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Le coût horaire de la main-d’œuvre en France

Antoine Luciani, division Salaires et revenus d’activité, Insee

Résumé

En 2012, en France métropolitaine, un salarié coûte en moyenne 51 839 euros par an à son employeur dans les entreprises de dix salariés ou plus. Rapporté au nombre d’heures effectivement travaillées, le coût du travail est légèrement inférieur à 34 euros de l’heure. Il est le plus élevé dans la production-distribution d’électricité et de gaz et dans les activités financières et d’assurance, où la proportion de cadres est forte. Le coût horaire est le plus faible dans l’hébergement-restauration, qui emploie une main-d’œuvre peu qualifiée et bénéficie donc davantage des allègements de cotisations sur les bas salaires. Le coût horaire moyen dans un établissement dépend largement de la composition de la main-d’œuvre par catégorie socioprofessionnelle, quotité de temps de travail et âge ; il augmente aussi avec la taille de l’entreprise.

L’essentiel du coût provient des salaires et traitements bruts (65 %) et des cotisations sociales patronales (31 %). Entre 2008 et 2012, en moyenne, le coût horaire du travail a augmenté de 2,3 % par an en euros courants dans l’industrie et les services marchands, pour une évolution générale des prix de 1,7 % par an.

Sommaire

Publication

Un coût horaire un peu plus élevé dans le secteur privé

En 2012, en France métropolitaine, hors agriculture, le coût annuel en équivalent temps plein (EQTP) d’un salarié dans les établissements dépendant d’entreprises de dix salariés ou plus est en moyenne de 51 839 euros. Rapporté au nombre d’heures effectivement travaillées dans l’année, le coût horaire moyen est de 33,7 euros. Ce montant couvre, d’une part, les rémunérations perçues par le salarié (salaires et traitements bruts, primes et avantages en nature, épargne salariale, etc.), d’autre part, les cotisations sociales (obligatoires ou volontaires) à la charge de l’employeur. Il comprend aussi les frais de formation professionnelle, les autres dépenses liées à la main-d’œuvre et les taxes sur les salaires, déduction faite des subventions perçues. Le coût horaire est légèrement plus élevé dans les établissements du secteur privé (34,3 euros).

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Le coût horaire moyen varie fortement selon le secteur

Dans l’industrie et les services principalement marchands, le coût horaire moyen d’un salarié dépasse 50 euros dans la production-distribution d’électricité et de gaz et dans les activités financières et d’assurance (figure 1). Il est également élevé, autour de 45 euros, dans l’information-communication et les activités scientifiques et techniques. Il est le plus faible dans l’hébergement-restauration, les services administratifs et de soutien et le commerce, où il varie de 22,5 à 29,3 euros. Dans les autres secteurs de l’industrie et des services principalement marchands, dont l’industrie manufacturière, il est compris entre 30 et 40 euros. Dans les services principalement non marchands (administration publique, enseignement, santé et action sociale), il s’échelonne entre 29,3 euros dans la santé et l’action sociale et 39,1 euros dans l’enseignement.

