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Le Lot-et-Garonne en bref

Geneviève PÉDEZERT - Mireille DALLA-LONGA

Résumé

Le Lot-et-Garonne, de taille modeste, est limitrophe des trois plus grands départements de l'Aquitaine et de l'Hexagone. Avec 326 000 habitants, début 2008, il est le moins peuplé de la région et son accroissement démographique n'est dû qu'au jeu des migrations.
Les parts des salariés du commerce et, dans une moindre mesure, de l'agriculture sont les plus élevées de la région.
L'agriculture est nettement orientée vers les grandes cultures, blé tendre pour l'essentiel, et les cultures légumières et fruitières : pomme de terre primeur, tomate, prune d'ente, fraise, etc.
Les industries traditionnelles, de l'agroalimentaire et du bois, prédominent et côtoient des industries plus modernes, notamment pharmaceutiques ou aéronautiques.
Le Lot-et-Garonne bénéficie d'un riche patrimoine médiéval, de voies navigables et d'un parc de loisirs attirant de nombreux visiteurs. Cependant, la capacité d'accueil et la fréquentation touristiques y restent modestes.

Sommaire

Publication

Géographie, infrastructures et chiffres clés

carte : géographie et infrastructures


En Aquitaine, le Lot-et-Garonne, voisin des trois plus grands départements métropolitains, y est le plus petit. Sa taille modeste, 5 400 km2, le place au 65e rang des départements de l'Hexagone. En plein cœur de la “diagonale aride”, selon le géographe André Brunet, entre les arcs atlantique et méditerranéen, le Lot-et-Garonne a autant de voisins en Aquitaine qu'en Midi-Pyrénées. Situé à mi-chemin de Bordeaux et Toulouse, son chef-lieu Agen en subit la double attraction.

L'unité du département est structurée par les deux principaux cours d'eau, le Lot et la Garonne, qui le traversent et lui donnent son nom. Leurs vallées constituent à la fois ses régions agricoles les plus riches et fertiles et ses zones de peuplement les plus denses. La vallée de la Garonne est en outre le sillon de grands axes de circulation (A62, N113, projet de ligne TGV). Le Lot-et-Garonne dispose d'un aéroport, Agen-La Garenne, assurant une liaison avec Paris. Les 319 communes réparties sur le territoire lot-et-garonnais sont rattachées à quatre arrondissements : Agen, Marmande, Nérac et Villeneuve-sur-Lot.

Chiffres clés
unités : nombre et %
Lot-et-Garonne Aquitaine
(p) données provisoires
Source : (1) Insee-Estimations de population, (2) Insee-Estimations d'emploi, (3) Insee-Clap (champ : établissements actifs au 31 décembre, hors agriculture, intérim et défense), (4) Insee - Pôle emploi - Dares, (5) CAF
Population au 1er janvier 2008 (1)
dont (%)
326 000 3 175 500
moins de 20 ans 21,6 22,6
60 ans ou plus 28,6 25,0
Évolution annuelle moyenne entre 1999 et 2008 (%) 0,7 1,0
due au solde naturel - 0,1 0,1
due au solde migratoire apparent 0,8 0,9
Emploi total au 31/12/2007 (2) 118 069 (p) 1 234 293 (p)
Emploi salarié au 31/12/2007
dont (%)
100 803 (p) 1 096 841 (p)
Agriculture 4,0 3,2
Industrie 15,4 13,7
Construction 7,9 6,9
Commerce 18,0 14,7
Services 54,7 61,5
Évolution annuelle moyenne de l'emploi salarié entre 1999 et 2007 (%) 0,8 1,3
Nombre d'établissements au 31/12/2007 (3) 21 178 215 369
Nombre de DEFM catégorie A au 31/12/2009 (4) 13 160 131 920
Évolution des DEFM catégorie A entre le 31/12/2008 et le 31/12/2009 (%) 13,4 16,5
Taux de chômage au 3e trimestre 2009 (%) 9,3 (p) 8,8 (p)
Bénéficiaires du RSA pour 10 000 habitants au 30/09/2009 (5) 274 245

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Une population vieillissante

Le Lot-et-Garonne est le département le moins peuplé de l'Aquitaine. Au 1er janvier 2008, il compte 326 000 habitants, soit 10 % de la population régionale. Sa densité est nettement en dessous de la moyenne régionale : 60 habitants/km2 contre 77. Depuis 1999, la population s'accroît de 0,7 % par an. Cet accroissement démographique n'est dû qu'aux migrations, le solde naturel (naissances - décès) restant négatif. Pourtant, le taux de fécondité est plus élevé que la moyenne régionale : 197 enfants en moyenne pour 100 femmes, contre 179 en Aquitaine.

Le vieillissement de la population se poursuit. L'âge moyen est passé de 41,9 ans à 43,4 ans entre 1999 et 2008. Au 1er janvier 2008, 28,6 % de la population est âgée de 60 ans ou plus et 21,6 % de moins de 20 ans.


Pyramide des âges du Lot-et-Garonne au 01/01/2007

graphique : pyramide des âges du Lot-et-Garonne

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L'emploi salarié surreprésenté dans le commerce

Le produit intérieur brut du Lot-et-Garonne s'élève à 6,7 milliards d'euros courants en 2005, ce qui le place au 71e rang des départements de métropole. Le secteur des services contribue pour 74 % à cette richesse, l'industrie 14 %, la construction 7 % et l'agriculture 5 %. L'économie du Lot-et-Garonne est présentielle, c'est-à-dire que ses activités sont majoritairement tournées vers la satisfaction des personnes présentes, qu'elles soient résidentes ou touristes. En termes d'emploi, plus des deux tiers des effectifs salariés œuvrent dans la sphère présentielle. Par ailleurs, les salaires versés sont nettement en dessous de la moyenne régionale. Ils reflètent, comme dans les autres départements aquitains à caractère rural, une sous-représentation des cadres : 4,3 % contre 6,4 % au niveau régional.

