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La situation démographique en 2005 - Mouvement de la population

Résumé

EN FRANCE, LA FÉCONDITÉ DES FEMMES AUGMENTE TOUJOURS.
Au 1er janvier 2006, la population de la France métropolitaine et des départements d'outre-mer est estimée à 63,0 millions d'habitants. Le nombre de naissances a augmenté en 2005 et frôle le niveau record de l'an 2000. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de décès est inférieur à ce que donnerait le prolongement de la tendance à la baisse de la mortalité des dernières décennies. L'espérance de vie est stable en 2005 avec 76,7 ans pour les hommes et 83,7 ans pour les femmes. Pour la première fois depuis le pic de l'an 2000, le nombre de mariages augmente et la progression du nombre de pacs se poursuit. La progression des divorces s'accélère en 2005.

Sommaire

Publication

En 2005, 807 800 naissances et 538 200 décès ont été enregistrés en France métropolitaine et dans les départements d'outre-mer. L'accroissement naturel s'élève ainsi à 269 600 personnes. Le solde migratoire est estimé à 92 000 personnes. Au total, la population a donc augmenté de 361 600 personnes en un an. Compte tenu des résultats des enquêtes de recensement 2004, 2005 et 2006, au 1er janvier 2006 la population de la France est estimée à 63,0 millions d'habitants dont 61,2 pour la France métropolitaine (tableau 3).

Le vieillissement de la population de la France se poursuit. Au 1er janvier 2006, 16,2 % des habitants ont 65 ans ou plus, contre 15,1 % dix ans plus tôt. Dans le même temps, la part des jeunes de moins de 20 ans est passée de 26,3 % à 25,1 % (tableau 4). La part des personnes âgées de 20 à 64 ans n'a pratiquement pas changé.

La population française représente 13,6 % de celle de l'Europe des Vingt-Cinq et reste au deuxième rang derrière l'Allemagne (82,4 millions d'habitants au 1er janvier 2006) juste devant le Royaume-Uni (60,4 millions) et l'Italie (58,8 millions) (tableau 83).

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Toujours plus de naissances en 2005

En 2005, les naissances ont augmenté au même rythme qu'en 2004 (+ 0,9 %) : le nombre de naissances atteint ainsi 807 800, soit un niveau proche de celui de 2000 (808 200 naissances) (tableau 34). La tendance à la hausse qui prévaut depuis 2003 se confirme donc.

Pourtant, le nombre de femmes de 20 à 40 ans, qui mettent au monde 96 % des enfants, continue de baisser (- 0,4 % entre 2004 et 2005). Mais cette baisse est plus que compensée par le fait que les femmes ont en moyenne plus d'enfants qu'au cours des années précédentes : en 2005, l'indice conjoncturel de fécondité est de 194 enfants pour 100 femmes contre 192 en 2004 (tableau 44).

La France est de ce fait en 2005, avec l'Irlande, le pays le plus fécond de l'Europe des Vingt-Cinq. Ces deux pays sont toujours en tête, loin devant la moyenne européenne (152 enfants pour 100 femmes). Seuls quelques pays de l'Europe du Nord ont un indicateur conjoncturel de fécondité supérieur à 1,7 enfant par femme : le Danemark, la Finlande, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg. À l'Est, il est souvent inférieur à 1,3 enfant par femme : en Slovaquie, en Slovénie, en Pologne, en Lituanie, en Grèce et en République Tchèque.

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Des naissances de plus en plus tardives

En 2005, la fécondité n'augmente que pour les femmes de plus de 30 ans. En conséquence, l'âge moyen des mères continue sa progression : il est de 29,7 ans en 2005 contre 28,9 ans dix ans plus tôt. En 2005, une mère sur deux est âgée de 30 ans ou plus contre 43 % en 1995.

En France métropolitaine, les femmes qui ont achevé leur vie féconde ont eu en moyenne plus de deux enfants. La descendance finale s'établit en 2005 à 2,13 enfants pour les femmes nées en 1955 (tableau 45). À 35 ans, ces femmes avaient déjà 1,96 enfant. Les femmes nées en 1965 n'avaient que 1,78 enfant à 35 ans mais ont ensuite rattrapé une partie de leur retard puisqu'elles avaient 1,99 enfant à 40 ans (contre 2,10 pour la génération 1955) ; leur descendance finale dépassera 2 enfants. Aujourd'hui, les femmes de 35 ans ont eu en moyenne 1,69 enfant : le retard s'est accentué mais laisse envisager une descendance finale au moins supérieure à 1,95 enfant par femme.

La proportion d'accouchements multiples continue sa progression : en 2005, 16,2 accouchements sur 1 000 donnent naissance à des jumeaux contre 14,0 en 1998. Au total, 12 957 accouchements de jumeaux, 239 accouchements de triplés et 7 de quadruplés ont eu lieu (tableau 36).

Les naissances hors mariage poursuivent leur progression. En 2005, 48,4 % des enfants naissent de parents non mariés, contre 43,6 % en 2000 et 38,6 % en 1995 (tableau 34). Pour les premiers enfants, cette proportion atteint 59 % (tableau 41).

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Augmentation des mariages et des pacs

En 2005, 283 200 mariages ont été célébrés, soit une hausse de 4 600 par rapport à 2004 (+ 1,6 %) (tableau 8). Leur nombre était en diminution depuis le pic de l'an 2000, mais cette tendance ne s'est pas poursuivie en 2005.