Figure 1 - Coût horaire de la main-d’œuvre en 2012 selon le secteur d'activité de l'établissement
en euros
Secteur d'activité Rémunération Charges et autres frais Total Coût annuel EQTP
* Y compris construction.
** Établissements relevant du droit privé uniquement.
Note : pour la fonction publique de l’État, et donc dans les sections O et P, les cotisations sociales à la charge de l’employeur couvrent aussi une contribution patronale à la pension de retraite « imputée » fictive, alors que dans le privé et les autres versants de la fonction publique, seules les cotisations sociales retraites effectives sont prises en compte.
Champ : entreprises de 10 salariés ou plus en France métropolitaine, hors agriculture, activités des ménages en tant qu’employeurs, activités extraterritoriales et défense.
Source : Insee, enquête européenne sur le coût de la main-d'œuvre 2012.
Industrie, dont : 24,0 12,4 36,4 56 741
Industries extractives 21,9 11,3 33,2 53 245
Industrie manufacturière 23,6 12,1 35,7 55 886
Production et distribution d'électricité et de gaz 35,9 19,4 55,3 79 828
Eau, déchets, dépollution 21,3 11,3 32,6 50 112
Construction 20,9 9,4 30,3 48 046
Services principalement marchands, dont : 23,1 11,9 35,0 55 097
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 19,8 9,5 29,3 46 516
Transports et entreposage 21,6 10,6 32,2 50 289
Hébergement et restauration 15,7 6,8 22,5 35 919
Information et communication 29,8 15,9 45,7 74 277
Activités financières et d’assurance 33,1 19,7 52,8 82 508
Activités immobilières 22,7 12,4 35,1 52 215
Activités scientifiques et techniques 29,0 15,3 44,3 72 291
Services administratifs et de soutien 17,7 8,3 26,0 38 831
Arts et divertissements 24,0 11,5 35,5 53 559
Autres services 20,9 11,3 32,2 48 186
Industrie et services principalement marchands* 23,2 11,8 35,0 54 937
Services principalement non marchands, dont : 20,0 11,7 31,7 46 650
Administration publique 19,8 10,4 30,2 44 622
Enseignement 22,4 16,7 39,1 60 347
Santé humaine et action sociale 19,0 10,3 29,3 41 940
Ensemble 22,1 11,7 33,7 51 839
Dont champ privé** 22,7 11,6 34,3 53 306

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Le coût du travail augmente avec la taille de l’entreprise

Dans les établissements dépendant d’entreprises employant de 10 à 49 salariés, le coût horaire moyen est de 27,6 euros (figure 2). Il est plus élevé de 12 % dans les entreprises de 50 à 249 salariés, de 25 % dans celles de 250 à 999 salariés et de 36 % dans celles de 1000 salariés ou plus (37,5 euros). En effet, certaines obligations légales ne concernent que les entreprises d’au moins 50 salariés, comme la participation des salariés aux résultats de l’entreprise ou le versement d’une contribution au comité d’entreprise. Par ailleurs, plus l’entreprise est grande, plus elle est susceptible de proposer à ses salariés des compléments de rémunération (intéressement, abondement à des plans d’épargne entreprise...), des avantages en nature, une couverture complémentaire santé ou un dispositif de retraite facultatif. Ces compléments peuvent représenter une part significative du coût.

Ainsi, les secteurs qui concentrent les plus grandes entreprises, comme l’énergie ou les activités financières et d’assurance, ont souvent un coût horaire du travail plus élevé. À l’inverse, la construction et l’hébergement-restauration, principalement constitués de petites entreprises, se situent dans le bas de la hiérarchie des coûts.

Cependant, l’ampleur de la relation entre le coût horaire et la taille de l’entreprise dépend du secteur d’activité. Elle est importante dans l’industrie, où le coût horaire moyen dans les entreprises de 1 000 salariés ou plus est 1,7 fois supérieur à celui des entreprises de 10 à 49 salariés. Dans les services principalement marchands, ce rapport est de 1,3 en moyenne, mais atteint 1,7 dans les transports et l’entreposage ; il est le plus faible dans la finance et l’assurance, l’immobilier, les services administratifs et de soutien et le commerce (de 1,0 à 1,1). Dans les services principalement non marchands, il est de 1,5 en moyenne.

