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Le patrimoine économique national en 2014

En repli de 1,8 %

Sylvain Humbertclaude, division Synthèse générale des comptes, Insee, Fabienne Monteil, direction générale des Statistiques, Banque de France

Résumé

Fin 2014, le patrimoine économique national s’élève à 13 064 milliards d’euros, soit 7,5 fois le produit intérieur net de l’année. Après deux années de quasi-stabilité (– 0,4 % en euros courants en 2013 et – 0,1 % en 2012), il se replie de 1,8 % en 2014. Ce recul résulte de l’effet combiné d’une baisse des prix des biens immobiliers et d’une dégradation du patrimoine financier net. Le patrimoine des ménages stagne après deux années de croissance modeste (+ 0,2 % après + 1,1 % en 2013 et + 1,4 % en 2012). Leur patrimoine non financier, constitué pour l’essentiel de logements et de terrains, diminue de façon plus marquée qu’en 2013 (– 1,2 % après – 0,7 %). En revanche, leur patrimoine financier continue de progresser, mais il est moins dynamique malgré des flux de placements toujours importants. En 2014, les fonds propres des sociétés non financières ralentissent (+ 2,6 % après + 7,9 %) en lien avec une progression plus faible des cours boursiers et la baisse du prix des actifs non financiers. Enfin, le passif des administrations publiques augmente fortement en raison de la hausse des obligations en valeur de marché.

Sommaire

Encadré

Publication

Le patrimoine national atteint 13 064 milliards d’euros fin 2014

Fin 2014, le patrimoine économique national s’élève à 13 064 milliards d’euros ; il représente ainsi l’équivalent de 7,5 fois le produit intérieur net (PIN) de l’année (encadré ; figure 1). Cependant, alors que le PIN croît de 0,7 % en 2014, le patrimoine baisse de 1,8 % (figure 2). Ce repli marqué, inédit depuis la crise de 2008, fait suite à deux années de stagnation. En effet, après trente ans de croissance continue en valeur, le patrimoine national avait reculé de 4,1 % en 2008, en raison d’une forte diminution des prix de l’immobilier, d’un krach boursier et d’une hausse du passif des administrations publiques. Tous les secteurs institutionnels avaient alors été fortement affectés, y compris les ménages. En 2014, les prix des biens immobiliers baissent, mais moins qu’en 2008 et les cours boursiers restent orientés à la hausse. Le patrimoine non financier diminue (13 407 milliards d’euros après 13 516 en 2013), tandis que les actifs financiers augmentent moins vite que les passifs (+ 4,3 % contre + 4,7 %, après + 2,5 % à l’actif et au passif en 2013). Au total, le patrimoine financier net se dégrade sensiblement (– 343 milliards d’euros après – 216 milliards fin 2013).

