Au 31 décembre 2006, la France métropolitaine compte environ 22,950 millions d'emplois salariés, soit une croissance annuelle de 1,2 %. Les créations d'emplois poursuivent ainsi leur progression en 2006 avec 262 300 salariés supplémentaires, soit 104 000 créations nettes de plus qu'en 2005.
Les activités de services, avec une augmentation annuelle en 2006 de 1,8 %, ont largement contribué à ce résultat. Parmi elles, les services personnels et domestiques ont crû de 50 000 salariés après une hausse en 2005 de 29 000 emplois. Dans l'industrie, les pertes se poursuivent en 2006 mais à un rythme moins soutenu : après une réduction annuelle moyenne de l'emploi salarié industriel de 91 800 entre 2002 et 2005, le recul en 2006 s'établit à 60 700 emplois. Quant au secteur de la construction (bâtiment et travaux publics), il termine l'année 2006 avec une hausse de l'emploi salarié de 4,4 % (soit 59 200 emplois supplémentaires) permettant de compenser la perte équivalente dans l'industrie.
Les créations d'emplois en 2006 ont permis d'inverser la tendance du chômage à partir du 1er trimestre 2006. Le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 8,4 % de la population active en métropole au 4e trimestre 2006, soit une baisse annuelle de 0,6 point. Les estimations au 4e trimestre 2007 indiquent une accélération de la tendance à la baisse du chômage avec un recul de 1 point en un an.
Au 31 décembre 2006, la France métropolitaine compte 22,950 millions d'emplois salariés, soit une croissance annuelle de + 1,2 %. Les créations d'emplois poursuivent ainsi leur progression en 2006 avec 262 300 salariés supplémentaires, soit 104 000 créations nettes de plus que durant l'année 2005.
Les activités de services, avec une augmentation annuelle en 2006 de + 1,8 %, ont largement contribué à ce résultat. Parmi elles, les services personnels et domestiques ont crû de 50 000 salariés après une hausse en 2005 de 29 000 emplois. De même, les secteurs de la santé et de l'action sociale, des services opérationnels (location de véhicules et de machines, intérim, sécurité, nettoyage et gestion des déchets), du conseil et de l'assistance confirment leur dynamisme en 2006 en intensifiant leurs créations avec environ 45 000 emplois salariés supplémentaires pour chacun de ces trois secteurs. Les postes et télécommunications sont le seul secteur des services à enregistrer une baisse d'emplois prononcée en 2006 de - 3,9 % après un recul modéré en 2005 (- 0,6 %).
Les pertes dans l'industrie se poursuivent en 2006 mais à un rythme moins soutenu : après une réduction annuelle moyenne de l'emploi salarié industriel de 91 800 entre 2002 et 2005, le recul en 2006 s'établit à 60 700 emplois. Hormis l'industrie automobile où les réductions d'emplois se sont accélérées en 2006 avec 11 000 salariés de moins (contre - 6 500 salariés en 2005), les autres secteurs industriels ont bien résisté. L'industrie des biens d'équipement parvient même à maintenir son niveau d'emploi fin 2006 (764 300 salariés).
Le secteur de la construction (bâtiment et travaux publics) termine l'année 2006 avec une hausse de l'emploi salarié de 4,4 % (soit 59 200 emplois supplémentaires) permettant de compenser la perte équivalente dans l'industrie. Il s'agit de la plus forte progression enregistrée dans ce secteur depuis 15 ans. Dans les activités de commerce, la hausse globale du secteur est exclusivement portée par le commerce de détail dont les effectifs salariés croissent de 24 100 emplois en 2006 tandis que le commerce de gros, y compris les intermédiaires du commerce, cède 3 900 postes.
Évolution de l'emploi salarié par secteur (base 100 au 31/12/1998)
Champ : France métropolitaine
Avec une hausse annuelle en 2006 de 0,9 %, soit + 20 700 emplois, les non-salariés (employeurs, indépendants et aides familiaux) participent à la croissance de l'emploi total. Comme pour les salariés, le secteur de la construction enregistre une hausse importante de + 6,6 % déjà amorcée en 2005 (+ 6,2 %). Au total, la France métropolitaine compte fin 2006 environ 25,179 millions d'emplois salariés et non-salariés, soit un solde net de créations de 283 000 emplois.
L'année 2006 marque le retour des créations d'emplois salariés dans toutes les régions métropolitaines. En particulier, le Nord-Pas de Calais, la Champagne-Ardenne, la Lorraine et la Franche-Comté qui avaient connu un recul de l'emploi en 2005 dû au déclin industriel soldent l'année 2006 par des créations (respectivement + 14 600, + 2 700, + 900 et + 900). Le dynamisme du secteur des services en 2006 a permis de compenser dans ces régions les pertes industrielles toujours aussi importantes. Les régions des façades atlantique et méditerranéenne, quant à elles, conjuguent une croissance dans les secteurs de la construction et des services permettant d'atteindre fin 2006 une évolution annuelle de l'emploi supérieure à la moyenne nationale.
Évolutions régionales de l'emploi salarié entre le 31/12/2005 et le 31/12/2006
Les créations d'emplois ont permis d'inverser la tendance du chômage à partir du premier trimestre 2006. Le taux de chômage au sens du BIT s'établit à 8,4 % de la population active en métropole au 4e trimestre 2006, soit une baisse annuelle de 0,6 point. Les estimations au 4e trimestre 2007 indiquent une accélération de la tendance avec un recul de 1 point en un an. Le taux de chômage au sens du BIT atteint alors 7,4 % de la population active.
Taux de chômage au 4ème trimestre 2007
Champ : France métropolitaine
Toutes les régions métropolitaines bénéficient en 2006 de l'amélioration du marché du travail. La baisse annuelle du taux de chômage au 4e trimestre 2006 s'étale de - 0,4 point à - 0,9 point. Seule la région de Franche-Comté connaît un recul plus faible du chômage de - 0,2 point en relation avec le niveau modéré des créations d'emplois en 2006. En 2007, les chiffres indiquent une poursuite de la baisse du chômage dans toutes les régions et plus particulièrement en Normandie (- 1,2 point en un an). Quant à la Franche-Comté, la baisse du chômage amorcée plus tardivement en 2006 se confirme en 2007 avec une baisse annuelle de - 1,1 point.