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569 200 personnes décédées en France en 2013

Le nombre de décès de nouveau très élevé

Vanessa Bellamy, division Enquêtes et études démographiques, Insee

Résumé

En 2013, 569 200 personnes sont décédées en France. Ce niveau, le plus haut depuis 30 ans, s’explique par la structure de la population : les générations aux âges de forte mortalité sont un peu plus nombreuses que par le passé. Les décès sont les plus nombreux à 87 ans pour les hommes et 92 ans pour les femmes.

La moitié des défunts sont morts dans leur département de naissance et 60 % dans leur région de naissance. Une personne sur deux décède par ailleurs dans sa commune de résidence. 70 % des décès surviennent en établissement de santé ou maison de retraite et 25 % au domicile du défunt.

Sommaire

Publication

Le nombre de décès se maintient à un niveau très élevé

En 2013, 569 236 personnes sont décédées en France (hors Mayotte), soit à peu près autant qu’en 2012 (figure 1). Les nombres de décès survenus en 2012 et 2013 sont les plus importants depuis le début des années 1980.

Au début des années 2000, les décès étaient relativement peu nombreux, mis à part le pic de 2003 causé par la canicule : les générations qui arrivaient alors aux âges de forte mortalité étaient celles, peu nombreuses, nées pendant la première guerre mondiale. Le nombre de décès augmente ensuite, du fait de l’arrivée à ces âges de générations un peu plus importantes, nées entre les deux guerres. Indépendamment de ces effets liés à la taille des générations, le taux de mortalité à chaque âge baisse régulièrement au fil des ans, si bien que l’espérance de vie ne cesse d’augmenter (Situation démographique 2012).

Actuellement, les décès sont les plus nombreux à 87 ans pour les hommes (9 800 décès en 2013, figure 2) et à 92 ans pour les femmes (14 200). Les décès sont globalement peu nombreux durant l’enfance, à l’exception de l’année qui suit la naissance : en 2013, 2 600 nouveau-nés sont décédés avant leur premier anniversaire.

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La moitié des décès a lieu dans le département où est né le défunt

47 % des personnes décédées en 2013 en France (hors Mayotte), qu’elles y soient nées ou pas, sont mortes dans leur département de naissance. C’est le cas de 86 % des personnes décédées dans les départements d’outre-mer (DOM). On meurt davantage dans son département de naissance lorsque l’on décède dans le Nord, le Pas-de-Calais, le Finistère et la Manche : plus de 70 % des personnes décédées dans ces départements y étaient nées (figure 3). À l’inverse, départements de décès et de naissance correspondent moins souvent en région parisienne : en particulier 1 à 2 % seulement des décédés de l’Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d’Oise étaient nés dans le département où est survenu leur décès.

Au niveau régional, 60 % des décès survenus en France en 2013 ont eu lieu dans la région de naissance du défunt. C’est moins le cas pour les personnes nées en Ile-de-France (43 %), en Languedoc-Roussillon (44 %) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca ; 37 %). La région Paca exerce en effet un fort pouvoir d’attraction sur les populations les plus âgées qui viennent s’y installer en nombre. De plus, la plupart de ses natifs décèdent dans la région : 80 % des décédés nés dans la région y sont morts, comme en Alsace et Rhône-Alpes.

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Une personne sur deux décède dans sa commune de résidence

En 2013, 49 % des personnes décédées en France (hors Mayotte) sont mortes dans la commune où elles habitaient ; c’est le cas de 60 % des décédés dans les DOM. On meurt exceptionnellement hors de sa région de domicile (4 % des décès) et rarement en dehors de son département de résidence (10 %). Les personnes qui décèdent dans les Alpes-Maritimes, le Tarn-et-Garonne, la Corse-du-Sud ou le Tarn meurent plus fréquemment dans leur commune de résidence (figure 4). En revanche, dans l’Essonne, le Val-de-Marne et Paris, on décède dans deux cas sur trois en dehors de sa commune de domicile.

Le maillage des hôpitaux, cliniques et maisons de retraite sur le territoire est pour beaucoup dans cette répartition puisque 57 % des décès se produisent dans des établissements de santé et 12 % en maison de retraite (figure 5). Ainsi les décès se concentrent dans les communes équipées d’établissement hospitalier, de clinique privée ou de maison de retraite. La moitié des décès survenus en 2013 sont concentrés dans seulement 260 communes et les trois quarts dans 1 070 communes, sur les 36 700 que compte la France.

Parallèlement, un quart des décès survient à domicile. Les décès dans les DOM se distinguent à cet égard puisque 40 % d’entre eux ont lieu à domicile et 3 % seulement en maison de retraite.

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Sources

Les statistiques d’état civil sur les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Le code civil oblige en effet à déclarer tout événement relatif à l'état civil (naissances, mariages, décès, reconnaissances) à un officier d'état civil dans des délais prescrits. Ces informations sont ensuite transmises à l'Insee par les mairies. L'Insee s'assure de l'exhaustivité et de la qualité des données avant de produire les fichiers statistiques d'état civil.

Bibliographie

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Insee Focus N° 13 - octobre 2014

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  • Données complémentaires (81 ko) : Ce fichier présente les données des tableaux et des graphiques de la publication, enrichies éventuellement par des données complémentaires

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