, l'augmentation de la part des mariages entre un époux né en France et l'autre né à l'étranger compense la diminution de celle des mariages entre deux époux nés à l'étranger (tableau 9ter France). De forts écarts existent entre départements : de 4 % seulement des mariages dans le Cantal à 53 % en Seine-Saint-Denis et 60 % en Guyane (tableau M7Dbis). Parmi les mariages contractés entre un conjoint né en France et l'autre à l'étranger, les pays d'origine de l'épouse née à l'étranger les plus fréquents sont l'Algérie, le Maroc, la Russie ou la Chine. Quand c'est l'homme qui est né à l'étranger, ce sont les originaires du Maghreb et du Portugal qui sont les plus nombreux à se marier avec une femme née en France (tableau 22bis France).

En 2011, 62 % des mariages sont célébrés entre juin et septembre. Cette préférence estivale est d'autant plus marquée que la commune de mariage est petite. Ainsi, dans les communes rurales, près des trois quarts des mariages (72 %) ont lieu pendant ces mois d'été alors que dans l'agglomération de Paris et les communes d'au moins 100 000 habitants, ces proportions sont respectivement de 47 % et 57 % (tableau 19 France). Dans la Lozère, ces quatre mois totalisent 79 % des mariages de l'année, contre 42 % en Seine-Saint-Denis. Cette saisonnalité est en partie liée à celle des mariages des étrangers et à la proportion d'étrangers dans les départements : les mariages impliquant au moins un étranger sont moins concentrés sur l'été que les mariages entre époux français. Dans les départements d'outre-mer, la proportion de mariages célébrés entre juin et septembre est faible également, les domiens ayant une prédilection pour les mariages en décembre : à la Guadeloupe, à la Martinique et à la Réunion, le nombre de mariages de décembre dépassent les 20 % de l'ensemble des mariages de l'année (tableau M4D).

N° 140 Société - février 2013

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