Figure 2 - Le patrimoine des secteurs institutionnels fin 2014
en milliards d'euros en %
Ensemble de l'économie nationale Ménages(1) Sociétés Administrations publiques Évolution du patrimoine de l'économie nationale
non financières financières 2012-2013 2013-2014
1. Y compris entrepreneurs individuels (EI) et institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM).
2. Le patrimoine financier net de l'économie nationale s'élève à - 198 milliards d'euros en 2012, - 216 milliards d'euros en 2013 et - 343 milliards d'euros en 2014.
« ns » correspond à « non significatif ».
« - » correspond à un actif non détenu.
Sources : Insee et Banque de France, comptes nationaux base 2010.
Actifs non financiers (ANF), dont : 13 407 7 088 4 136 254 1 929 -0,3 -0,8
Constructions et terrains, dont : 10 943 6 561 2 507 200 1 675 -0,5 -1,2
Logements 4 179 3 431 649 40 59 2,1 1,8
Autres bâtiments et génie civil 2 005 173 804 61 967 0,8 0,1
Terrains bâtis 4 759 2 957 1 054 99 649 -3,1 -4,2
Machines et équipements 586 46 494 13 33 0,5 0,1
Stocks 384 13 349 - 22 0,6 1,0
Autres actifs produits 546 144 270 13 119 0,9 0,7
Autres actifs non produits 948 324 516 28 80 1,0 1,3
Actifs financiers (AF) hors produits dérivés, dont : 24 243 4 625 6 152 12 250 1 216 2,5 4,3
Numéraire et dépôts 4 905 1 328 477 2 980 120 -2,6 3,9
Titres de créances 3 563 79 55 3 357 72 -2,9 9,2
Crédits 4 177 29 1 136 2 889 123 1,1 0,7
Actions et parts de fonds d'investissement 7 554 1 246 3 521 2 283 504 11,6 4,3
Systèmes d'assurances et de garanties, dont : 1 865 1 694 48 117 6 4,5 3,8
Assurance-vie 1 591 1 591 - - - 3,8 4,0
Ensemble des actifs (A) = (ANF) + (AF) 37 650 11 713 10 288 12 504 3 145 1,5 2,4
Passifs financiers (PF) hors produits dérivés, dont : 24 526 1 379 8 336 12 023 2 788 2,5 4,7
Numéraire et dépôts 5 264 - - 5 147 117 -4,3 4,3
Titres de créances 4 247 - 584 1 652 2 011 -1,1 10,9
Crédits 4 042 1 196 2 078 452 316 1,3 0,0
Actions et parts de fonds d'investissement (Passif en actions) 7 067 9 4 929 2 129 - 11,6 3,7
Systèmes d'assurances et de garanties, dont : 1 883 - - 1 883 - 4,1 4,2
Assurance-vie 1 593 - - 1 593 - 3,8 4,0
Solde des produits dérivés (S) -60 0 0 -61 1 ns ns
Patrimoine financier net(2) = (AF) - (PF) + (S) -343 3 246 -2 184 166 -1 571 - -
Patrimoine (ou valeur nette) = (A) - (PF) + (S) 13 064 10 334 1 952 420 358 -0,4 -1,8
Fonds propres = (Patrimoine) + (Passif en actions) - - 6 881 2 549 - - -

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La baisse des prix de l’immobilier pèse sur le patrimoine des ménages

Fin 2014, le patrimoine des ménages s’établit à 10 334 milliards d’euros, soit près de huit fois leur revenu disponible net (figure 1). Il est quasi stable en 2014 après deux années de faible croissance (+ 0,2 % après + 1,1 % en 2013 et + 1,4 % en 2012, figure 3), le recul du patrimoine non financier étant compensé par la croissance du patrimoine financier.