Figure 2 - Coût horaire selon le secteur d'activité et la taille d'entreprise en 2012
en euros
10 à 49 salariés 50 à 249 salariés 250 à 499 salariés 500 à 999 salariés 1000 salariés ou plus
* Y compris construction.
** Établissements relevant du droit privé uniquement.
Champ : entreprises de 10 salariés ou plus en France métropolitaine, hors agriculture, activités des ménages en tant qu’employeurs, activités extraterritoriales et défense.
Source : Insee, enquête européenne sur le coût de la main-d'œuvre 2012.
Industrie 27,4 31,6 35,7 38,2 45,7
Construction 26,4 31,2 35,8 36,7 37,3
Services principalement marchands, dont : 29,1 33,0 37,6 38,7 38,9
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 27,3 29,3 32,4 34,6 29,7
Transports et entreposage 22,8 25,5 29,6 34,2 38,0
Hébergement et restauration 19,8 24,4 26,5 27,1 25,4
Information et communication 40,5 43,8 45,3 47,5 48,5
Activités financières et d’assurance 51,7 58,5 52,1 54,0 52,0
Activités immobilières 34,1 34,7 37,2 35,3 35,0
Activités scientifiques et techniques 37,4 43,8 47,1 50,0 49,5
Services administratifs et de soutien 24,7 26,5 28,1 28,0 25,6
Arts et divertissements 29,5 40,5 51,9 32,0 35,9
Autres services 29,0 33,8 34,1 33,5 37,1
Industrie et services principalement marchands* 28,5 32,5 36,9 38,4 40,3
Services principalement non marchands, dont : 23,0 26,8 29,5 30,2 34,6
Administration publique 19,8 24,5 30,0 28,3 32,6
Enseignement 29,8 35,9 36,1 40,3 39,5
Santé humaine et action sociale 24,1 27,2 28,8 30,5 31,8
Ensemble 27,6 31,0 34,6 35,1 37,5
Dont champ privé** 28,2 32,0 35,9 36,8 39,5

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Le coût horaire dépend avant tout des caractéristiques de la main-d’œuvre

Outre le secteur et la taille de l’entreprise, le coût horaire moyen dans l’établissement dépend de la composition de la main-d’œuvre selon la catégorie socioprofessionnelle, le sexe et l’âge, mais aussi de la part des salariés à temps partiel et de la localisation de l’établissement. Une analyse « toutes choses égales par ailleurs » permet d’isoler l’effet propre de chacun de ces facteurs.

Ainsi, lorsque l’on tient compte de ces autres déterminants, les effets sectoriels sont fortement atténués, mais restent significatifs. Le coût horaire est le plus élevé dans les activités financières et d’assurance (31 % de plus que dans le commerce pris ici comme référence) et le plus bas dans l’hébergement-restauration (– 11 %). Le coût horaire dans les activités financières et d’assurance dépasse ainsi de 40 % celui de l’hébergement-restauration. En revanche, alors que le coût horaire moyen (figure 1) est presque 2,5 fois plus élevé dans l’énergie que dans l’hébergement-restauration, l’écart n’est plus que de 26 % toutes choses égales par ailleurs. En effet, dans l’énergie, la part de cadres est beaucoup plus élevée que dans l’hébergement-restauration : 32 % en moyenne par établissement contre 7 % ; de plus, le travail à temps partiel est moins fréquent : 13 % contre 26 %. Ceci explique en grande partie la différence de coût moyen entre ces deux secteurs. De même, le coût horaire dans l’information-communication se révèle inférieur de 3 % à celui du commerce si l’on tient compte des autres déterminants alors qu’il est supérieur de 50 % lorsque l’on n’en tient pas compte. La composition de la main-d’œuvre est ici aussi déterminante : les cadres représentent 61 % des salariés dans l’information-communication contre 16 % dans le commerce. Enfin, en tenant compte de ces déterminants, les coûts horaires dans les industries manufacturières et extractives dépassent respectivement de 18 % et 15 % celui du commerce.

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Un coût supérieur en Île-de-France, toutes choses égales par ailleurs

Toutes choses égales par ailleurs également, le coût horaire reste croissant avec la taille de l’entreprise, mais l’ampleur de l’effet est fortement atténuée : entre des établissements ne différant que par la taille de leur entreprise, le coût horaire dans ceux appartenant à une entreprise d’au moins 1 000 salariés est estimé plus élevé de 16 % par rapport à ceux appartenant à une entreprise de 10 à 49 salariés.

