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La situation démographique en 2009

Résumé

Au 1er janvier 2010, 64,7 millions de personnes vivent en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer. Cette estimation de population tient compte du recensement de population qui fixe la population légale au 1er janvier 2008.

En 2009, les naissances sont légèrement moins nombreuses qu'en 2008 mais l'indicateur conjoncturel de fécondité reste à un haut niveau et dépasse le seuil de 2,0 enfants par femme pour la deuxième année consécutive. La France est ainsi le deuxième pays le plus fécond de l'Union européenne derrière l'Irlande.

L'espérance de vie continue de progresser régulièrement pour les hommes (77,7 ans en 2009) et après la pause de 2008, repart à la hausse pour les femmes (84,4 ans en 2009).

Dix ans après sa création, le pacs séduit de plus en plus de couples au détriment du mariage : deux pacs ont été signés en 2009 pour trois mariages, contre un pacs pour deux mariages seulement en 2008.

Sommaire

Publication

Au 1er janvier 2010, 64,67 millions de personnes vivent en France : 62,80 millions en métropole et 1,87 million dans les départements d'outre-mer (DOM). Avec les 780 000 résidants des collectivités d'outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), la population totale des territoires français atteint 65,45 millions de personnes.

Au 1er janvier 2010, la population des 27 pays de l'Union européenne dépasse pour la première fois 500 millions d'habitants (tableau 83). La France, où vivent 13 % des habitants de l'Union européenne, se situe au deuxième rang par sa population, derrière l'Allemagne (81,8 millions d'habitants).

En 2009, la population résidant en France métropolitaine et dans les DOM a augmenté de 346 000 personnes (+ 0,5 %). Au cours de cette année, 824 500 enfants sont nés et 548 500 personnes sont décédées. L'accroissement naturel est ainsi de 276 000 personnes. Le solde migratoire est estimé à 70 000 personnes (tableau 3).

La population française continue de vieillir sous l'effet de l'avancée en âge des générations nombreuses du baby-boom : la part des personnes de moins de 20 ans décroît régulièrement dans la population, alors que celle des 60 ans ou plus progresse de plus en plus rapidement (tableau 4).

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La France, en tête des pays européens pour la fécondité

En 2009, 793 500 enfants sont nés en France métropolitaine et 31 000 dans les départements d'outre-mer. Le nombre de naissances décroît légèrement par rapport à l'année précédente. Il reste néanmoins à un niveau très élevé par rapport au niveau moyen des dix dernières années. L'indice conjoncturel de fécondité dépasse en 2009, comme en 2008, le seuil de deux enfants par femme (tableau 44). La France est, avec l'Irlande, le pays de l'Union européenne où la fécondité est la plus forte (tableau 84).

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Des naissances et des mariages de plus en plus tardifs

L'indicateur conjoncturel de fécondité diminue très légèrement par rapport à 2008. Il avait en effet atteint cette année-là son niveau le plus élevé depuis 1975 et dépassé pour la première fois depuis 30 ans le seuil symbolique des deux enfants par femme. Mais la fécondité n'évolue pas uniformément à tous les âges : si elle diminue par rapport à 2008 avant 30 ans, la fécondité des femmes de plus de 30 ans, elle, continue de progresser.

De même, l'âge moyen à l'accouchement continue d'augmenter en 2009 : il atteint presque 30 ans, soit près de deux années de plus qu'il y a vingt ans. Cette tendance est générale en Europe à l'exception des pays de l'Europe de l'Est récemment entrés dans l'Union européenne. En France, les femmes nées en 1959, qui ont achevé leur vie féconde (bornée par convention à 50 ans), ont eu 2,12 enfants en moyenne, davantage que le seuil de renouvellement de la population (tableau 45). À 40 ans, elles avaient déjà dépassé le seuil de 2 enfants par femme. Ce n'est plus le cas pour les générations plus récentes : les femmes nées en 1969, qui ont atteint 40 ans en 2009, n'ont eu en moyenne que 1,95 enfant à cet âge.

