Vincent Gombault et Dominique Quarré, département de l’Emploi et des revenus d’activité, Insee
En 2005, un agent de la fonction publique d’État a perçu en moyenne un salaire brut de 2 540 euros par mois, dont 14,7 % sous forme de primes et de rémunérations annexes. Déduction faite des prélèvements sociaux, en hausse sensible en 2005, le salaire net moyen est de 2 127 euros par mois. De ce fait le salaire brut augmente entre 2004 et 2005 de 1,6 % en euros courants contre 0,9 % pour le salaire net. Compte tenu d’une hausse des prix de 1,8 % en moyenne annuelle en 2005, le salaire brut moyen a diminué de 0,2 % en euros constants et le net de 0,9 %. L’évolution du salaire moyen est sensible aux promotions et avancements des personnes en place, mais aussi aux départs, notamment en retraite, et aux recrutements. La rémunération nette moyenne des personnes présentes en 2004 et 2005 a, quant à elle, progressé de 2,3 % en euros courants, soit + 0,4 % en euros constants.
En 2005, les 1,84 million d’agents titulaires et non titulaires des ministères civils de l’État travaillant en métropole ont perçu un salaire annuel brut moyen de 30 479 euros, soit 2 540 euros par mois . Ceci correspond à un traitement indiciaire brut annuel de 25 417 euros et à des compléments de rémunération de 5 062 euros.
Une fois prélevés 2 595 euros de cotisations sociales « salariés » et 2 359 euros pour la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS), la rémunération moyenne nette de prélèvements est de 25 525 euros, soit 2 127 euros par mois (tableau 1).
| 1. Rapportés à l'effectif total et non à celui des seuls bénéficiaires. | ||||
| 2. Cotisations vieillesse, maladie, solidarité "chômage". | ||||
| 3. Contribution sociale généralisée (CSG) et Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). | ||||
| Champ : agents des services civils de l'État. | ||||
| Source : Insee, fichiers de paie des agents de l'État, 2004 définitif et 2005 semi-définitif. | ||||
| Niveau moyen (€) | Évolution¹ 2005/2004 ( %) | |||
|---|---|---|---|---|
| 2004 | 2005 | euros courants | euros constants | |
| Salaire brut (a) | 29 998 | 30 479 | 1,6 | − 0,2 |
| Traitement brut | 25 094 | 25 417 | 1,3 | − 0,5 |
| Indemnité de résidence¹ | 244 | 248 | 1,6 | − 0,2 |
| Supplément familial¹ | 316 | 321 | 1,6 | − 0,2 |
| Primes et rémunérations annexes | 4 344 | 4 493 | 3,4 | 1,6 |
| dont nouvelle bonification indiciaire¹NBI | 107 | 106 | − 0,9 | − 2,7 |
| Cotisations (b) | 4 708 | 4 954 | 5,2 | 3,4 |
| Cotisations sociales «salariés»² | 2 436 | 2 595 | 6,5 | 4,6 |
| CSG et CRDS³ | 2 272 | 2 359 | 3,8 | 2,0 |
| Salaire net de prélèvements = (a)-(b) | 25 290 | 25 525 | 0,9 | − 0,9 |
Le salaire brut moyen a augmenté de 1,6 % en euros courants en 2005. Cette hausse résulte d’une part d’une hausse de 1,3 % du traitement brut et d’autre part d’une croissance plus vive des primes et rémunérations annexes (+ 3,4 % contre 0,7 % en 2004). La part des prélèvements dans le salaire brut s’élève à 16,3 % en 2005 contre 15,7 % en 2004. L’ensemble des cotisations augmente donc plus vite que le salaire brut : + 5,2 % au total dont + 6,5 % pour les cotisations sociales « salariés » et + 3,8 % pour les autres contributions sociales. In fine, le salaire net moyen croît de 0,9 % en euros courants.