Au-delà du secteur et de la taille, en effet, la composition de la main-d’œuvre détermine largement le niveau des rémunérations et donc du coût moyen du travail. Ainsi, toutes choses égales par ailleurs, une proportion de cadres plus élevée de 1 % (au détriment des employés pris ici comme référence) s’associe à un coût horaire moyen supérieur de 0,65 % ; à l’inverse, les établissements employant davantage de salariés à temps partiel, d’ouvriers ou de femmes - dont les postes sont souvent moins rémunérateurs - ont des coûts horaires moyens plus bas.

Enfin, le niveau du coût horaire varie selon l’implantation géographique de l’établissement. Ainsi, un établissement en Île-de-France a un coût horaire supérieur de 12 % au même établissement implanté dans le Nord (référence), alors que ce coût serait inférieur de 4 % s’il était implanté dans le Sud-Ouest.

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La rémunération brute représente en moyenne presque les deux tiers du coût

Le coût total comprend pour l’essentiel la rémunération brute des salariés (65,4 %), y compris l’épargne salariale (1,8 %), et les cotisations sociales à la charge de l’employeur (31,1 %). Le reste du coût provient d’autres charges de l’employeur (figure 3).

Dans l’industrie et les services principalement marchands, la rémunération des salariés représente 66,3 % du coût. L’épargne salariale pèse en moyenne 2,6 % du coût (3,9 % de la rémunération brute). Sa part varie fortement selon les secteurs : de 0,5 % dans les « autres activités de service » (activités associatives et services domestiques) à 4,9 % dans les activités financières et d’assurance.

Les cotisations sociales à la charge de l’employeur, qu’elles soient légales, conventionnelles ou facultatives, versées à des organismes sociaux ou directement aux salariés, représentent 30,0 % du coût. Leur part s’échelonne de 27,9 % dans l’hébergement-restauration à 32,1 % dans le secteur de l’énergie. Ces différences proviennent notamment des allègements de cotisations sociales patronales légales. Ces allègements, ciblés sur les « bas salaires », visent à diminuer le coût de la main-d’œuvre peu qualifiée. En 2012, le montant maximal des allègements est de 28,1 points au niveau du Smic dans les entreprises de moins de 20 salariés et de 26 points dans celles de 20 salariés ou plus ; le seuil de sortie est fixé à 1,6 Smic. Les secteurs dans lesquels une part importante de la main-d’œuvre est rémunérée en deçà de ce seuil, comme l’hébergement-restauration, bénéficient donc davantage de ces allègements.

Les différences entre secteurs proviennent aussi des cotisations non légales, c’est-à-dire conventionnelles et facultatives en matière de prévoyance. Elles dépendent aussi des prestations sociales fournies directement par les employeurs et des compléments sociaux. Ces cotisations non légales sont les plus importantes dans l’énergie (3,1 %) et l’industrie extractive (2,2 %) et les moins élevées dans le transport-entreposage (1,2 %) et l’information-communication (1,3 %).

Dans les secteurs où l’épargne salariale représente une proportion élevée de la rémunération, le rapport entre cotisations légales et rémunération brute tend à être inférieur à la moyenne. Cette relation peut provenir des spécificités du régime de cotisation de l’épargne salariale. En effet, cette dernière a longtemps été exonérée de cotisations patronales, avant d’être soumise au forfait social en 2009 à un taux qui a progressivement augmenté pour atteindre 20 % en août 2012.

La part restante du coût total est essentiellement composée des frais de formation professionnelle, de l’ordre de 1,8 %, et des impôts et taxes sur les salaires, pour 1,8 % (avec un pic à 5,9 % dans les activités financières et d’assurance). Enfin, les subventions perçues pour l’embauche de salariés réduisent le coût total de moins de 0,1 %.