Figure 3 - Évolution du patrimoine des secteurs institutionnels
en %
Ménages(1) Sociétés non financières Sociétés financières Administrations publiques
2002- 2012 moy. / an 2012- 2013 2013- 2014 2002- 2012 moy. / an 2012- 2013 2013- 2014 2002- 2012 moy. / an 2012- 2013 2013- 2014 2002- 2012 moy. / an 2012- 2013 2013- 2014
1. Y compris entrepreneurs individuels (EI) et institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM).
2. Le patrimoine financier net des sociétés non financières et des administrations publiques est structurellement négatif. Aussi, une évolution « positive » traduit-elle une dégradation du patrimoine financier net, qui devient encore plus négatif. À l'inverse, une évolution « négative » traduit une amélioration.
« ns » correspond à « non significatif ».
« - » correspond à un actif non détenu.
Sources : Insee et Banque de France, comptes nationaux base 2010.
Actifs non financiers (ANF), dont : 7,0 -0,7 -1,2 6,0 0,7 0,2 8,8 0,5 -0,2 6,4 -0,9 -1,7
Constructions et terrains, dont : 7,5 -0,4 -1,2 6,8 -0,5 -0,8 8,8 -0,6 -1,0 6,9 -0,9 -1,9
Logements 5,4 2,1 1,8 4,5 1,9 2,1 4,8 1,9 2,1 5,3 1,4 0,9
Autres bâtiments et génie civil 2,9 -1,3 -1,1 4,7 1,1 0,7 7,3 1,7 1,2 4,8 0,9 -0,2
Terrains bâtis 10,8 -3,0 -4,4 10,5 -3,0 -3,5 12,0 -2,8 -3,4 11,2 -3,5 -4,5
Machines et équipements 0,8 -2,1 -2,6 3,0 0,9 0,5 4,6 -4,3 -1,2 2,6 0,2 -1,3
Stocks -0,5 2,3 -1,6 3,5 0,0 1,0 - - - 1,9 9,2 2,1
Autres actifs produits 3,7 -2,3 -0,8 3,7 2,6 1,8 3,8 3,3 2,1 2,4 1,1 -0,1
Autres actifs non produits 2,2 -5,3 -2,0 9,5 6,4 3,7 17,8 11,0 4,8 5,9 -5,7 -1,1
Actifs financiers (AF) hors produits dérivés, dont : 5,0 4,2 3,0 4,8 9,3 5,0 6,9 -1,3 4,4 4,9 3,7 5,0
Numéraire et dépôts 3,7 2,5 2,1 10,1 9,7 5,6 7,5 -6,1 4,5 4,4 -10,7 3,8
Titres de créances 0,8 -6,5 -9,3 3,7 -16,1 -3,9 6,8 -2,8 10,0 6,8 9,0 6,1
Crédits 4,1 2,9 3,4 4,6 2,5 1,6 6,5 0,4 0,3 2,4 5,0 0,8
Actions et parts de fonds d'investissement 4,4 7,5 1,8 4,7 15,5 6,2 5,7 9,6 2,8 6,7 6,4 5,1
Systèmes d'assurances et de garanties, dont : 7,1 3,8 3,9 1,8 0,7 0,5 57,9 19,2 4,0 3,1 0,2 -0,7
Assurance-vie 7,3 3,8 4,0 - - - - - - - - -
Ensemble des actifs 6,2 1,1 0,4 5,3 5,5 3,0 7,0 -1,3 4,3 5,8 0,8 0,8
Passifs financiers (PF) hors produits dérivés, dont : 5,7 1,2 2,0 4,8 8,5 4,1 6,7 -1,0 4,4 6,7 1,3 9,0
Numéraire et dépôts - - - - - - 6,7 -4,3 4,3 5,9 -4,0 4,6
Titres de créances - - - 5,5 1,4 17,3 9,5 -4,2 8,9 7,9 1,0 10,8
Crédits 7,4 2,0 1,7 4,3 1,1 1,3 8,2 -1,7 -11,7 4,7 4,3 4,0
Actions et parts de fonds d'investissement (Passif en actions) 6,3 4,9 4,7 5,0 14,4 4,3 3,6 5,7 2,4 - - -
Systèmes d'assurances et de garanties, dont : - - - - - - 7,5 4,1 4,2 - - -
Assurance-vie - - - - - - 7,3 3,8 4,0 - - -
Solde des produits dérivés (S) ns ns ns ns ns ns ns ns ns ns ns ns
Patrimoine financier net(2) 4,6 5,6 3,5 4,6 6,6 1,9 29,5 -23,9 -12,7 8,4 -0,6 12,3
Patrimoine (ou valeur nette) 6,3 1,1 0,2 7,5 -5,0 -1,5 14,7 -11,6 -5,5 2,8 -1,4 -36,4
Fonds propres des sociétés - - - 5,8 7,9 2,6 5,0 2,2 1,0 - - -

Le patrimoine des ménages est composé à 69 % d’actifs non financiers, pour l’essentiel immobiliers (63 %). Or en 2014, la valeur du patrimoine en constructions et terrains diminue de 1,2 %. Les mises en chantier de logements neufs et les prix de la construction continuent en effet de se replier, entraînant une baisse accélérée de la valeur de l’investissement en logements des ménages. Dans l’ancien, le recul des prix des logements se poursuit et le nombre de transactions diminue à nouveau. Au total, le patrimoine non financier se réduit de 1,2 %, après – 0,7 % en 2013.