La hausse des cotisations sociales s’explique par l’entrée en vigueur, le 1erjanvier 2005, du régime additionnel de retraite des fonctionnaires . À cela s’ajoute, à la même date, la hausse de l’assiette sur laquelle est calculée la CSG : 97 % du salaire brut contre 95 % auparavant.
Compte tenu de la hausse des prix (+ 1,8 % en moyenne annuelle en 2005), le salaire brut en euros constants diminue de 0,2 % et le salaire net de 0,9 %.
En 2005, le salaire brut des agents en activité deux années de suite augmente de 2,9 % en euros courants contre 2,3 % pour le salaire net (tableau 2). Cette croissance du salaire net est inférieure à celle observée depuis 2000 : en moyenne annuelle sur la période 2000-2005, la rémunération moyenne des personnes en place deux années de suite a progressé de 3,7 % en euros courants. Compte tenu d’une hausse des prix de 1,8 % en 2005, la progression du salaire net en euros constants des agents déjà en place s’élève à 0,4 % en 2005 contre + 1,8 % en moyenne annuelle sur la période 2000-2005. Ces fluctuations, à la hausse ou à la baisse, sont dues à l’évolution de la valeur du point d’indice et aux revalorisations catégorielles qui peuvent varier d’une année sur l’autre en fonction des négociations salariales.
L’effet de carrière, c’est-à-dire la contribution des avancements et promotions des personnes présentes en 2004 et 2005, s’élève à 1,8 % en 2005 pour l’ensemble des agents et à 1,9 % pour les seuls titulaires.
| 1. L’évolution du salaire moyen entre les années (n-1) et (n) peut être décomposée entre une évolution à corps, grade et échelon constants et un effet de structure. | ||||
| Lecture : entre 2004 et 2005, le salaire net de prélèvements a diminué en euros constants de 0,9 % ( − 1,6 % à structure constante et + 0,8 % dû aux modifications de structure). Pour les salariés présents aux deux dates, il a augmenté de 0,4 % dont 1,8 % liés à l'effet de carrière. | ||||
| Champ : agents des services civils de l'État. | ||||
| Source : Insee, fichiers de paie des agents de l'État de 2000 à 2005, semi-définitif pour 2005. | ||||
| Évolution 2005/2000 en moyenne annuelle (en %) | Évolution 2005/2004 (en %) | |||
|---|---|---|---|---|
| En euros courants | En euros constants | En euros courants | En euros constants | |
| Salaire moyen | ||||
| Traitement indiciaire brut | 1,5 | − 0,4 | 1,3 | − 0,5 |
| dont : effet de structure¹ | 0,4 | 0,4 | 0,7 | 0,7 |
| Salaire brut | 1,9 | − 0,1 | 1,6 | − 0,2 |
| dont : effet de structure¹ | 0,4 | 0,4 | 0,8 | 0,8 |
| Salaire net de prélèvements | 1,8 | − 0,1 | 0,9 | − 0,9 |
| dont : effet de structure¹ | 0,4 | 0,4 | 0,8 | 0,8 |
| Salaire à structure constante | ||||
| Traitement indiciaire brut | 1,1 | − 0,8 | 0,6 | − 1,2 |
| Salaire brut | 1,4 | − 0,5 | 0,8 | − 1,0 |
| Salaire net de prélèvements | 1,3 | − 0,6 | 0,1 | − 1,6 |
| Salaire brut des personnes en place | 3,8 | 1,8 | 2,9 | 1,1 |
| dont : effet de carrière | 2,1 | 2,1 | 1,8 | 1,8 |
| Salaire net des personnes en place | 3,7 | 1,8 | 2,3 | 0,4 |
| dont : effet de carrière | 2,1 | 2,1 | 1,8 | 1,8 |
| Indice des prix à la consommation (évolution en moyenne annuelle) | 1,9 | 1,8 | ||
La variation des éléments du salaire moyen résulte de deux composantes : d’une part, une évolution à corps, grade et échelon fixés, et d’autre part, des effets de structure qui reflètent les changements de répartition des effectifs selon les corps, grades et échelons . La structure de la population des agents de l’État se modifie d’une part sous l’effet des recrutements et des départs (effet d’entrées-sorties) et d’autre part en fonction des promotions et avancements individuels des personnes en place (effet de carrière). L’effet de carrière est positif, tandis que l’effet d’entrées-sorties est négatif : les nouveaux entrants qui remplacent les départs (notamment en retraite) sont en général moins bien rémunérés que les sortants.
