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La situation démographique en 2010

Cet Insee Résultats présente de façon détaillée les séries définitives ou quasi-définitives relatives aux indicateurs démographiques. Certaines ont déjà pu être publiées dans le bilan démographique 2011 arrêté à fin 2011.

  • Les informations relatives aux événements d'état-civil 2010 sont définitives. Elles ont déjà été publiés dans des Insee résultats indépendants : en septembre 2011 pour les naissances, en février 2012 pour les décès et en avril 2012 pour les mariages.
  • Les estimations de population sont définitives jusqu'au 1er janvier 2009. Les estimations de population restent provisoires aux 1ers janvier 2010 et 2011 en l'attente de la publication des populations légales correspondantes.
  • Les principaux indicateurs démographiques rapportent les statistiques d'événements à des statistiques de population en milieu d'année ; ces indicateurs sont donc définitifs jusqu'en 2008 et provisoires pour les années 2009 et 2010. Ceux déjà publiés lors du Bilan démographique 2011 n'ont pas été modifiés et sont repris à l'identique ici.

Résumé

Au 1er janvier 2011, la population française atteint pour la première fois les 65 millions d'habitants.

Cette estimation tient compte du recensement qui fixe la population légale au 1er  janvier 2009.

L'indicateur conjoncturel de fécondité dépasse les deux enfants par femme pour la troisième année consécutive. Dans l'Union européenne à 27, seule l'Irlande a une fécondité supérieure.

L'espérance de vie progresse nettement en 2010, pour les hommes comme pour les femmes : 78 ans pour les hommes et 84,7 ans pour les femmes.

Après quatre ans de stagnation, le taux de mortalité infantile diminue de nouveau en 2010.

En 2010, trois Pacs ont été conclus pour quatre mariages célébrés : le nombre de mariages reste stable par rapport à 2009 alors que celui des Pacs continue à augmenter.

Sommaire

Publication

Au 1er janvier 2011, la France compte pour la première fois 65 millions d'habitants : 63,13 millions de personnes vivent en métropole et 1,87 million dans les départements d'outre-mer (DOM). C'est dix millions de plus qu'il y a 30 ans. Dans l'ensemble de l'Union européenne à 27 (UE à 27), la population atteint 502 millions d'habitants au 1er  janvier 2011 (tableau 83).  La France est le deuxième pays le plus peuplé de l'UE à 27 (12,9  % des habitants) derrière l'Allemagne (16,3 %).

En 2010, la population française continue d'augmenter au même rythme que les années précédentes : 354 000 personnes en plus, soit + 0,5 %. Cette hausse est davantage imputable au solde naturel (+ 282 000 personnes en 2010) qu'au solde migratoire (estimé à + 72 000) (tableau 3). Le niveau élevé du solde naturel en France par rapport aux autres pays de l'Union européenne s'explique en partie par la forme de la pyramide des âges, marquée par un baby-boom particulièrement important et durable (1946-1974) : les classes d'âges sont plus nombreuses aux âges de forte fécondité qu'aux âges où les décès sont plus fréquents. En 2010, il y a plus de 800 000 naissances en France métropolitaine pour la première fois depuis 30 ans, alors que les décès restent encore à un niveau relativement faible.

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Une forte fécondité imputable aux femmes de plus de 30 ans

L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est supérieur à deux enfants par femme en 2010 pour la troisième année consécutive (tableau 44). Dans l'Union européenne à 27, seule l'Irlande a une fécondité plus élevée que la France avec 2,07 enfants par femme contre 2,03 en France (tableau 84).

Depuis le point bas de 1993, l'ICF progresse régulièrement en France pour dépasser le seuil de deux enfants par femme en 2008. L'arrêt de la baisse de la fécondité des plus jeunes (20-24 ans) à la fin des années 1990, baisse entamée dans le milieu des années 1960, et la progression continue des taux de fécondité à partir de 30 ans expliquent cette hausse de la fécondité.

L'âge moyen à l'accouchement poursuit sa progression et atteint pour la première fois en 2010 le seuil symbolique des 30 ans. Sur les dix dernières années, la hausse de l'âge moyen à l'accouchement ralentit par rapport aux décennies antérieures : entre 1981 et 1988, il passe de 27 à 28 ans en France métropolitaine, puis dans les sept années suivantes, de 28 à 29 ans. En revanche, il aura fallu 15 années pour qu'il franchisse le seuil des 30 ans (il passe de 29 à 30 ans entre 1995 et 2010).