Les actifs financiers des ménages continuent de croître en 2014, mais à un rythme moins soutenu qu’en 2013 (+ 3,0 % après + 4,2 %). Cette hausse s’explique d’abord par celle des encours détenus sous forme de contrats d’assurance-vie qui restent dynamiques (+ 4,0 % après + 3,8 %). Les encours en numéraire et dépôts augmentent de 2,1 %, après + 2,5 % en 2013 : les ménages procèdent à des retraits accrus de leur épargne placée sur les livrets ou dépôts à terme, car les taux d’intérêt de marché très bas réduisent le coût d’opportunité de détention du numéraire et des dépôts à vue. À l’opposé, les plans d’épargne-logement restent très attractifs, car leur rémunération élevée ne suit pas les taux du marché. L’encours des actions détenues en direct et des parts de fonds d’investissement continue sa progression (+ 1,8 %), principalement en raison des effets de revalorisation des titres en portefeuille. La hausse des cours boursiers est toutefois beaucoup plus faible qu’en 2013 : l’indice boursier SBF 120 s’accroît de 0,7 % en 2014, après + 19,5 %. Du côté du passif, l’encours de crédits obtenus par les ménages décélère (+ 1,7 % après + 2,0 %), en lien avec l’atonie du marché immobilier. Au total, le patrimoine financier net des ménages ralentit (+ 3,5 % après + 5,6 %), progressant moins vite qu’il ne l’a fait en moyenne au cours de la décennie 2002-2012.

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Les fonds propres des sociétés non financières ralentissent avec les cours boursiers

En 2014, la valeur nette des sociétés non financières (SNF) atteint 1 952 milliards d’euros. Leurs actifs et passifs financiers s’accroissent dans des proportions similaires. Leur patrimoine non financier est stable : la baisse de la valeur des biens immobiliers est compensée par la progression modérée des autres actifs. La formation brute de capital fixe continue de diminuer dans la construction, mais repart à la hausse dans l’industrie, l’immobilier, les transports et les services, tandis que les entreprises augmentent à nouveau leurs stocks. Cependant, la croissance des actifs non financiers hors biens immobiliers est limitée par des effets prix négatifs.

La progression des actifs financiers des SNF (+ 5,0 % après + 9,3 % en 2013) provient, pour l’essentiel, de la revalorisation de leurs participations sous forme d’actions. Les SNF continuent d’acquérir de nouveaux actifs, mais pour un montant moindre qu’en 2013. Ainsi, malgré la reprise des acquisitions de titres de créances de court terme, les SNF continuent de céder des titres de créance de long terme et des parts de fonds d’investissement, tandis que leurs achats d’actions et leurs flux de dépôts en numéraire diminuent. Le passif financier des SNF ralentit (+ 4,1 % après + 8,5 %), notamment en raison d’une moindre revalorisation de l’encours des actions qui le composent pour l’essentiel. En revanche, la dette des SNF sous forme de titres de créance s’accroît fortement (+ 17,3 % après + 1,4 %) : d’une part, les SNF privilégient cette forme de financement de leurs investissements qui reprennent en 2014, d’autre part, la dépréciation de l’euro et la réduction des taux longs soutiennent la hausse de l’encours de titres hors actions. Les encours de crédits sont, quant à eux, quasi stables (+ 1,3 % après + 1,1 %), car la reprise modérée des crédits bancaires est atténuée par le reflux des financements intra-groupes. Au total, la valeur nette des SNF baisse moins qu’en 2013 (– 1,5 % après – 5,0 %) et leurs fonds propres ralentissent (+ 2,6 % après + 7,9 %). En 2014, ils représentent l’équivalent de 8,0 fois leur valeur ajoutée nette.

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Les fonds propres des sociétés financières continuent de ralentir

Les sociétés financières (SF) ont principalement à leur bilan des stocks importants d’actifs et de passifs financiers, dont le solde est faible (+ 166 milliards d’euros en 2014) en comparaison du montant des encours.

