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Synthèse

Statistiques d'état civil sur les décès en 2012

Cet Insee Résultats présente des données définitives tirées de l'exploitation des fichiers d'état civil sur les décès :

  • les données définitives 2012, publiées ici pour la première fois, sont légèrement révisées par rapport aux données provisoires publiées dans le bilan démographique 2012 ;
  • les indicateurs démographiques qui utilisent la répartition par sexe et âge de la population (comme l'espérance de vie, par exemple) ne sont pas fournis ici. En effet, comme la population sur laquelle ils s'appuient, ils sont encore provisoires pour les années les plus récentes. Les dernières estimations disponibles pour ces indicateurs sont donc celles du bilan démographique 2012 ; elles ne seront révisées que lors du prochain bilan démographique, en janvier 2014.

Forte augmentation des décès en 2012

En 2012, 569 868 personnes sont décédées en France, dont 559 227 en métropole. Le nombre de décès augmente de 4,6 % par rapport à l'année précédente. L'année 2012 atteint le plus haut niveau de décès depuis 1994, devançant notamment 2003, année de la canicule (tableau 79MDEC France). Même en tenant compte des années bissextiles, elle reste en première position avec 1 557 décès en moyenne par jour contre 1 541 en 2003 (tableau 79JDEC France).

En raison du contexte climatique et épidémiologique du début d'année 2012, les décès sont les plus nombreux en février et mars, chacun de ces deux mois dépassant 9,4 % des décès de l'année. En tenant compte du nombre de jours dans le mois, février est en tête avec une moyenne de 1 878 décès journaliers contre 1 734 en mars (tableau 80 France), ce qui en fait le mois de février le plus meurtrier depuis 1994. Excepté en 2003, année de la canicule, les mois d'hiver sont traditionnellement les plus mortels ; en 2012, les mois de juin à septembre représentent chacun un peu moins de 8 % des décès de l'année (tableau DC4D).

En 2012, le pic du nombre de décès se situe à 89 ans en moyenne : 86 ans pour les hommes et 91 ans pour les femmes (tableau 71 France). Les années passées, les femmes nées en 1920 décédaient le plus ; en 2012, c'est la génération 1921. La génération 1920, du fait des décès importants des années précédentes, devient moins nombreuse. De même jusqu'en 2007, c'est aussi la génération de 1920 qui comptabilisait le plus de décès masculins. Mais les hommes mourant plus jeunes que les femmes, les survivants nés en 1920 sont devenus trop peu nombreux. En 2010 et en 2011, les hommes nés en 1925 décédaient le plus mais en 2012, ce sont les hommes de la génération 1926.

En 2012, le nombre de décès d'enfants de moins d'un an augmente de 2,5 % par rapport à 2011. Cette augmentation fait suite à une forte une baisse (- 5,9 %) enregistrée entre 2010 et 2011, pour la deuxième année consécutive et après quelques années de stagnation. Elle reste importante même en tenant compte du fait que 2012 est une année bissextile, puisque le nombre moyen de décès de moins d'un an par jour est de 8 contre 7,8 en 2011 (tableau 77 France).

En 2012, 57 % des décès ont lieu à l'hôpital ou en clinique privée, contre 57,5 % en 2011. La part des décès dans les maisons de retraite continue d'augmenter, atteignant 12,3 %, contre 11,6 % en 2011 et 10,2 % en 2002. Celle des décès à domicile stagne à 25 % depuis 2011 (27 % en 2002 - tableau 75 France).

En France, depuis 1998, la proportion de défunts de nationalité française s'est stabilisée à environ 96 %. Parmi les étrangers, les défunts de nationalité espagnole, italienne ou portugaise sont les plus nombreux. En 1998, les défunts des trois nationalités cumulées étaient deux fois plus nombreux que les défunts de nationalité maghrébine (9 200 contre 4 200), mais l'écart se réduit. Néanmoins en 2012, avec 8 900 décès de ressortissants de ces trois pays de l'Europe du Sud pour 7 000 décès de Maghrébins, l'écart est le même qu'en 2011 (tableau 66 France).

La proportion des défunts nés en France s'est également stabilisée et se situe autour de 88 % depuis plus de 10 ans. Alors qu'en 1998 les personnes nées dans la péninsule ibérique ou en Italie étaient un peu plus nombreuses à mourir en France que les personnes nées au Maghreb (17 200 contre 16 500), c'est dorénavant l'inverse (20 200 contre 27 400 en 2012 - tableau66 bis France).

D'autres comptages départementaux et régionaux viennent compléter ces tableaux.

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N° 148 Société - octobre 2013

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