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La situation démographique en 2011

Cet Insee Résultats présente de façon détaillée les séries définitives ou quasi-définitives relatives aux indicateurs démographiques. Certaines ont déjà pu être publiées dans le bilan démographique 2012 arrêté à fin 2012.

  • Les informations relatives aux événements d'état-civil 2011 sont définitives. Elles ont déjà été publiés dans des Insee résultats indépendants : en octobre 2012 pour les naissances, en novembre 2012 pour les décès et en février 2013 pour les mariages.
  • Les estimations de population sont définitives jusqu'au 1er janvier 2010. Les estimations de population restent provisoires aux 1ers janvier 2011 et 2012 en l'attente de la publication des populations légales correspondantes.
  • Les principaux indicateurs démographiques rapportent les statistiques d'événements à des statistiques de population en milieu d'année ; ces indicateurs sont donc définitifs jusqu'en 2009 et provisoires pour les années 2010 et 2011. Ceux déjà publiés lors du Bilan démographique 2012 n'ont pas été modifiés et sont repris à l'identique ici.

Résumé

Au 1er janvier 2012, 65,3 millions d'habitants peuplent la métropole et les départements d'outre-mer, hors Mayotte. En 2011, la population a crû de 0,5 %, au même rythme que les années précédentes. Cette augmentation est due à un excédent des naissances sur les décès et, dans une moindre mesure, au solde migratoire. Le nombre de naissances (823 000 en 2011) se maintient à un niveau élevé, malgré un léger repli par rapport au point haut de 2010.

L'indicateur conjoncturel de fécondité est de 2,01 enfants par femme. L'âge moyen à l'accouchement continue de s'élever et atteint 30 ans en 2011 (contre 29,9 ans en 2010).

À la naissance, les femmes peuvent espérer vivre jusqu'à 85 ans en moyenne et les hommes 78,4 ans. L'espérance de vie s'allonge un peu plus vite que les années précédentes, du fait de la diminution du nombre de décès en 2011 (545 000 soit -1 % par rapport à 2010).

Sommaire

Publication

Au 1er janvier 2012, 65,3 millions d'habitants résident en France, dont 63,4 millions en France métropolitaine et 1,9 million dans les départements d'outre-mer hors Mayotte (tableau 3).  La population s'accroît en 2011 au même rythme que ces dernières années (+0,5 %).
Comme les années précédentes, le dynamisme démographique repose principalement sur des naissances nombreuses et un nombre de décès encore relativement faible. Cela s'explique en partie par la forme de la pyramide des âges, marquée par un baby-boom particulièrement important et durable (1946-1974). Dans une moindre mesure, le solde migratoire soutient également cette croissance démographique.

En 2011, dans l'Union européenne à 27 (UE à 27), la Belgique, le Royaume-Uni et la Suède ont une croissance démographique plus importante que la France (respectivement +8,5, +7,6 et +7,1 pour 1 000 habitants).
Le solde naturel représente en France 82 % de la croissance démographique, 54 % au Royaume-Uni, 32 % en Suède et seulement 24 % en Belgique (tableau 82). Donc le solde naturel, plus que le solde migratoire, tire la croissance en France et au Royaume-Uni ; c'est l'inverse pour la Suède et la Belgique. Au 1er janvier 2012, 13 % des Européens résidaient en France (tableau 83), deuxième pays le plus peuplé de l'Union européenne derrière l'Allemagne (16 %) et devant le Royaume-Uni (près de 13 %) et l'Italie (12 %).

Au 1er janvier 2012, les Français de 60 ans ou plus représentent 23,4 % de la population, contre 20,4 % dix ans auparavant (tableau 4). Avec l'allongement de la durée de vie, la population française continue de vieillir.

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Déjà élevée, la fécondité continue d'augmenter au-delà de 30 ans

En 2011, 823 000 naissances ont été enregistrées, dont 793 000 en France métropolitaine (tableau 1). Ce niveau reste élevé, même s'il est en léger repli par rapport à 2010 où 832 800 naissances avaient été enregistrées, soit une baisse de 1,1 %. C'était le point le plus haut depuis la fin du baby-boom en 1974.

L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est de 2,01 enfants par femme (tableau 44). Supérieur à 2 pour la quatrième année consécutive, il reste toutefois inférieur à celui de 2010 : cette année-là, l'indicateur avait atteint son plus haut niveau depuis la fin du baby-boom, soit 2,03. Ainsi, l'ICF se maintient en 2011 à un niveau nettement plus élevé que dix ans auparavant (1,89 enfant par femme en 2001).

La baisse du nombre de naissances entre 2010 et 2011 résulte pour partie d'une baisse du nombre de femmes en âge d'avoir des enfants dans la population française ;  s'ajoute à cela une baisse de la fécondité. Cependant, cette baisse globale masque des évolutions diverses des taux de fécondité par âge.

Amorcée dès la fin des années 1960, la baisse de la fécondité entre 20 et 24 ans avait fait chuter l'ICF, malgré la hausse de la fécondité au-delà de 33 ans, entamée dès 1978. À la fin des années 1990, la fécondité aux âges jeunes (20-29 ans) s'est stabilisée tandis que celle aux âges élevés continuait d'augmenter, entraînant la hausse de l'ICF.

