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212 600 habitants à Mayotte en 2012 - La population augmente toujours fortement

Résumé

Depuis 2007, la population de Mayotte augmente fortement, à un rythme moyen de 2,7 % par an. Elle atteint 212 600 habitants en août 2012. Avec 570 habitants au km2, Mayotte est le département français le plus dense après ceux d'Île-de-France.
Un Mahorais sur deux vit au Nord-est de l’île. Depuis 2007, les communes de Ouangani et Koungou croissent le plus vite. En revanche, le centre ville de Mamoudzou perd des habitants alors que la périphérie se développe. Le nombre de logements progresse un peu moins vite que la population.

Jean-Pierre Bini, Véronique Daudin, Anne Levet, Insee

Sommaire

Encadrés

Publication

En août 2012, 212 645 personnes vivent à Mayotte. La population de Mayotte a augmenté de 26 200 habitants depuis 2007, soit 5 240 habitants de plus en moyenne chaque année.

En très forte croissance depuis plusieurs décennies, la population mahoraise a triplé depuis 1985. Bien que cette croissance reste soutenue depuis 2007 (+ 2,7 % par an), elle ralentit comparativement aux périodes précédentes : + 5,7 % entre 1991 et 1997, + 4,1 % entre 1997 et 2002 et + 3,1 % entre 2002 et 2007. La croissance démographique est portée par un très fort taux de natalité.

Densité de population par communes

La population de Mayotte croît à la même vitesse que celle des îles des Comores ou de Madagascar, mais plus lentement qu’en Guyane (+ 3,7 % par an). Néanmoins, elle augmente plus rapidement qu’à La Réunion, où la population croît sur la dernière décennie de 1,5 %par an, ou qu’en France métropolitaine (+ 0,7 % par an).

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Un Mahorais sur deux vit dans le Nord-est de l’île

Près de la moitié de la population de Mayotte se concentre dans le Nord-est de l’île, sur les communes de Petite Terre, de Koungou et de Mamoudzou. Commune la plus peuplée de l’île, Mamoudzou compte 57 300 habitants en 2012, soit 27 % de la population mahoraise. Préfecture et capitale économique du département,Mamoudzou concentre sur son territoire l’essentiel des administrations et de l’emploi.

Sa voisine du nord, la ville portuaire et industrielle de Koungou, est la deuxième commune la plus peuplée de l’île, avec 26 500 habitants. En troisième position, Dzaoudzi, l’ancienne préfecture, héberge 14 300 habitants.
Ensuite, six communes ont une population voisine des 10 000 habitants : Dembeni, Tsingoni, Sada, Bandraboua, Pamandzi et Ouangani. Les autres communes mahoraises n’excèdent pas 9 000 habitants, les plus petites étant celles de Kani-Kéli et d’Acoua, avec un peu moins de 5 000 habitants chacune.

Populations légales par commune en 2012
Communes Populations légales 2012 Population totale 2007
Source : Insee, recensements de la population
Municipale Comptée à part Totale
Acoua 4 714 201 4 915 4 624
Bandraboua 10 132 173 10 305 9 019
Bandrele 7 885 159 8 044 6 843
Bouéni 6 402 181 6 583 5 298
Chiconi 7 048 257 7 305 6 412
Chirongui 8 047 238 8 285 6 613
Dembeni 10 923 148 11 071 10 141
Dzaoudzi 14 311 374 14 685 15 354
Kani-Kéli 4 920 276 5 196 4 528
Koungou 26 488 227 26 715 19 843
Mamoudzou 57 281 916 58 197 53 122
Mtsamboro 7 805 273 8 078 6 918
M'Tsangamouji 6 314 158 6 472 5 032
Ouangani 9 834 103 9 937 6 599
Pamandzi 9 892 309 10 201 9 087
Sada 10 195 289 10 484 8 013
Tsingoni 10 454 164 10 618 9 283
Mayotte 212 645 4 446 217 091 186 729

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Jusqu’à 8 % de croissance annuelle selon les communes

Entre 2007 et 2012, la population de la commune de Koungou est celle qui augmente le plus, avec 6 700 habitants supplémentaires. À elle seule, elle contribue au quart de l’accroissement de la population du département. En variation annuelle moyenne, c’est la commune de Ouangani qui progresse le plus rapidement en cinq ans. Sa population augmente chaque année de 8,4 %.
À l’opposé, la commune de Dzaoudzi est la seule à perdre des habitants entre les deux derniers recensements. Mais la population de Petite Terre, qui regroupe Dzaoudzi et Pamandzi, est stable en cinq ans (24 000 habitants). Cette île de seulement 11 km2 présente une densité de population très élevée, qui dépasse 2 100 habitants au km2. La rareté du foncier peut expliquer la stagnation de sa population.

