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Secteurs d'activité

Agroalimentaire

Chiffres clés

  • Ensemble des entreprises
    • Nombre de salariés (1er janvier 2009) : 20 886
  • Entreprises de 20 salariés ou plus
    • Nombre d'établissements (2007) : 159
    • Investissement (2007) : 155 millions d'euros
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Premier secteur d'activité industrielle en France, les industries agroalimentaires (IAA) tiennent également le premier rang en Basse-Normandie avec leurs 21 000 salariés, soit un salarié industriel sur cinq, comme dans les Pays de la Loire. Seules les IAA bretonne, languedocienne et corse concentrent une proportion d'emplois industriels plus forte sur leur territoire. L'agroalimentaire est aussi le principal exportateur de Basse-Normandie.

Après avoir perdu de nombreux emplois au cours des années quatre-vingt-dix, à la suite d’intenses restructurations dans l’industrie laitière, les IAA bas-normandes ont recommencé à embaucher dès la fin de la décennie précédente. Entre 1999 et 2008, les effectifs salariés se sont accrus de 4,5 % dans la région, contre une légère baisse en France. Rétrogradée au treizième rang des régions françaises classées selon le nombre de salariés dans le secteur en 1999, la Basse-Normandie a refait une partie du chemin perdu et se situe désormais au dixième rang.

L’industrie du lait est le fleuron des IAA bas-normandes. Adossée à une agriculture centrée sur l'élevage, cette industrie est réputée de longue date pour sa production de lait, de beurre, de crème et de fromages. Ces productions sont aujourd’hui largement concentrées entre les mains de grands groupes comme Lactalis, Bongrain, Danone et Nestlé. Toujours à la recherche de gains de productivité, ces grands groupes continuent d’adapter l’outil de production, en modernisant les sites les plus rentables, parfois en réduisant l’activité des autres, voire en les fermant. La tendance est ainsi à la baisse des effectifs salariés (qui représentent encore le tiers de l’industrie agroalimentaire bas-normande), tandis que les dépenses d’investissement atteignent des niveaux très importants. En 2007, les 44 établissements les plus importants de l’industrie laitière ont investi en moyenne chacun 1,8 million d'euros. Mais la tendance est aussi à la relativisation de cette branche : en 2007, les entreprises de plus de vingt salariés de l’industrie du lait avaient créés 40 % de la valeur ajoutée des IAA bas-normandes, contre presque la moitié en 2000.

Le secteur de la viande est le second poids lourd des IAA bas-normandes. Presque à égalité avec l’industrie laitière, quant au nombre de salariés, il est largement distancé dans la production de valeur ajoutée. Affichant une productivité du travail de 35 000 euros par emploi, dans les entreprises de plus de 20 salariés, contre 62 000 dans l’industrie laitière, il génère le quart de la valeur ajoutée des IAA. Mais grâce à l’essor de la production de produits élaborés et de plats cuisinés, la productivité s’accroit dans le secteur de la viande. La réussite de Charal à Flers (produits surgelés) en est une illustration. Aux côtés d’entreprises petites et moyennes spécialisées dans la transformation, les abattoirs restent cependant les principaux employeurs. Trois d’entre eux occupent plus de 500 salariés en Basse-Normandie.

Aux côtés des secteurs du lait et de la viande, se maintient une filière cidricole traditionnelle. Mais les efforts de diversification des IAA bas-normandes se portent dans d’autres directions. Après avoir assuré le succès des salades prêtes à l'emploi, les changements des habitudes de consommation ont en effet favorisé l'émergence de l'industrie du poisson et des plats cuisinés, avec Cuisimer à Carentan, Nutrimer à Verson et Cofa-Frial à Saint-Martin-des-Entrées, ainsi que la croissance dans la fabrication industrielle de pain et de pâtisserie. La rencontre avec le consommateur a aussi conduit à quelques succès sur des créneaux divers : Schwan'France, dans la fabrication de pâtes alimentaires à Mézidon-Canon, Blini SA, à Troarn ou Tartefrais à Falaise. Dans la fabrication d'aliments pour animaux, l'entreprise La Normandise SA s'est signalée par sa croissance fulgurante à Vire. Pour assurer ce développement et cette diversification dépendant largement de l'innovation, plusieurs centres de ressources technologiques fournissent à l'industrie un appui indispensable. C'est le cas d'Adria Normandie à Villers-Bocage, de l'Institut de recherche en biologie appliquée de l'Université de Caen, de l'Ifremer à Port-en-Bessin et d'Intechmer (CNAM) à Cherbourg.

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Chiffres clés des entreprises bas-normandes du secteur de l'agroalimentaire
Le secteur industries
bas-normandes
Région France
* Hors boulangeries, pâtisseries, charcuteries artisanales
Sources : Insee et Sessi - EAE régionalisée, estimations d'emploi, RP 2006
Ensemble de l'industrie
Effectif salarié (31 décembre 2007) 21 256 547 289 96 215
Age moyen 36,7 37,3 39,5
Part des plus de 50 ans 13,2 % 15,4 % 18,0 %
Part des cadres 5,7 % 7,2% 9,2 %
Part des professions intermédiaires 13,9 % 15,2 % 22,4 %
Part des employés 17,2 % 18,7 % 9,9 %
Part des ouvriers 63,2 % 58,9 % 58,5 %
Taux de qualification ouvrière 52,0 % 53,0 % 57,2 %
Taux de féminisation 37,7 % 41,8 % 29,1 %
...dont entreprises de plus de 20 salariés (2007)
Nombre d'établissements 159 5 252 1 149
Effectif salarié moyen 15 363 358 501 75 765
Main d'œuvre totale (EQTC) 17 824 408 055 84 766
Production (M€) 5 533 132 254 19 418
Valeur ajoutée (M€) 909 244 345 4 845
Valeur ajoutée / EQTC (k€) 51 60 57
Coût du travail / EQTC (k€) 36 39 42
Investissements (M€) 155 3 814 662
Crédit bail (M€) 13 240 58
...dont entreprises employant de 1 à 19 salariés (2003) *
Nombre d'établissements 171 nd 1 637
Part dans l'effectif salarié total 6 % nd 9 %
Part dans la valeur ajoutée totale 6 % nd 7 %

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