L’encours de numéraire et dépôts se redresse sensiblement à l’actif (+ 4,5 % après – 6,1 % en 2013) comme au passif (+ 4,3 % après – 4,3 %), en raison de la reprise des mouvements interbancaires entre SF. L’encours de crédits à l’actif des SF est quasi stable (+ 0,3 % après + 0,4 %) : les nouveaux crédits bancaires accordés aux ménages fléchissent légèrement, alors que ceux octroyés aux SNF progressent à nouveau. Les institutions financières se portent à nouveau acquéreurs de titres de créances ainsi que d’actions et parts de fonds d’investissement, mais continuent de rembourser davantage de titres qu’elles n’en émettent. En raison de la baisse des taux longs, les encours en titres de créances augmentent à l’actif et au passif (respectivement + 10,0 % et + 8,9 %). La croissance des cours boursiers, bien que moindre qu’en 2013, contribue à la progression des encours en actions et parts de fonds d’investissement (+ 2,8 % à l’actif et + 2,4 % au passif). Au total, la valeur nette des SF baisse de 5,5 % (après – 11,6 % en 2013) et leurs fonds propres ralentissent pour la deuxième année consécutive (+ 1,0 % après + 2,2 % en 2013 et + 8,8 % en 2012).

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La baisse des taux augmente la dette des administrations publiques

En 2014, le patrimoine net des administrations publiques (APU) se dégrade à nouveau fortement (– 36,4 % après – 1,4 % en 2013 et – 23,7 % en 2012). Il s’établit à 358 milliards d’euros et ne représente plus que 20,5 % du PIN.

Le patrimoine non financier des APU, composé à 87 % de bâtiments et de terrains, baisse pour la deuxième année consécutive (– 1,7 % après – 0,9 % en 2013). En 2014, la formation brute de capital fixe en bâtiments et ouvrages de génie civil recule en effet de 8,3 % et ne compense plus la baisse accélérée du prix des terrains sur lesquels ils sont bâtis. En outre, le patrimoine financier net des APU se dégrade, le passif (+ 9,0 % après + 1,3 %) augmentant plus vite que l’actif financier (+ 5,0 % après + 3,7 %).

À l’actif, les APU procèdent à des cessions d’actions : l’encours en actions et parts de fonds d’investissement ne s’accroît qu’en raison de l’appréciation des titres détenus (+ 5,1 % après + 6,4 %). Les APU renforcent leurs acquisitions de titres de créance de court terme et reconstituent partiellement leurs avoirs en numéraire et dépôts (+ 3,8 % après – 10,7 %).

Au passif, les émissions nettes d’obligations, qui constituent le mode principal de financement des APU, restent soutenues (+ 76,6 milliards d’euros après + 77,3 en 2013). Toutefois, l’encours accélère (+ 10,8 % après + 1,0 %) en raison de la hausse des cours des titres résultant de la baisse des taux à long terme : le taux des emprunts d’État à 10 ans tombe de 2,43 % fin 2013 à 0,84 % fin 2014. Au total, la dette publique en valeur de marché augmente de 9,0 % en 2014, contre + 4,3 % pour la dette publique au sens de Maastricht.

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Encadré

À quels agrégats rapporter le patrimoine économique ?

Le produit intérieur brut (PIB, 2 132 milliards d’euros en 2014) est égal à la somme des valeurs ajoutées nouvellement créées par les unités productrices résidentes une année donnée, évaluées au prix du marché.

Le produit intérieur net (PIN, 1 746 milliards d’euros en 2014) s’obtient en déduisant du PIB la consommation de capital fixe, qui correspond au coût d’usure du capital au cours de la même période. Il en est de même pour le revenu disponible net par rapport au revenu disponible brut.

Il est plus pertinent de comparer le stock de patrimoine avec des flux macroéconomiques nets plutôt qu’avec des flux bruts. En effet, le patrimoine est lui-même un stock net, qui tient compte de l’état d’usure et d’obsolescence du capital.

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Insee Première N° 1578 - décembre 2015

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