Bilan démographique 2009
Insee Première N°1276 - janvier 2010
Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Il en fixe les niveaux de référence, pour les années où il est disponible. Il fournit désormais chaque année des résultats à partir des informations collectées lors des cinq enquêtes annuelles de recensement les plus récentes. Les recensements annuels permettent un meilleur suivi des tendances d’évolution de la population à moyen terme. À plus court terme, par exemple entre deux recensements consécutifs, l’évolution de la population peut être plus heurtée. Cette irrégularité peut avoir deux origines. D’une part, elle reflète des évolutions des naissances, des décès, des arrivées et des départs qui par nature sont fluctuants d’une année sur l’autre même lorsqu’ils s’inscrivent dans une tendance régulière. D’autre part, l’évolution observée peut être légèrement affectée par la nature même des données du recensement, et notamment par le fait qu’il soit réalisé en partie par sondage. L’aléa de sondage - au maximum 0,05 % sur l’estimation de la population de France métropolitaine une année donnée - reste faible au regard de l’évolution de la population.
Pour les années 2008 et suivantes, les estimations de population sont provisoires et réalisées en actualisant la population du dernier recensement grâce à des estimations d’une part du solde naturel et d’autre part, du solde migratoire.
Les pyramides des âges utilisées sont des pyramides « par génération » obtenues à partir de l’année de naissance au recensement et non de l’âge.
Les statistiques d’état civil sur les naissances, les mariages et les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Pour 2009, il s’agit d’une estimation provisoire réalisée à partir d’une enquête auprès d’un échantillon de grandes villes et d’informations partielles de l’état civil.
Le solde migratoire est estimé de manière différente selon l’année. Jusqu’en 2005, les entrées de ressortissants des pays hors de l’Union européenne étaient estimées à partir des statistiques administratives, tandis qu’en l’absence de décomptes administratifs systématiques, les sorties d’étrangers et les mouvements de Français et de ressortissants de l’Union européenne étaient estimés en fonction de tendances passées. Pour la première fois en 2006, un solde migratoire apparent est calculé par différence entre l’évolution de la population aux recensements de 2006 et 2007 et le solde naturel 2006 déduit de l’état civil. Les évolutions de ce solde migratoire apparent peuvent refléter des fluctuations des entrées-sorties mais également l’aléa de sondage du recensement. De fait, la différence entre le solde migratoire apparent de 2006 et les soldes migratoires des années précédentes est de l’ordre de grandeur de la précision du recensement. Les soldes migratoires de 2007, 2008 et 2009 sont provisoires et estimés par la méthode utilisée jusqu’en 2005.
Le solde naturel (ou accroissement naturel ou excédent naturel de population) est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période.
Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année.
Le taux de fécondité à un âge donné (ou pour une tranche d’âges) est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge.
L’indicateur conjoncturel de fécondité est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Cet indicateur donne le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie si les taux de fécondité observés à chaque âge l’année considérée demeuraient inchangés. Il est parfois exprimé en « nombre d’enfants pour 100 femmes ».
L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de l’année considérée.
Le taux de mortalité infantile est le rapport entre le nombre d’enfants décédés avant leur premier anniversaire et l’ensemble des enfants nés vivants.