Un niveau de vie inférieur d’un quart à la moyenne des salariés
Insee Première N°1250 - juillet 2009
L’enquête Emploi est la seule source permettant de mesurer la situation sur le marché du travail selon les définitions préconisées par le BIT. Depuis 2003, elle est réalisée en continu sur toutes les semaines de l’année en France métropolitaine.
L’enquête Revenus fiscaux et sociaux est effectuée chaque année. Elle s’appuie sur les déclarations fiscales d’un échantillon représentatif de 36 000 ménages issus de l’enquête Emploi de l’Insee. Le champ retenu est celui des personnes vivant en France métropolitaine et appartenant à des ménages ordinaires dont la personne de référence n’est pas étudiante et dont le revenu déclaré est positif ou nul.
Pour les ouvriers, la distinction sur le niveau de qualification existe dans la nomenclature des professions et des catégories sociales (PCS). Les ouvriers non qualifiés regroupent donc ici les ouvriers non qualifiés de type industriel (67), les ouvriers non qualifiés de type artisanal (68) et les ouvriers agricoles (69).
Pour les employés non qualifiés, on reprend ici la nomenclature proposée en 2002 par Olivier Chardon. Il s’agit ainsi : des agents de service (525a, 525b, 525c, 525d), des agents de surveillance et de sécurité (533c, 534a), des standardistes, opérateurs de saisie (541d, 542b), caissiers ou vendeurs non qualifiés (551a, 552a, 553a, 554a, 554h, 554j, 555a), serveurs et employés non qualifiés de la restauration et du tourisme (561a, 561d, 561e, 561f), assistants maternels (563a), aides à domicile, aides ménagères (563b), employés de maison et personnels de ménage (563c), concierges et gardiens d’immeubles (564a), employés des services divers (564a). Cette nomenclature a été établie de la façon suivante : les professions exercées en grande proportion par des employés possédant un diplôme de la même spécialité que leur profession sont considérées comme des professions qualifiées, et les autres comme des professions non qualifiées. D’autres définitions ont été utilisées pour définir la catégorie des employés non qualifiés, en se basant plutôt sur des critères de conditions de travail et de salaire.
Le terme « non qualifié » ne signifie en aucun cas que le salarié en question ne dispose d’aucun diplôme ni d’aucune compétence pour exercer son emploi. Les employés et les ouvriers non qualifiés sont d’ailleurs de plus en plus rarement sans diplôme. En 2007, près des trois quarts d’entre eux ont au moins un diplôme (contre 55 % en 1982) et 21 % ont au moins le baccalauréat (contre 2 %).
Comme pour les autres catégories socioprofessionnelles (cadres, professions intermédiaires, etc.), pour calculer un taux de chômage, on utilise la catégorie socioprofessionnelle du dernier emploi occupé.
Sont considérés comme contrats courts (ou « formes particulières d’emploi ») les contrats à durée déterminée, les contrats aidés, les stages, l’intérim et l’apprentissage.
Le sous-emploi concerne l’ensemble des personnes actives ayant un emploi au sens du Bureau international du travail (BIT), et qui remplissent l’une des conditions suivantes : elles travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage et recherchent un emploi et/ou sont disponibles pour travailler plus d’heures ; elles travaillent à temps partiel (et sont dans une situation autre que celle décrite ci-dessus) ou à temps complet, mais ont travaillé moins que d’habitude pendant une semaine de référence en raison de chômage partiel, de ralentissement des affaires, de réduction saisonnière d’activité ou de mauvais temps.
Le revenu salarial correspond au salaire net perçu de l’année, porté sur la déclaration fiscale en 2006, dont on déduit la contribution sociale généralisée (CSG) non déductible et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). L’étude porte sur le revenu salarial des salariés en emploi au 4e trimestre 2006. Une partie de ce revenu salarial peut donc se rapporter à un emploi salarié différent de celui sur lequel les caractéristiques d’emploi sont observées au 4e trimestre 2006 (changement d’emploi au cours de l’année par exemple).
Le niveau de vie correspond au revenu disponible du ménage (revenu salarial de l’ensemble des salariés, autres revenus d’activité, prestations, minima sociaux, revenus du patrimoine, net des impôts directs) divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d’un même ménage. Les unités de consommation sont généralement calculées selon l’échelle d’équivalence dite de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), modifiée, qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.
Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Le seuil de pauvreté est ici défini à 60 % du niveau de vie médian de l’ensemble des individus.