Cette augmentation est générale en Europe. La moyenne se situe à 30 ans, comme en France, mais les disparités sont fortes (27 ans en Roumanie contre plus de 31 ans en Italie en 2010).

L'observation de la descendance finale, c'est-à-dire le nombre moyen d'enfants mis au monde par une génération de femmes tout au long de leur vie féconde (bornée par convention à 50 ans), donne une vision un peu différente de la fécondité en France métropolitaine. Elle diminue régulièrement depuis 1978 mais se maintient au-dessus du seuil de remplacement des générations (tableau 45). Les femmes nées en 1960 et qui ont donc achevé leur vie féconde en 2010 ont eu 2,12 enfants en moyenne. À 38 ans, pour cette génération, le seuil de deux enfants par femme était déjà dépassé. Ce n'est plus le cas pour les générations les plus récentes : les femmes nées en 1972, âgées de 38 ans en 2010, n'ont eu en moyenne que 1,87 enfant à cet âge.

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Des mariages de plus en plus tardifs

Le nombre de mariages est resté stable en 2010 par rapport à 2009 (251 000) et l'âge moyen au premier mariage continue sa progression rapide entamée dès 1976. Pour la première fois, il passe la barre des 30 ans pour les femmes, soit deux ans de plus qu'il y a dix ans. L'âge moyen des hommes au premier mariage est de 31,8 ans. Le seuil des 30 ans avait été dépassé par les hommes il y a 10 ans déjà (tableau 13).

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Trois pacs pour quatre mariages

Près de 206 000 pactes civils de solidarité (Pacs) ont été conclus en 2010 (tableau 85). La progression du nombre de Pacs, 18 % de plus qu'en 2009, est encore soutenue mais moins rapide que les années précédentes (20 % en 2009 après 43 % en 2008 et 32 % en 2007). Le nombre de Pacs signés dans l'année se rapproche ainsi de plus en plus de celui des mariages. Les dissolutions de Pacs augmentent elles aussi en 2010, assez nettement par rapport aux années précédentes : un peu plus de 35 000 Pacs ont été dissous en 2010, contre 26 900 en 2009. 58 % des Pacs dissous le sont d'un commun accord entre les partenaires et 38 % le sont car suivis d'un mariage.

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Léger rebond du nombre de divorces en 2010

En 2005, première année de la réforme du divorce permettant un net raccourcissement des délais de règlement d'un divorce par consentement mutuel, le nombre de divorces connaît un pic. Il baisse régulièrement depuis.

En 2010, cette baisse s'interrompt : près de 134 000 divorces ont été prononcés en 2010, soit 2,5 % de plus qu'en 2009 (tableau 26). Au bout de 10 ans, toujours plus de mariages finissent par un divorce : c'est le cas de 2 mariages sur 10 célébrés en 2000 (pour 1,8 sur 10 célébrés en 1990) et au bout de 20 ans, c'est 3 mariages sur 10 qui aboutissent à un divorce (tableau 30).

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Forte hausse de l'espérance de vie

551 000 décès ont été comptabilisés en France en 2010, soit 0,5 % de plus qu'en 2009. Dans le même temps, l'espérance de vie augmente également en 2010 : 78 ans pour les hommes et 84,7 ans pour les femmes (tableau 69esp). La hausse de l'espérance de vie, observée depuis 10 ans, s'explique par des taux de mortalité plus faibles à tous les âges. Cependant, certaines périodes de la vie sont plus concernées : la naissance, avec la diminution régulière de la mortalité infantile, mais aussi les tranches d'âges entre 65 et 75 ans chez les hommes et entre 75 et 85 ans chez les femmes. Entre 1990 et 2000, la hausse de l'espérance de vie était surtout expliquée chez les hommes par une mortalité moindre entre 55 et 65 ans plutôt qu'entre 65 et 75 ans. Ce décalage n'est pas visible pour les femmes (graphiques 24A et 24B).

L'espérance de vie augmente partout en Europe. La France fait partie des pays où les femmes vivent le plus longtemps, avec l'Espagne et l'Italie. En revanche, elle se situe dans la moyenne pour les hommes.

Après la pause observée ces quatre dernières années, le taux de mortalité infantile repart à la baisse en 2010 et s'établit à 3,6 décès pour 1 000 enfants nés vivants (tableau 70).

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N° 131 Société - juillet 2012

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