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Taux d’évolution annuel de la population entre 2007 et 2012

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La périphérie de Mamoudzou se développe au détriment du centre ville

Malgré une population en progression avec 4 300 personnes en cinq ans, Mamoudzou est une des communes mahoraises dont l’évolution annuelle moyenne est la plus faible (+ 1,6 %).

Au cours des cinq dernières années, les secteurs périphériques se peuplent au détriment du coeur de ville de Mamoudzou. À l’intérieur de la commune, trois évolutions sont constatées.
Tout d’abord le village de Mamoudzou, centre-ville historique, perd des habitants entre 2007 et 2012 (– 1,1 % par an). Le village de Cavani, qui se trouve à proximité directe de Mamoudzou-centre, perd également de la population (– 1,6 % par an).
Par ailleurs, la population des villages en périphérie, excepté Passamainty, progresse : Kaweni et Mtsapéré augmentent d’environ 2,7 % par an, Vahibé de 1,7 %.
Enfin, la population des villages côtiers au nord et au sud est en forte croissance. Au nord, les villages de la commune de Koungou, à l'exception du centre, ont une augmentation annuelle supérieure à 4,8 %. De même, dans les villages du sud de l’unité urbaine, les populations de Tsoundzou 1 et Tsoundzou 2 augmentent chaque année de plus de 5,5 %, tout comme celle de Tsararano, dans la commune de Dembeni.

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Taux d’évolution de la population des villages du Nord-est entre 2007 et 2012

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Les logements augmentent mais moins vite que la population

Le nombre de résidences principales augmente rapidement (+ 2,3 % par an). Cependant, l’augmentation est deux fois moins rapide que sur les cinq années précédentes (+ 4,5 % par an). En cinq ans, on dénombre 5 570 résidences principales supplémentaires, soit environ 1 100 de plus par an. Parmi les 60 000 logements recensés en 2012, 86 % sont des résidences principales. Le reste se compose des logements vacants, des logements occasionnels et des résidences secondaires.

Le nombre de résidences principales augmente moins vite que la population (2,3 % contre 2,7 %), entraînant une augmentation du nombre moyen de personnes par ménage. Sept communes sont concernées par l’accroissement de la taille des ménages : Ouangani, Koungou, Sada, M’Tsangamouji, Dzaoudzi, Pamandzi et Mamoudzou. Dans les autres communes, le nombre de logements augmente plus vite que la population et la taille des ménages diminue.

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Population municipales et résidences principales - Evolutions par commune depuis 2002
Population
Communes Municipale (nombre) Taux de variation annuel moyen (%)
1- population sans double compte en 2002
Source : Insee, recensements de la population
20021 2007 2012 2002-2007 2007-2012
Acoua 4 605 4 622 4 714 0,1 0,4
Bandraboua 7 501 9 013 10 132 3,7 2,4
Bandrele 5 537 6 838 7 885 4,3 2,9
Bouéni 5 151 5 296 6 402 0,6 3,9
Chiconi 6 167 6 412 7 048 0,8 1,9
Chirongui 5 696 6 605 8 047 3,0 4,0
Dembeni 7 825 10 141 10 923 5,3 1,5
Dzaoudzi 12 308 15 339 14 311 4,5 -1,4
Kani-Kéli 4 336 4 527 4 920 0,9 1,7
Koungou 15 383 19 831 26 488 5,2 6,0
Mamoudzou 45 485 53 022 57 281 3,1 1,6
Mtsamboro 7 068 6 917 7 805 -0,4 2,4
M'Tsangamouji 5 382 5 028 6 314 -1,4 4,7
Ouangani 5 569 6 577 9 834 3,4 8,4
Pamandzi 7 510 9 077 9 892 3,9 1,7
Sada 6 963 8 007 10 195 2,8 5,0
Tsingoni 7 779 9 200 10 454 3,4 2,6
Mayotte 160 265 186 452 212 645 3,1 2,7
Résidences principales
Communes en nombre Taux de variation annuel moyen (%)
Source : Insee, recensements de la population
2002 2007 2012 2002-2007 2007-2012
Acoua 896 1 072 1 193 3,7 2,2
Bandraboua 1 621 2 098 2 451 5,3 3,2
Bandrele 1 141 1 628 2 131 7,4 5,5
Bouéni 1 016 1 250 1 561 4,2 4,5
Chiconi 1 241 1 457 1 757 3,3 3,8
Chirongui 1 278 1 612 2 197 4,8 6,4
Dembeni 1 682 2 324 2 561 6,7 2,0
Dzaoudzi 2 896 3 614 3 251 4,5 -2,1
Kani-Kéli 901 1 053 1 309 3,2 4,4
Koungou 3 625 4 956 5 869 6,5 3,4
Mamoudzou 11 505 13 758 14 385 3,6 0,9
Mtsamboro 1 347 1 524 1 755 2,5 2,9
M'Tsangamouji 1 165 1 283 1 511 1,9 3,3
Ouangani 1 229 1 650 2 117 6,1 5,1
Pamandzi 1 913 2 420 2 491 4,8 0,6
Sada 1 442 1 985 2 355 6,6 3,5
Tsingoni 1 994 2 348 2 710 3,3 2,9
Mayotte 36 892 46 032 51 604 4,5 2,3