Entre 2004 et 2005, les mariages de célibataires, qui représentent 4 mariages sur 5, ont augmenté moins rapidement que les remariages de personnes divorcées. Les remariages de veufs ont diminué tandis que ceux des veuves sont restés stables.

La progression des mariages comportant au moins un époux de nationalité étrangère, entamée en 1997, s'est interrompue en 2005 (tableau 9). Ceux-ci représentent 18,3 % de l'ensemble des mariages.

L'âge moyen au premier mariage continue à augmenter (tableau 10). En 2005, les hommes célibataires se marient en moyenne à 32,0 ans contre 31,6 ans en 2004 ; les femmes célibataires à 29,8 ans contre 29,5 ans en 2004. Les hommes se marient ainsi 3,0 ans plus tard qu'en 1994 et pour les femmes, le recul est de 2,8 ans.

Depuis sa création fin 1999 et exception faite de l'année 2001, le nombre de pacs n'a pas cessé de croître (tableau 85). Ainsi, 60 500 pacs ont été signés en 2005, soit 50 % de plus qu'en 2004. Cette croissance est de plus en plus importante puisque la hausse observée entre 2003 et 2004 atteignait + 27 %. Les dissolutions de pacs progressent également rapidement : en 2005, 8 700 pactes ont été dissous, soit 1 600 de plus qu'en 2004. Au total, 12,8 % des pacs conclus depuis 1999 ont déjà été dissous.

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Les divorces en forte augmentation

La progression des divorces, entamée en 2001, s'accélère en 2005 : 155 300 divorces ont été prononcés contre 134 600 en 2004 (tableau 26). L'année 2005 a été exceptionnelle en raison de la mise en œuvre de la nouvelle procédure de divorce par consentement mutuel en janvier. La réduction du nombre d'audiences (de deux à une) pour cette procédure a raccourci la durée du divorce. Ceci a entraîné un surcroît d'affaires closes au premier semestre 2005 car les nouveaux divorces introduits début 2005 se sont ajoutés aux anciens divorces du deuxième semestre 2004.

L'augmentation du nombre de divorces concerne toutes les durées de mariage. Mais c'est entre la troisième et la sixième année de mariage que le risque de divorce est le plus élevé. En France métropolitaine, 10 % des mariages célébrés en 2000 ont donné lieu à un divorce dans les cinq années qui ont suivi (tableau 30). Si 12 % des mariages de 1975 ont été suivis d'un divorce avant leur dixième anniversaire de mariage, c'est le cas de 18 % des mariages célébrés en 1995.

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Pour la deuxième année consécutive, la mortalité est en deçà du niveau tendanciel

En 2005, 538 200 personnes sont décédées, soit 3,6 % de plus que l'année précédente (tableau 66). Une forte épidémie de grippe s'est produite début 2005. Mais surtout 2004 et 2003 ont été deux années particulières : le net recul de la mortalité en 2004 a été en partie expliqué par des décès anticipés dus à la canicule de 2003. Pour évaluer plus justement la situation, il est donc préférable de se référer à l'année 2002. Les décès apparaissent alors en baisse (- 1,3 %). Or, l'augmentation du nombre des personnes âgées aurait dû conduire à un nombre de décès un peu supérieur à celui de 2002, si la baisse de la mortalité avait suivi sa tendance des dernières décennies.

Après avoir fortement augmenté en 2004, l'espérance de vie n'a pas progressé en 2005 (tableau 69) : elle atteint 76,7 ans pour les hommes et 83,7 ans pour les femmes. Depuis 1995, les hommes ont gagné 2,9 ans d'espérance de vie et les femmes 1,8 an. L'écart entre les deux sexes continue à se réduire : il est de 7,0 ans soit 1,1 an de moins qu'en 1995.

En 2005, avec une durée de vie moyenne de 76,7 ans, les Français vivent en moyenne presqu'un an de plus que les Européens (75,8 ans). Ce sont les Italiens qui ont la longévité la plus grande avec 77,6 ans. A l'opposé, les Lettons et les Lituaniens ont une espérance de vie inférieure de plus de dix ans (respectivement 65,6 et 65,4 ans). La France doit sa situation favorable aux femmes. Les Françaises vivent quasiment deux ans de plus que la moyenne européenne (81,9 ans). Seules les Espagnoles vivent plus longtemps (83,9 ans en 2005). À l'opposé, les Lettones et les Lituaniennes ont une espérance de vie de 77,4 ans.

En 2005, le taux de mortalité infantile est passé sous le seuil de 4 pour 1 000 (tableau 70). Avec 3,8 décès d'enfants de moins d'un an pour 1 000 naissances vivantes, la France se situe en dessous de la moyenne européenne (4,5 pour 1 000) et se rapproche des pays du Nord de l'Europe.

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Le solde migratoire : faible contribution à la croissance démographique

Le solde migratoire, estimé à 92 000 personnes en 2005, est en retrait par rapport à 2004. La France fait partie des pays européens où le solde migratoire contribue le moins, en termes relatifs, à l'accroissement de la population : les flux migratoires représentent un quart de l'accroissement en 2005 contre les quatre cinquièmes dans l'ensemble de l'Europe des Vingt-Cinq (tableau 82).

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N°66 Société - Juin 2007

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