Forte remontée des prix des céréales, baisse des charges
Insee Première N°1329 - décembre 2010
Le compte spécifique de la branche agriculture est établi selon la méthodologie et les concepts du Système européen des comptes (SEC) en base 2000.
À la demande de la Commission européenne, Eurostat publie au mois de décembre de chaque année un compte agricole prévisionnel pour l’ensemble de l’Union européenne. Le compte français est présenté à la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation de décembre.
La branche agricole est le regroupement de toutes les unités d’activité économique qui exercent les activités suivantes : culture de végétaux (y compris maraîchage et horticulture), élevage d’animaux, activités de travaux agricoles à façon, chasse et activités annexes. Outre les exploitations agricoles, les unités caractéristiques de la branche comprennent les groupements de producteurs (coopératives) produisant du vin et de l’huile d’olive et les unités spécialisées qui fournissent des machines, du matériel et du personnel pour l’exécution de travaux agricoles à façon.
Les services produits par la branche agricole peuvent l’être à titre principal (entreprises de travaux agricoles, coopératives d’utilisation de matériel agricole...) ou secondaire (services entre agriculteurs, agritourisme...).
Les évolutions mesurées en termes réels correspondent aux évolutions à prix courants divisées par un indice de prix. On utilise l’indice de prix du produit intérieur brut (PIB), et non l’indice des prix à la consommation en raison de la nature des données.
Le prix de base, auquel est valorisée la production, est égal au prix de marché auquel vend le producteur plus les subventions sur les produits qu’il perçoit, moins les impôts spécifiques sur les produits qu’il reverse.
Les subventions à l’agriculture sont scindées en subventions sur les produits et subventions d’exploitation :
- les subventions sur les produits comprennent les aides totalement ou partiellement couplées à la production ; depuis 2003, elles sont progressivement remplacées par des paiements uniques à l’exploitation ;
- les subventions d’exploitation comprennent notamment les paiements uniques issus de la réforme de la politique agricole commune (PAC), les aides agri-environnementales et les aides pour calamités agricoles.
La consommation de capital fixe (CCF) mesure la dépréciation annuelle liée à l’usure et à l’obsolescence du capital, lequel est évalué à son coût de remplacement. Les agrégats dont on a retiré la CCF sont qualifiés de « nets ».
La valeur ajoutée nette au coût des facteurs ou « résultat agricole net » (valeur ajoutée nette + subventions d’exploitation - autres impôts sur la production dont impôts fonciers) correspond au revenu de la branche agriculture.
Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel total (en équivalents temps plein) : on obtient ainsi l’évolution du résultat agricole net par actif. Elle est aussi présentée en termes réels.
Le revenu net d’entreprise agricole est égal à : résultat agricole net - salaires - cotisations sociales sur les salaires - intérêts versés - charges locatives nettes.
Son évolution peut être rapportée à celle du nombre d’unités de travail annuel des non-salariés (en équivalents temps plein) : on obtient l’évolution du revenu net d’entreprise agricole par actif non salarié qui reflète l’évolution du revenu par exploitant. Elle est aussi présentée en termes réels.