251 000 mariages ont été célébrés en France en 2009, dont 245 000 en France métropolitaine, nettement moins qu'en 2008. En 2009, la baisse tendancielle de la proportion de premiers mariages dans l'ensemble des mariages (par opposition aux remariages des veufs ou des divorcés) s'est interrompue aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Par contre, poursuivant une tendance désormais ancienne, l'âge moyen au premier mariage a encore augmenté en 2009 pour les deux conjoints : le marié a désormais en moyenne 31,7 ans lors d'un premier mariage et la mariée 29,8 ans. En dix ans, l'âge moyen au premier mariage a augmenté de près de deux ans (tableau 13).

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Le pacs séduit les couples au détriment du mariage

Créé en 1999, le pacte civil de solidarité (pacs) a progressé lentement jusqu'au rapprochement des régimes fiscaux du pacs et du mariage en 2005. Depuis, il est de plus en plus prisé par les couples français. Au cours de l'année 2009, 174 000 nouveaux pacs ont été conclus, soit 19 % de plus qu'en 2008 (tableau 85). Cette année avait pourtant déjà été marquée par une forte hausse, + 40 % par rapport à 2007. Près de 95 % des pacs conclus en 2009 l'ont été par des partenaires de sexe opposé. Pour ces couples, il y a donc deux pacs pour trois mariages, alors qu'en 2003, il y avait neuf fois plus de mariages que de pacs. Le taux de dissolution des pacs s'établit en 2009 autour de 15 %. De sa création jusqu'à la fin 2009, soit en dix années d'existence, 705 000 pacs ont été signés en France et 109 000 ont été dissous.

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Légère baisse du nombre de divorces depuis 2005

Depuis le pic de 2005, avec 155 000 divorces prononcés en France (année où la nouvelle procédure de divorce par consentement mutuel, plus rapide, a été mise en œuvre), le nombre de divorces diminue légèrement d'année en année. En 2009, 131 000 divorces ont été prononcés, après 133 000 en 2008 et 134 000 en 2007 (tableau 26).

C'est au bout de 5 années de mariage que le taux de divorce (nombre de divorces prononcés pour 1 000 mariages) est le plus élevé : en France métropolitaine, 26 couples mariés depuis 5 ans sur 1 000 ont divorcé en 2009, ils ne sont que 18 parmi ceux mariés depuis 10 ans. Plus le mariage est récent, plus la proportion d'unions déjà rompues augmente, quelle que soit la durée à laquelle on observe cette proportion. Ainsi, parmi les mariages célébrés en 1999, un sur cinq environ est déjà rompu avant d'atteindre 10 ans de mariage (tableau 30).

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L'espérance de vie repart à la hausse en 2009

En 2009, 538 000 personnes sont décédées en France métropolitaine et 10 500 dans les départements d'outre-mer. Le nombre de décès augmente de 1 % par rapport à l'année précédente. Toutefois, dans le même temps, l'espérance de vie augmente pour les hommes comme pour les femmes de deux mois en 2009. Le vieillissement de la population explique cette hausse concomitante des décès et de l'espérance de vie. En effet, le nombre de décès dépend de la structure par âge et sexe de la population : plus les générations âgées sont nombreuses, plus il y aura de décès. Inversement, l'espérance de vie est un indicateur indépendant de la structure par sexe et âge de la population. Elle ne dépend que des taux de mortalité par âge qui, pris séparément, sont en baisse régulière depuis plus de 40 ans. Ainsi, l'espérance de vie progresse très régulièrement depuis le début des années 70, en dehors de quelques accidents dus aux aléas climatiques.

Un garçon né en 2009 vivrait 77,7 ans et une fille 84,4 ans, dans les conditions de mortalité à chaque âge observées actuellement (tableau 69esp). L'espérance de vie des hommes en France est comparable à celle de la moyenne de l'Union européenne. En revanche, celle des femmes vivant en France est la plus élevée avec celle des Espagnoles.

Le taux de mortalité infantile, qui diminuait régulièrement auparavant, s'est stabilisé ces dernières années et progresse même légèrement en 2009 pour atteindre 3,9 pour 1 000 (tableau 70). La France occupe ainsi une place moyenne en Europe, certains pays nordiques (Suède, Finlande) ont en effet des taux de mortalité infantile inférieurs à 3 pour 1 000.

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N° 122 Société - juin 2011

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