En 2005, le salaire brut, somme du traitement brut et des primes et indemnités, a augmenté de 0,8 % à structure constante et en euros courants.
Cette progression à structure constante pour l’année 2005 résulte d’une part de l’augmentation de 0,85 % de la valeur du point sur l’année, des mesures catégorielles statutaires et indiciaires et des éventuelles retenues sur salaires pour grève. En 2005, on a compté 1,3 million de journées de grève contre 373 milliers l’année précédente.
Le salaire net a quant à lui progressé de 0,1 % à structure constante et en euros courants. Après prise en compte de l’inflation, la variation du salaire moyen à structure constante est de − 1 % en brut et − 1,6 % en net (tableau 2).
Aux revalorisations salariales s’ajoute l’impact des modifications de structure, c’est-à-dire l’accroissement de la qualification moyenne.
En 2005, la proportion dans l’emploi total des corps les plus qualifiés et donc les mieux rémunérés s’est à nouveau accrue par rapport à 2004. Ainsi, parmi les titulaires, la répartition est la suivante : 57,3 % de catégorie A contre 55,8 % en 2004 et 13,3 % de catégorie B contre 14,5 % en 2004. Les effectifs de la catégorie A ont augmenté de 2,9 % alors que ceux des catégories B et C ont diminué respectivement de 8,3 % et 0,9 %. Pour les agents de catégorie B, cette baisse est notamment la conséquence de la transformation des emplois d’instituteurs (catégorie B) en professeurs des écoles (catégorie A). Ces changements dans la structure des qualifications ont contribué pour 0,8 % à l’évolution du salaire net moyen.
En 2005, le salaire net moyen des cadres diminue sensiblement ( − 2 % en euros constants) alors que celui des professions intermédiaires est relativement stable (− 0,1 %). Celui des employés et ouvriers diminue de 0,4 % (tableau 3). Pour les cadres, cette baisse s’explique, en partie, par une réduction de 0,5 point de la part des agents de plus de 50 ans, qui sont les mieux rémunérés. Dans les autres catégories, on observe un mouvement inverse. Les employés et ouvriers ont de plus bénéficié du relèvement de l’indice minimum de la fonction publique en juillet 2005 (passant de 263 à 275). Par contre, la réforme indiciaire les concernant (suppression de l’échelle 2) intervenue en octobre 2005 ne fera pleinement sentir ses effets qu’à partir de 2006.
En 2005, la moitié des agents de l’État ont perçu un salaire mensuel net de prélèvements inférieur à 1 947 euros (tableau 4). En bas de l’échelle, 10 % ont gagné moins de 1 287 euros alors qu’à l’autre extrémité 10 % des agents ont disposé de plus de 3 114 euros, soit 2,4 fois plus. Ce rapport interdécile (D9/D1) est stable depuis plusieurs années.
Les cadres, titulaires et non titulaires, qui représentent 56,5 % de l’ensemble des agents de l’État, ont perçu un salaire mensuel net moyen de 2 465 euros, supérieur de 15,9 % à celui de l’ensemble des agents. Cet écart s’est encore resserré par rapport aux années précédentes (17,3 % en 2004, 18,8 % en 2003, 20,3 % en 2002 et 26,6 % en 1998). À l’opposé, avec 1 600 euros en moyenne, les employés et ouvriers gagnent toujours près de 25 % de moins que l’ensemble des agents de la fonction publique d’État.
