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Statistiques d'état civil sur les mariages en 2010

Cet Insee Résultats présente des données définitives tirées de l'exploitation des fichiers d'état civil sur les naissances :

  • le nombre total de mariages en 2010 a déjà été publié dans le bilan démographique 2011 ;
  • les indicateurs démographiques qui utilisent la répartition par sexe et âge de la population (comme les taux ou les quotients de primo-nuptialité par exemple) ne sont pas fournis ici. En effet, comme la population sur laquelle ils s'appuient, ils sont encore provisoires pour les années les plus récentes. Les dernières estimations disponibles pour ces indicateurs sont donc celles du bilan démographique 2011 ; elles ne seront révisées que lors du prochain bilan démographique, en janvier 2013.

Stabilité du nombre de mariages en 2010

En 2010, 251 654 mariages ont été enregistrés en France (tableau 8 France), dont 245 334 en France métropolitaine (tableau 8 France métropolitaine). Le nombre de mariages reste stable par rapport à 2009, année où il avait atteint son plus bas niveau depuis le début du XXe siècle en dehors des années de guerre (1914-1918 et 1940-1944). Depuis le pic de l'an 2000, où plus de 300 000 mariages avaient été célébrés en France, ce nombre a diminué de plus de 50 000 soit presque 18 %.

La part des remariages dans l'ensemble des mariages n'augmente plus depuis 2007. Elle est en 2010 de 21 % pour les hommes et 19 % pour les femmes. En quarante ans cette part a presque triplé. Parmi les mariages enregistrés en 2010, 71 % sont célébrés entre deux célibataires, 10 % entre deux divorcés, 9 % entre un homme divorcé et une femme célibataire et 8 % entre une femme divorcée et un homme célibataire (tableau 15 France).

Les hommes qui se sont mariés en 2010 ont 36,5 ans en moyenne, et les femmes 33,8 ans (tableau 10 France). Ces âges moyens ont progressé de trois ans depuis 2000. Cette hausse s'explique notamment par le recul de l'âge au premier mariage et par la part plus importante en 2010 qu'en 2000 des remariages de veufs et de divorcés dans les mariages.

Parmi les divorcés, hommes et femmes, qui se sont remariés en 2010, un sur cinq avaient divorcé en 2008 ou en 2009 ; parmi les veuves ou les veufs remariés en 2010, près de un sur quatre s'est remarié après deux à quatre années de veuvage (tableau 18 France).

La part des mariages où au moins un des époux est étranger poursuit la baisse amorcée à partir de 2003, année où elle avait atteint son plus haut niveau (20 %) (tableau 9 France) . En 2010, cette proportion est, en moyenne, de 15 % mais varie fortement selon les régions allant de 6 % en Basse-Normandie à 28 % en Île-de-France. Dans le département de la Guyane, plus de la moitié des mariages impliquent au moins un conjoint étranger (tableau M7D) . Alors que la part des mariages entre deux étrangers reste stable depuis 2003, autour de 3 % des mariages, celle des mariages mixtes (un conjoint français, un conjoint étranger) diminue. Cette baisse est notamment liée au recul amorcé en 2003 des mariages entre une Française et un étranger non ressortissant d'un des 27 pays de l'Union européenne actuelle. Leur part dans l'ensemble des mariages a régressé : elle est passée de 8,2 % en 2003 à 4,9 % en 2010. Les mariages entre Français et ressortissant d'un pays de l'Union européenne, moins nombreux, contribuent moins aux évolutions récentes (tableau 9bis France) .

La part des mariages impliquant au moins un époux né à l'étranger s'établit à 21 % en 2010 après avoir atteint 26 % en 2003. Elle suit la même évolution que celle des mariages où au moins un des époux est de nationalité étrangère. La dispersion départementale est forte : représentant 6 % seulement des mariages dans le Pas-de-Calais, la Manche ou en Vendée, elle dépasse 52 % en Seine-Saint-Denis et 63 % en Guyane (tableau M7Dbis) . Parmi ces mariages, 28 % sont contractés entre époux tous deux nés à l'étranger et 72 % entre époux dont un est né en France et l'autre à l'étranger (tableau 9ter France) . Ce sont surtout le nombre et la part des mariages entre une personne née en France et une personne née à l'étranger qui diminuent depuis 2003, les mariages où les deux conjoints sont nés à l'étranger restant plus stables. Parmi les mariages contractés entre un conjoint né en France et l'autre à l'étranger, les pays d'origine de l'épouse née à l'étranger les plus fréquents sont l'Algérie, le Maroc, le Portugal ou la Russie (tableau 22bis France) . Quand c'est l'homme qui est né à l'étranger, ce sont les originaires du Maghreb et du Portugal qui sont les plus nombreux à se marier avec une femme née en France.

En 2010, près des trois quarts des mariages (71 %) sont célébrés entre mai et septembre (tableau 19 France) . Plus la commune de mariage est petite, plus la saisonnalité est marquée. Ainsi, dans les communes rurales, plus de la moitié des mariages (59 %) ont lieu entre juin et août alors que dans l'agglomération de Paris et les communes d'au moins 100 000 habitants, ces trois mois ne totalisent que 43 % des mariages de l'année. Cette saisonnalité moins marquée pour les grandes villes est en partie liée à la moindre importance des mariages entre Français qu'on y célèbre : les mariages avec une personne étrangère sont en effet moins saisonniers que les mariages entre Français.

N° 129 Société - avril 2012

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