La structure du coût diffère dans les services principalement non marchands. Le poids des cotisations sociales est très élevé dans l’enseignement (43,9 %) et dans une moindre mesure dans l’administration publique (32,4 %, hors défense), mais cela vient d’une différence de définition. En effet, pour la fonction publique de l’État, les cotisations sociales à la charge de l’employeur couvrent aussi une contribution patronale à la pension de retraite « imputée » fictive, qui équilibre les versements des pensions versées aux agents à la retraite. Dans le privé et les fonctions publiques hospitalière et territoriale, seules les cotisations sociales retraite effectives sont prises en compte. Cet effet est plus marqué dans l’enseignement que dans l’administration publique, car le poids de la fonction publique de l’État (Éducation nationale) y est plus important. Par ailleurs, les cotisations non obligatoires représentent une plus faible part du coût horaire de la main-d’œuvre que dans l’industrie et les services principalement marchands : 0,8 % contre 1,7 %. Il est en de même pour l’épargne salariale (0,1 % contre 2,6 %) et les frais de formation professionnelle (1,0 % contre 1,8 %). Inversement, les impôts et taxes sur les salaires y sont généralement plus importants (3,4 % contre 1,8 %, avec un pic à 6,4 % dans la santé et l’action sociale car les hôpitaux publics sont soumis à la taxe sur les salaires) ; l’enseignement fait toutefois figure d’exception (0,8 %). Enfin, les subventions perçues pour l’embauche de salariés sont plus élevées : jusqu’à 2,4 % de réduction du coût dans l’enseignement et 1,3 % dans l’administration publique.

Figure 3 - Structure du coût salarial en 2012 selon le secteur d'activité
en %
Versements au profit du salarié Charges de l'employeur Subventions (7) Cotisations / salaire brut
Salaire brut (1) Dont épargne salariale (2) Cotisations sociales (3) Formation professionnelle (4) Autres dépenses (5) Impôts sur les salaires (6)
* Y compris construction.
** Établissements relevant du droit privé uniquement.
1. Rémunération directe brute (incluant les cotisations sociales à la charge des salariés), primes et indemnités, heures supplémentaires, congés, avantages en nature et épargne salariale.
2. Intéressement, participation et abondement de l'employeur au PEE, Perco, PEI, PEG.
3. Cotisations et contributions légales de sécurité sociale (Urssaf, Assedic, Agirc, Arrco, etc.), conventionnelles (négociées par les accords collectifs) et facultatives.
4. Y compris taxe d'apprentissage.
5. Frais externes de recrutement.
6. Participation des employeurs à l'effort de construction, taxe sur les salaires, contribution pour défaut d'emploi des travailleurs handicapés, versement Transport, FNAL, 8 % prévoyance.
7. Aides et subventions pour l'emploi de salariés (aide à l'emploi des jeunes, à l'embauche, aide au recrutement d'un cadre dans l'industrie, subventions au FNE, hors exonérations de cotisations sociales. Ces aides et subventions viennent en réduction du coût.
Note : pour la fonction publique de l’État, et donc dans les sections O et P, les cotisations sociales à la charge de l’employeur couvrent aussi une contribution patronale à la pension de retraite « imputée » fictive, alors que dans le privé et les autres versants de la fonction publique, seules les cotisations sociales retraites effectives sont prises en compte.
Lecture : dans l'industrie, le salaire brut et les compléments de rémunération constituent 66 % du coût salarial (dont 3,1 % d'épargne salariale). Les cotisations sociales à la charge de l'employeur (obligatoires et facultatives) représentent 31,1 % du coût salarial.
Champ : entreprises de 10 salariés ou plus en France métropolitaine, hors agriculture, activités des ménages en tant qu’employeurs, activités extraterritoriales et défense.
Source : Insee, enquête européenne sur le coût de la main-d'œuvre 2012.
Industrie, dont : 66,0 3,1 31,1 1,9 0,1 1,0 -0,1 47,2
Industries extractives 66,0 2,2 31,4 1,9 0,0 0,8 0,0 47,6
Industrie manufacturière 66,1 3,1 31,0 1,9 0,1 1,0 -0,1 46,9
Production et distribution d'électricité et de gaz 64,9 3,6 32,1 1,7 0,0 1,3 -0,1 49,4
Eau, déchets, dépollution 65,4 2,0 31,8 1,6 0,1 1,1 0,0 48,6
Construction 69,1 1,8 28,7 1,4 0,1 0,9 -0,1 41,5
Services principalement marchands, dont : 66,1 2,5 29,8 1,9 0,1 2,2 -0,1 45,1
Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles 67,5 2,8 29,8 1,6 0,1 1,1 -0,1 44,2
Transports et entreposage 67,1 1,3 29,3 2,4 0,1 1,2 -0,1 43,6
Hébergement et restauration 69,6 0,8 27,9 1,5 0,0 1,2 -0,1 40,0
Information et communication 65,2 2,4 31,2 1,8 0,2 1,7 0,0 47,8
Activités financières et d’assurance 62,7 4,9 29,2 2,1 0,1 5,9 0,0 46,6
Activités immobilières 64,7 2,4 29,1 1,4 0,2 4,6 -0,1 45,0
Activités scientifiques et techniques 65,5 2,3 30,7 1,9 0,2 1,7 0,0 46,8
Services administratifs et de soutien 68,2 1,3 28,6 1,6 0,1 1,6 -0,1 42,0
Art et divertissement 67,6 1,4 28,6 1,6 0,0 2,4 -0,1 42,3
Autres activités de services 64,9 0,5 29,6 1,4 0,1 4,3 -0,2 45,6
Industrie et services principalement marchands* 66,3 2,6 30,0 1,8 0,1 1,8 -0,1 45,3
Services principalement non marchands, dont : 63,2 0,1 33,6 1,0 0,1 3,4 -1,2 53,1
Administration publique 65,6 0,1 32,4 1,0 0,1 2,2 -1,3 49,4
Enseignement 57,3 0,1 43,9 0,4 0,1 0,8 -2,4 76,6
Santé et action sociale 64,9 0,1 27,6 1,4 0,1 6,4 -0,3 42,5
Ensemble 65,4 1,8 31,1 1,6 0,1 2,3 -0,4 47,5
Dont champ privé** 66,0 2,4 30,0 1,8 0,1 2,2 -0,1 45,5

