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Contexte général

Les zones d'activité économique guadeloupéennes

JARRY : pôle majeur de développement à l’échelle de la Caraïbe

À la mi 2010, une dizaine de zones industrielles sont réparties sur l’ensemble de la Guadeloupe et occupent une surface totale d’un peu plus de 460 ha. La région n’a pas bénéficié d’une politique d’aménagement du territoire orientée sur le développement concerté des zones d’activités économiques. En effet, l’essentiel de son activité est concentré sur Jarry et les zones d’activité sont très hétérogènes.

Un tiers des effectifs salariés industriels guadeloupéens à Jarry

Implanté sur la commune de Baie-Mahault, à proximité de l’aéroport Pôle Caraïbes et du port autonome de Guadeloupe (PAG), le site de Jarry bénéficie d’un réseau de communications élevé. Il est également au centre du bassin de la population de l’agglomération pointoise. En 2007, à Jarry, l’industrie emploie 2 530 salariés répartis dans 440 établissements. Regroupant, près du tiers des effectifs salariés de l’industrie en Guadeloupe, la zone de Jarry justifie sa réputation de « poumon industriel de la région ».

Les biens intermédiaires : principal secteur

L’industrie des biens intermédiaires est le secteur industriel dominant à Jarry. Il représente 35 % des salariés industriels de la zone (40 % au niveau régional), soit 750 salariés répartis dans plus d’une centaine d’établissements. Ces derniers sont parmi les plus grands de l’industrie guadeloupéenne avec en moyenne près de sept salariés par établissement. L’extraction de pierres, de calcaire et gypse, la fabrication de matériaux de construction, la transformation de matières plastiques, le travail du bois, la filature et tissage sont les principaux secteurs employeurs. Deux des six plus grands établissements industriels, de 50 salariés ou plus, y sont implantés : la Société des Ciments Antillais et la Société Guadeloupéenne d’Enrobés Chaud (SGEC). Cette dernière appartient à l’industrie des produits minéraux qui domine le secteur des biens intermédiaires en employant un salarié sur trois. Vient ensuite l’industrie de la métallurgie et la transformation des métaux qui emploie un salarié sur quatre.

Forte présence de l’activité de fabrication d’éléments en métal pour la construction

Avec 600 salariés regroupés dans une centaine d’établissements, l’industrie des biens d’équipement est le deuxième plus gros secteur industriel représenté à Jarry (29 % des salariés). Les activités de ce secteur sont principalement concentrées autour de la fabrication d’éléments en métal pour la construction (53 % des salariés), de la chaudronnerie et de la fabrication de réservoirs métalliques (20 % des salariés). La zone industrielle de Jarry polarise 44 % de l’ensemble des salariés des industries des biens d’équipement de la Guadeloupe avec en moyenne cinq salariés par établissement. Jarry Stores et SARL Eurostores emploient chacun plus de 40 salariés.

À Jarry, toutes les activités liées aux industries agroalimentaires sont représentées : boisson, lait, viande, travail du grain, autres industries alimentaires… Elles emploient plus de 450 salariés travaillant dans une soixantaine d’établissements. Le secteur d’activité n’est pas fortement implanté à Jarry mais les établissements sont, en moyenne, les plus grands (7 salariés par unité de production). Deux des plus grands établissements industriels de la région y sont implantés. Il s’agit de la société de fabrication de glace (Socrema) et la société des grands moulins des Antilles (GMA), employant chacune plus de 50 salariés.

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Présence marquée de l’imprimerie

Un salarié sur huit travaille dans les industries des biens de consommation. Regroupant 317 salariés et 80 établissements, c’est le secteur d’activité industrielle le moins bien représenté. Parmi les salariés, 55 % travaillent dans l’imprimerie et 15 % dans l’édition.

Biens d equipement et Biens intermediaires, plus gros pourvoyeurs d’emplois à Jarry

27 zones d’activité économique

En 2007, hors Jarry, 27 zones d’activité économique sont recensées (cf. étude DDE Guadeloupe de 2007) sur le territoire guadeloupéen dont sept aux Abymes, quatre à Baie-Mahault et quatre à Basse-Terre. Elles présentent certaines caractéristiques :

  • des zones peu traitées et organisées « maillent » le territoire;
  • une hétérogénéité de contenu et d’image marquant le paysage (artisanat, industrie, production, BTP, commerce) : notamment pas de zone industrielle dédiée;
  • aucun site dédié et « ciblé » sur un domaine particulier n’est proposé (hormis Dothémare et le Parc Tertiaire de la Jaille);
  • des disponibilités effectives restreintes;
  • la rareté du foncier et les phénomènes spéculatifs pénalisent le territoire régional;
  • la faible maîtrise publique des terrains et des espaces économiques génère des difficultés de gestion et de suivi quantitatif des zones;
  • pas ou peu de Schéma de Cohérence Territoriale, a fortiori économique;
  • l’entretien, la gestion et le suivi des zones sont quasiment absents, pas de mise en valeur des zones;
  • leur délimitation et périmètre, voire leurs noms, sont flous et informels.

L’optimisation et la requalification de ces zones figurent parmi les objectifs affichés par le Conseil régional de Guadeloupe à travers le Schéma régional de développement économique, avec nécessité de développer de nouveaux services et équipements (notamment informatiques) dans une démarche de développement durable. Cependant, les priorités thématiques et géographiques ne sont pas identifiées.

Des zones comme celles de Baie-Mahault, des Abymes et de Basse-Terre-Baillif sont à requalifier en priorité.

Certaines zones d’activité ont une activité industrielle et une dimension régionale susceptibles d’être confortées :

  • Dothémare aux Abymes (90 ha), deuxième pôle économique de Guadeloupe, en devenir tertiaire et production;
  • Jaula-Caillou au Lamentin (30 ha) - 20 entreprises;
  • Nolivier à Sainte Rose (30 ha) - 20 entreprises - orientation principalement artisanale et industrielle.

Sans être dédiées à l’industrie (données de l’étude 2007), trois autres zones de niveau communal ont aussi des activités industrielles :

  • Cité Active de Beausoleil : 15 entreprises;
  • Zone artisanale et industrielle de Baillif (Route des Pères) : 60 entreprises – orientation principalement artisanale et commerciale;
  • Arnouville à Petit-Bourg : 30 entreprises - artisanat-industrie-services.

À mi-2010, la Guadeloupe ne dispose pas de pépinière d’entreprises, ni de technopole, permettant de structurer des moyens humains et structurels autour de grappes d’entreprises jeunes et innovantes. Plusieurs projets sont cependant en cours d’élaboration, et notamment la réalisation d’un Technopôle au Morne Bernard, pôle régional dédié aux technologies innovantes, avec pépinière et hôtel d’entreprises, en collaboration avec l’université Antilles-Guyane (UAG).

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