Près de 5 millions d’immigrés à la mi-2004
Insee Première N°1098 - août 2006
Les résultats présentés dans cet Insee Première sont issus d’estimations réalisées à partir du cumul des deux premières enquêtes annuelles de recensement, qui ont eu lieu en janvier 2004 et 2005. Les résultats ainsi obtenus peuvent s’interpréter comme décrivant une situation moyenne conventionnellement datée mi-2004. La nouvelle méthode de recensement substitue au comptage traditionnel organisé tous les huit ou neuf ans une technique d’enquêtes annuelles en distinguant deux groupes de communes : les communes de moins de 10 000 habitants d’une part, recensées une fois tous les cinq ans par roulement, et les communes de 10 000 habitants ou plus d’autre part, pour lesquelles un échantillon d’adresses regroupant environ 8 % de la population est recensé chaque année.
Le concept de population mis en œuvre dans les recensements français et dans les estimations de population est celui de population résidente : sont comptées les personnes qui séjournent plus de six mois par an sur le territoire français. À ce titre, les immigrants clandestins ont vocation à être comptabilisés dans la population. On sait cependant que les recensements n’échappent pas à des omissions. Et il est probable que les personnes en situation irrégulière sont omises plus fréquemment que l’ensemble de la population, sans qu’on puisse donner d’indications chiffrées.
Immigré : personne résidant en France, née étrangère dans un pays étranger.
Étranger : personne résidant en France et n’ayant pas la nationalité française, (encadré 2).
Ainsi, la qualité d’immigré est définie en fonction d’un double critère, immuable, de lieu de naissance et de nationalité. Tout immigré n’est pas étranger : un immigré a pu acquérir la nationalité française. À l’inverse, tout étranger n’est pas immigré : certains étrangers sont nés en France : c’est le cas de 550 000 d’entre eux à la mi-2004 (graphique 5).