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Les consommations d'énergie dans l'industrie en 2010 y compris IAA et scieries

Sur le champ de l'industrie y compris l'industrie agroalimentaire et les scieries

En 2010, la consommation d'énergie brute dans l'industrie manufacturière y compris industrie agroalimentaire (IAA) et scieries s'élève à 35,8 millions de tonnes-équivalent pétrole (TEP), hors carburants. La consommation nette (consommation brute diminuée des quantités de combustibles ayant servi à produire de l'électricité et diminuée de la quantité de vapeur vendue par des établissements industriels) est de 34 millions de TEP.

Sur le champ de l'industrie hors IAA et scieries

En 2010, la consommation d'énergie brute dans l'industrie manufacturière hors industrie agroalimentaire (cf. champ dans le descriptif de l'enquête) s'élève à 30,6 millions de tonnes-équivalent pétrole (TEP), hors carburants, soit une hausse de 3 %, après le recul historique de 2009 (− 16 %). Parallèlement, la production de l'industrie manufacturière a augmenté de 5 % entre 2009 et 2010, selon l'indice de la production industrielle (IPI). La consommation nette est de 29 millions de TEP (+ 3 %).
En 2009, sous l'effet d'une baisse des prix de la plupart des énergies (sauf l'électricité), la facture énergétique a diminué plus fortement que la consommation en quantité. De manière symétrique, en 2010, la facture énergétique augmente plus fortement, sans pour autant retrouver son niveau de 2008. En 2010, elle s'établit à 11,5 milliards d'euros (après 10,4 milliards en 2009 et 13,0 milliards en 2008), en hausse de 10,2 %.

Cette hausse de la facture est due à une hausse de la consommation, mais aussi à une hausse de la plupart des prix unitaires : exceptés le gaz naturel et la vapeur, dont les prix sont légèrement en baisse, les prix de tous les autres combustibles sont en forte hausse en 2010. Certains retrouvent leur niveau d'avant la crise : c'est notamment le cas du coke de pétrole, du fioul lourd et du butane-propane dont les prix augmentent respectivement de 15 %, 26 % et 27 %, en lien avec la poursuite de la hausse du prix du pétrole en 2010. En revanche, en 2010, l'augmentation du prix des combustibles minéraux solides est d'une plus grande ampleur que la baisse de 2009. Enfin, le prix de l'électricité continue sa hausse tendancielle, mais après la vive progression de 2009 (+ 5,5 %), l'augmentation en 2010 (+ 1,3 %) est moins forte que la moyenne annuelle observée depuis le début des années 2000 (+ 4 %).

Les grandes tendances de consommations d'énergie restent respectées en 2010. L'électricité et le gaz (notamment naturel) demeurent les énergies les plus consommées : en 2010, l'électricité représente 40,5 % des consommations hors usage en tant que matière première et le gaz 37,2 %. En revanche, la part des produits pétroliers continue de baisser pour s'établir à 9,0 % en 2010. En 1996, cette part était de 18,1 % et elle était encore de 13,4 % en 2004, avant la forte hausse du prix du pétrole amorcée cette année-là. Enfin, la vapeur s'affirme comme une énergie en plein essor ; depuis le début des années 2000, sa part dans les consommations d'énergie hors usage en tant que matière première dépasse celle des combustibles minéraux solides : respectivement 7,3 % contre 6,0 % en 2010.

Insee Résultats N° 54 Economie - janvier 2012