En 2005, les salaires masculins restent en moyenne supérieurs de 15,9 % aux salaires féminins. L’éventail des salaires des hommes est plus étendu que celui des femmes : le rapport interdécile est de 2,6 pour les premiers et de 2,2 pour les secondes. Pour les cadres et les ouvriers ou employés, l’éventail des salaires des hommes est, comme pour l’ensemble de la population, plus dispersé que celui des femmes. Pour les professions intermédiaires, le rapport interdécile est très proche pour les hommes et pour les femmes (tableau 5).
| 1. Rémunération moyenne des personnes présentes en 2004 et en 2005. | |||||||
| 2. Essentiellement : professeurs agrégés et certifiés et enseignants du supérieur. | |||||||
| 3. Essentiellement : instituteurs, PEGC, maîtres auxiliaires et surveillants. | |||||||
| Champ : agents des services civils de l'État. | |||||||
| Source : Insee, fichiers de paie des agents de l'État, 2004 définitif et 2005 semi-définitif. | |||||||
| Effectifs évalués en «années-travail» à temps complet | Salaires nets de prélèvements (en euros courants) | Évolution 2005/2004 (en % en euros constants) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2005 (milliers) | 2005/2004 ( %) | 2004 | 2005 | Salaires moyens | À structure constante | Personnes en place¹ | |
| Ensemble | 1 839,6 | − 0,7 | 25 290 | 25 525 | − 0,9 | − 1,6 | 0,4 |
| dont : total enseignants | 1 029,4 | − 1,3 | 26 571 | 26 754 | − 1,1 | − 2,2 | 0,2 |
| Cadres | 1 039,5 | 2,6 | 29 654 | 29 575 | − 2,0 | − 2,0 | 0,4 |
| Personnels administratifs et techniques | 125,8 | 2,8 | 41 858 | 42 255 | − 0,8 | − 0,8 | 1,8 |
| Enseignants² | 913,7 | 2,6 | 27 977 | 27 829 | − 2,3 | − 2,2 | 0,1 |
| Professions intermédiaires | 319,3 | − 10,2 | 21 502 | 21 869 | − 0,1 | − 1,5 | 0,9 |
| dont : − Enseignants³ | 115,7 | − 24,2 | 18 371 | 18 261 | − 2,4 | − 1,8 | 1,5 |
| − Personnels de l’administration | 106,4 | 1,3 | 24 388 | 24 436 | − 1,6 | − 1,6 | 0,2 |
| − Personnels de la police et des prisons | 9,1 | − 16,5 | 30 763 | 30 703 | − 2,0 | − 0,9 | 1,8 |
| − Techniciens | 69,3 | 1,0 | 22 351 | 22 618 | − 0,6 | − 0,8 | 1,2 |
| Employés et ouvriers | 480,8 | − 0,7 | 18 937 | 19 198 | − 0,4 | − 0,5 | 0,3 |
| dont : − Employés administratifs | 194,4 | − 3,0 | 18 762 | 18 963 | − 0,7 | − 0,1 | − 0,2 |
| − Personnels de la police et des prisons | 121,4 | 0,2 | 23 820 | 24 063 | − 0,8 | − 1,4 | 0,8 |
| − Ouvriers, agents de service | 144,4 | − 1,4 | 15 665 | 15 935 | − 0,1 | − 0,2 | 0,1 |
| Titulaires | 1 571,4 | 0,2 | 26 188 | 26 328 | − 1,2 | − 1,7 | 0,5 |
| Catégorie A | 900,7 | 2,9 | 30 469 | 30 342 | − 2,2 | − 2,0 | 0,5 |
| Catégorie B | 209,0 | − 8,3 | 23 696 | 24 004 | − 0,5 | − 1,6 | 0,7 |
| Catégorie C | 460,6 | − 0,9 | 19 345 | 19 525 | − 0,9 | − 0,8 | 0,1 |
| Lecture : dans le tableau, apparaissent les premier et dernier déciles (D1 et D9), les premier et dernier quartiles (Q1 et Q3) et la médiane (M). | ||||||