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Encadrés

Une forte densité de population

Avec 570 habitants au km2, Mayotte est le département français le plus densément peuplé après ceux d'Île-de-France.

La population y est beaucoup plus dense qu’aux Comores ou à La Réunion (330 habitants/ km2), mais elle l’est un peu moins qu’à Maurice (640 habitants/km2).

Densité de population par communes
Densité de population par communes

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Définitions

La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté (casernes, prisons, etc.), les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune.
Le concept de population municipale correspond à la notion de population utilisée usuellement en statistique. En effet, elle ne comporte pas de doubles comptes : chaque personne vivant en France est comptée une fois et une seule.

La population comptée à part comprend certaines personnes dont la résidence habituelle est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune (voir la liste complète sur insee.fr). Elle comprend par exemple les élèves ou étudiants qui logent pour leurs études dans une autre commune mais dont la résidence familiale est située sur le territoire de la commune. Il est important de dénombrer à part de tels cas, d'abord pour clarifier quelle est véritablement la commune de résidence, mais aussi pour pouvoir détecter des doubles comptes entre deux communes quand on additionne leurs populations.

La population totale La population totale d'une commune est égale à la somme de la population municipale et de la population comptée à part de la commune.
La population totale est une population légale à laquelle de très nombreux textes législatifs ou réglementaires font référence. À la différence de la population municipale, elle n'a pas d'utilisation statistique, car elle comprend des doubles comptes dès lors que l'on s'intéresse à un ensemble de plusieurs communes.

Un logement est un local utilisé pour l'habitation. Il doit être séparé, c'est-à-dire complètement fermé par des murs et cloisons, sans communication avec un autre local si ce n'est par les parties communes de l'immeuble (couloir, escalier, vestibule, etc.). Il doit également être indépendant, à savoir disposer d'une entrée d'où l'on a directement accès sur l'extérieur ou les parties communes de l'immeuble, sans devoir traverser un autre local.
Les logements sont répartis en quatre catégories : résidences principales, résidences secondaires, logements occasionnels, logements vacants.
Il existe des logements ayant des caractéristiques particulières, mais qui font tout de même partie des logements au sens de l'Insee : les chambres meublées, les habitations précaires (maisons en tôle, bangas, etc.).

Une résidence principale est un logement occupé de façon habituelle et à titre principal par une ou plusieurs personnes qui constituent un ménage.

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le recensement à Mayotte

Le recensement a eu lieu du 21 août au 17 septembre 2012 à Mayotte.

Le recensement est une photographie régulière de la population des communes françaises. Le recensement de Mayotte, réalisé à un rythme quinquennal, permet de mesurer les évolutions démographiques et les mutations du département, facilitant ainsi la mise en œuvre de politiques publiques.

L'ensemble de la population et des logements des communes est recensé. Toutes les personnes vivant à Mayotte, quel que soit leur âge ou leur nationalité, ont été interrogées à leur domicile par des agents recenseurs.

Pour la première fois sur Mayotte, un partenariat entre l’Insee et les communes a été mis en place. 550 agents recenseurs ont collecté les informations sur le terrain.

Les résultats détaillés seront publiés au deuxième semestre 2013. Ils permettront de connaître les conditions de logement, le niveau de formation, les migrants, etc.