En 2007, la moitié de la population du Lot-et-Garonne vit dans un ménage qui déclare un revenu fiscal par unité de consommation inférieur à 15 600 euros. Ce niveau médian de revenu est le plus faible de la région et nettement inférieur à la moyenne métropolitaine (17 500 euros).

Au 31 décembre 2007, le Lot-et-Garonne compte 118 100 emplois, soit 9,6 % de l'effectif régional. Parmi eux, 100 800 sont des emplois salariés. La majeure partie de l'emploi salarié relève du secteur des services (55 %), le commerce en compte 18 %, l'industrie 15 %, la construction 8 %. L'agriculture occupe 4 % des salariés seulement, mais sa part passe à 8,6 % dans l'emploi total salarié et non salarié. La part de l'emploi salarié dans les services est la plus faible des départements aquitains. Elle est inférieure de 7 points à la moyenne régionale. En revanche, elle est la plus élevée dans le commerce.

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Agriculture : céréales, fruits et légumes

La part de l'emploi agricole dans l'emploi total est la plus élevée des départements aquitains. Pourtant, depuis 2000, le nombre d'exploitations diminue de 3,2 % en moyenne par an et s'établit à 7 460 exploitations en 2007. La décrue observée entre 1988 et 2000 (- 3,6 %) s'est ralentie. La baisse a surtout touché les exploitations de petites tailles et, malgré l'absorption d'une majeure partie de leurs terres par des exploitations plus grandes, la surface agricole utilisée (SAU) s'est réduite d'environ 10 % au cours des deux dernières décennies, soit le plus fort recul constaté dans la région. Ainsi, la SAU recouvre plus de la moitié (54 %) du territoire du département.

Plus de 40 % de la SAU sont consacrés aux céréales et moins de 20 % aux oléagineux. Il s'agit essentiellement du blé tendre (60 % de la production régionale), du maïs et du tournesol (70 % de la production régionale).

Les cultures fruitières et légumières, d'une grande diversité, s'étendent sur plus de 20 000 hectares. Le Lot-et-Garonne est surtout réputé pour les prunes à pruneaux dont il est le premier producteur. Il est aussi dans les premiers rangs pour les noisettes, les kiwis et les pommes. Il se distingue pour ses légumes cultivés, pour le fruit, notamment pour la fraise, mais aussi pour la tomate et le melon. Il tient une bonne place dans la culture de la pomme de terre primeur et le maïs doux. Les produits végétaux assurent 80 % de la valeur de la production agricole lot-et-garonnaise. Les fruits en représentent un tiers. La valeur des productions animales dépend principalement des volailles, du lait et des produits laitiers.

L'agriculture biologique, avec 8 500 ha cultivés, arrive en tête dans la région.

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Prédominance des industries traditionnelles de l'agroalimentaire et du bois

Début 2008, l'industrie lot-et-garonnaise compte 16 800 emplois, soit 14,2 % de l'emploi total départemental. Elle se compose surtout de petites unités, mais les Laboratoires UPSA (filiale de Bristol-Myers Squibb), sur les sites d'Agen et du Passage d'Agen, ou Creuzet Aéronautique à Marmande font partie des plus grands établissements industriels du département.

L'agroalimentaire est le premier secteur industriel en termes d'emploi : 27 % de l'ensemble de l'industrie, soit une part supérieure de 7 points à celle de la région. Delpeyrat traiteur à Estillac et la laiterie à Montayral comptent parmi les principaux employeurs du secteur.

Puis viennent les industries du bois et du papier (14,3 %), et notamment celles du bois avec les Parquets Marty à Cuzorn, C2R à Miramont-de-Guyenne ou Righini SA à Tonneins.

Les industries des équipements mécaniques, telles Babcock Wanson (générateurs de vapeur), JLG France (levage et manutention) ou les établissements Loubat Frères (menuiseries métalliques), occupent 11,7 % des salariés industriels. Ces trois secteurs concentrent plus de la moitié de l'emploi industriel. Les industries pharmaceutiques et les industries des produits minéraux (plus de 8 % de l'emploi industriel salarié chacune) sont nettement plus représentées en Lot-et-Garonne qu'au niveau régional.

Hors de l'industrie, toujours en termes d'emploi salarié, le Lot-et-Garonne affiche aussi une forte représentation du commerce de gros. La SA Maître Prunille et Gifi en sont les principaux établissements.

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Tourisme vert au pays du “kangourou orange”

Le Lot-et-Garonne est doté d'un riche patrimoine architectural : bastides médiévales (Castillonnès, Monflanquin, Villeréal...), châteaux (Bonaguil, Duras) ou villages de caractère comme la cité de Pujols. Le tourisme vert et l'agritourisme y sont particulièrement présents. En outre, traversé par le canal latéral à la Garonne, le Lot et la Baïse, il offre quelque 200 km de voies navigables aux plaisanciers. Enfin, son parc d'attractions Walibi attire 300 000 visiteurs par an, devenant ainsi le premier parc de loisirs du Sud-Ouest.

Malgré sa position sur l'axe Bordeaux-Toulouse emprunté par de nombreux vacanciers, le tourisme génère seulement 3 % de l'emploi salarié contre 5 % en moyenne pour l'Aquitaine. La capacité d'accueil et la fréquentation touristiques (425 000 nuitées pour la saison d'été 2009) se situent à un niveau modeste.

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février 2010 - n° 3

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