| En 2005, 10 % des agents titulaires ont perçu un salaire net de prélèvements inférieur à 1 377 e. Le salaire médian net de prélèvements s'est élevé à 2 001 e, il augmente de 0,6 % en e courants et baisse de 1,2 % en € constants. | ||||||
| Champ : agents des services civils de l'État. | ||||||
| Source : Insee, fichiers de paye des agents de l'État, 2004 définitif et 2005 semi-définitif. | ||||||
| Titulaires | Ensemble des agents | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Salaires nets de prélèvements | 2005/2004 (en euros constants) ( %) (*) | Salaires nets de prélèvements | 2005/2004 (en euros constants) ( %) (*) | |||
| en 2004 (en €) | en 2005 (en €) | en 2004 (en €) | en 2005 (en €) | |||
| D1 | 1 358 | 1 377 | − 0,4 | 1 263 | 1 287 | 0,0 |
| Q1 | 1 629 | 1 643 | − 0,9 | 1 570 | 1 593 | − 0,3 |
| M | 1 990 | 2 001 | − 1,2 | 1 927 | 1 947 | − 0,7 |
| Q3 | 2 480 | 2 484 | − 1,6 | 2 413 | 2 425 | − 1,3 |
| D9 | 3 189 | 3 189 | − 1,8 | 3 106 | 3 114 | − 1,5 |
| D9/D1 | 2,35 | 2,32 | 2,46 | 2,42 | ||
| Lecture : 10 % des hommes gagnent moins de 1 332 € par mois et 10 % gagnent plus de 3 491 €. | |||||
| Champ : agents des services civils de l'État. | |||||
| Source : Insee, fichier de paye des agents de l'État de 2005 semi-définitif. | |||||
| Salaire du 1er décile (D1) | Salaire médian | Salaire du 9ème décile (D9) | D9/D1 | Salaire moyen | |
|---|---|---|---|---|---|
| Euros | Euros | Euros | Euros | ||
| Hommes | 1 332 | 2 097 | 3 491 | 2,6 | 2 312 |
| Cadres | 1 702 | 2 508 | 4 147 | 2,4 | 2 774 |
| Professions intermédiaires | 1 270 | 1 818 | 2 571 | 2,0 | 1 896 |
| Employés ou ouvriers | 1 158 | 1 673 | 2 328 | 2,0 | 1 722 |
| Femmes | 1 254 | 1 863 | 2 806 | 2,2 | 1 994 |
| Cadres | 1 574 | 2 101 | 3 129 | 2,0 | 2 262 |
| Professions intermédiaires | 1 126 | 1 732 | 2 346 | 2,1 | 1 771 |
| Employées ou ouvrières | 1 089 | 1 451 | 1 904 | 1,7 | 1 489 |
| Ensemble | 1 287 | 1 947 | 3 114 | 2,4 | 2 127 |
| Cadres | 1 611 | 2 236 | 3 555 | 2,2 | 2 465 |
| Professions intermédiaires | 1 188 | 1 763 | 2 443 | 2,1 | 1 822 |
| Employés ou ouvriers | 1 113 | 1 540 | 2 166 | 1,9 | 1 600 |
Au sein des agents ayant travaillé sur la totalité des deux années, 2004 et 2005, un peu moins de la moitié a un salaire annuel net moyen qui a progressé plus que l’inflation. La médiane de l’évolution du salaire de ces agents est de − 0,2 % en net et en euros constants et + 0,6 % en brut et en euros constants. Cet indicateur varie moins en fonction du sexe ou de la catégorie statutaire que de l’âge. En effet, les progressions de salaires sont plus fortes pour les jeunes en début de carrière que pour les agents de 50 ans ou plus. Ainsi la médiane des évolutions de salaire net en euros constants se situe à + 1,4 % pour les moins de 30 ans contre − 0,7 % pour les quinquagénaires. L’évolution médiane varie peu d’une catégorie à l’autre, − 0,1 % pour les agents de catégorie B, − 0,2 % pour les A et 0,3 % pour les C.

Insee Première N°1151 - juillet 2007
Insee Première : Présentation de la collection et liste des numéros parus