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De 2008 à 2012, le coût horaire a crû de 9,4 % en euros courants dans l’industrie et les services principalement marchands

Entre 2008 et 2012, le coût horaire dans les entreprises de 10 salariés ou plus de l’industrie et des services principalement marchands a augmenté à un rythme annuel de 2,3 % par an en euros courants, alors que l’évolution générale des prix était de 1,7 % en moyenne. La progression annuelle a été légèrement plus rapide dans l’industrie (+ 2,4 %) que dans les services principalement marchands (+ 2,3 %), et plus lente dans la construction (+ 2,0 %). À titre de comparaison, sur la période 1996-2008, le coût horaire avait crû à un rythme annuel de 3,4 % en euros courants dans le secteur principalement marchand, avec une inflation annuelle moyenne de 1,6 %.

Cette hausse du coût horaire entre 2008 et 2012 (+ 9,4 % au total) provient essentiellement de celle des rémunérations brutes (contribution de + 5,2 points) et des cotisations sociales (+ 4,5 points), alors que les impôts sur les salaires et les frais de formation professionnelle ont diminué (respectivement – 0,3 et – 0,1 point). Cela reflète le poids des rémunérations brutes et des cotisations sociales à la charge de l’employeur dans le coût total. Entre 2008 et 2012, les cotisations sociales ont augmenté plus vite que les rémunérations brutes. Leur part dans le coût total remonte ainsi de 1,7 point, passant de 28,3 à 30,0 %, alors que celle des rémunérations brutes recule d’un point, dont 0,2 point dû à une baisse relative de l’épargne salariale. Ces effets se retrouvent dans l’industrie, la construction et les services marchands. Cependant, de légères différences apparaissent au niveau de l’épargne salariale et des subventions. En effet, l’épargne salariale a augmenté dans l’industrie, contribuant à une hausse de 0,2 % du coût horaire, alors qu’elle a baissé dans la construction (– 0,1 %) et est restée stable dans les services marchands. Les subventions ont diminué dans la construction, mais sont restées stables ailleurs.

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Insee Première N° 1567 - septembre 2015

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