En 2011, dans l'UE à 27, seule l'Irlande a un taux de fécondité plus élevé que celui de la France avec 2,05 enfants par femme (tableau 84). La moyenne de l'UE à 27 se situe à 1,57 enfant par femme. L'ICF est relativement faible dans les pays du Sud (Espagne, Portugal), en Allemagne (autour de 1,35) et plus encore dans certains pays de l'Est tels la Hongrie, la Roumanie et la Pologne (entre 1,23 et 1,30). Il est nettement plus élevé dans les pays nordiques et au Royaume-Uni (1,9 environ).

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L'âge moyen à l'accouchement dépasse 30 ans

En France, l'âge moyen à l'accouchement continue de s'élever et franchit la barre des 30 ans en 2011 (contre 29,9 ans en 2010). En 2011, ce seuil a aussi été atteint dans l'UE à 27. Les situations sont beaucoup moins disparates que pour l'indicateur conjoncturel de fécondité : en-dehors de quelques pays de l'est de l'Europe comme la Roumanie ou la Bulgarie où les mères accouchent en moyenne vers 27 ans, l'âge moyen à l'accouchement se situe aux environs de 30 ans dans la plupart des pays et dépasse même 31 ans en Espagne, en Italie ou en Irlande.

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Le nombre de mariages recule, le nombre de divorces fluctue peu

En 2011, 237 000 mariages ont été célébrés en France. Ce nombre continue de baisser depuis le pic de l'an 2000 malgré quelques années de pause (2005, 2007 ou 2010). Désormais, pour contractualiser une union, les Français se tournent de plus en plus vers le Pacte civil de solidarité (Pacs). En 2010, 251 000 mariages avaient été célébrés alors que plus de 196 400 Pacs avaient été conclus par des partenaires de sexe différent et 9 100 par des partenaires de même sexe.

En France, un pic de divorces (155 000) avait été atteint en 2005, année de la mise en œuvre de la nouvelle procédure de divorce par consentement mutuel. Le nombre de divorces prononcés a ensuite décliné régulièrement jusqu'en 2009 (131 000 divorces). Depuis cette date, les fluctuations sont moindres. Ainsi, en 2011, 133 000 divorces ont été enregistrés (-0,7 % par rapport à 2010) (tableau 26).
C'est au terme de cinq années de mariage que le taux de divorce (nombre de divorces prononcés pour 1 000 mariages) est le plus élevé : 2,5 % des couples mariés en 2006 ont divorcé en 2011 (tableau 29).

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L'espérance de vie continue de s'allonger

Depuis 2006, le nombre de décès progressait régulièrement en France, après les évolutions très chahutées des trente dernières années. En 2011, des conditions climatiques et épidémiologiques favorables ont contribué à réduire la mortalité, surtout en fin d'année : 545 000 décès ont été enregistrés en 2011, soit une baisse de 1 % par rapport à 2010 (tableau 1). Selon les projections démographiques réalisées en 2010, le vieillissement progressif de la population française et l'arrivée aux âges avancés de générations de plus en plus nombreuses devraient cependant mécaniquement entraîner une croissance du nombre de décès dans les prochaines années.

L'espérance de vie à la naissance continue de progresser au même rythme qu'au début des années 1970. Elle s'établit à 85,0 ans pour les femmes et à 78,4 ans pour les hommes (tableau 69esp). Depuis 1994, les gains moyens d'espérance de vie sont de 3 mois par an pour les hommes et 2 mois par an pour les femmes. L'écart hommes-femmes, relativement important en France par rapport à d'autres pays européens, a donc tendance à se réduire.

L'espérance de vie augmente partout en Europe. La France fait partie des pays où les femmes vivent le plus longtemps, avec l'Espagne et l'Italie ; en revanche, pour les hommes, la France ne se situe que dans la moyenne. En Suède et en Espagne, les hommes ont l'espérance de vie la plus longue d'Europe et peuvent espérer vivre au moins un an de plus que les Français (tableau 84).

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La mortalité infantile est de nouveau en baisse

Après avoir stagné quelques années entre 2005 et 2009, la mortalité infantile (avant 1 an) baisse à nouveau en 2010 et 2011. En 2011, elle atteint ainsi son point le plus bas, à 3,5 décès d'enfants pour 1 000 naissances vivantes. Cette baisse concerne aussi bien la mortalité la plus précoce (enfants décédés à moins de 7 jours) que la mortalité la plus tardive (tableau 70). Ce mouvement est général en Europe, la moyenne des 27 pays se situant à 3,9 décès pour 1 000 naissances. La baisse de la mortalité infantile a été plus rapide et plus forte qu'en France dans d'autres pays européens tels la Suède ou la Slovénie. Hors Union européenne (UE à 27), le taux de mortalité infantile le plus bas est celui de l'Islande, soit 0,9 décès pour 1 000 naissances.

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La situation démographique en 2011

N° 145 Société - juillet 2013

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