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Une approche de la précarité en Midi-Pyrénées - Tableaux de bord / édition 2013 (données 2011)

Mise à jour janvier 2014

DRJSCS - Aromsa - Draaf - Pôle emploi - Fédération des Caf - Carsat - ARS - Insee Midi-Pyrénées

Résumé

Les tableaux de bord de la précarité - édition 2013 (données 2011) proposent une photographie de la précarité. Ils s'appuient sur des indicateurs structurés selon quatre dimensions : chiffres clés socio-économiques, minima sociaux, accès aux soins et bas revenus. Déclinés pour la France métropolitaine, Midi-Pyrénées et ses huit départements, ces indicateurs mettent en évidence deux évolutions :
- en Midi-Pyrénées, le nombre d'allocataires des minima sociaux progresse de 2,7 % entre 2010 et 2011. Malgré la reprise économique entre mi-2010 et mi-2011, le nombre d'allocataires du RSA socle non majoré augmente encore, de 4,2 % entre 2010 et 2011 après 7,0 % au cours de l'année précédente. De même, le nombre de bénéficiaires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) progresse de 3,3 %. La hausse du chômage à partir du 2e semestre 2011 laisse augurer une augmentation encore plus vive du nombre de personnes allocataires de ces minima en 2012 ;
- en 2011, la population en situation de précarité augmente de 3,8 % en moyenne en Midi-Pyrénées, le taux de précarité financière atteignant 17,2 %. Ce taux est en hausse chaque année depuis 2009 et se rapproche du niveau le plus élevé depuis 2005 soit 17,6 %. La précarité est nettement plus marquée dans le Tarn-et-Garonne et en Ariège qu'en moyenne régionale. Dans ces deux départements, plus d'une personne de moins de 65 ans sur cinq vit dans un foyer disposant de revenus inférieurs au seuil de bas revenus. Le département du Tarn n'est pas très loin derrière avec 19 % de sa population sous le seuil de bas revenus.

Sommaire

Accueil

Chiffres clés

Minima sociaux

Revenu de solidarité active - RSA activité seul

Accès aux soins

Précarité financière

Accueil

Éditorial

Les pouvoirs publics et l'ensemble des acteurs sociaux portent une attention soutenue aux phénomènes de pauvreté, de précarité et d'exclusion, présents à la fois dans les milieux urbains et ruraux. Des programmes d'intervention sont mis en œuvre par différents acteurs pour apporter des réponses de proximité, le plus en amont possible, et garantir aux personnes concernées l'accès aux droits fondamentaux. Parce qu'ils sont difficiles à cerner de façon globale, du fait de leur diversité et de leur évolution, il est nécessaire que l'information sur ces phénomènes soit approfondie, suivie et mieux partagée d'où ces tableaux de bord annuels.

Cette préoccupation est inscrite au cœur des travaux du partenariat d'observation construit par huit organismes : la Fédération régionale des Caisses d'allocations familiales (Caf), l'Association régionale des organismes de mutualité sociale agricole (Aromsa), le Service régional de l'information statistique économique et territoriale (Sriset) de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf), la Direction régionale de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS), la Caisse régionale d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), la Direction régionale de Pôle emploi Midi-Pyrénées et l'Agence régionale de santé (ARS).

Pour mieux répondre aux besoins locaux, la publication « Une approche de la précarité en Midi-Pyrénées » s'appuie sur trois types de travaux publiés séparément :
- des tableaux de bord de la précarité, constitués d'indicateurs régionaux et départementaux. L'objectif est de fournir rapidement, chaque année, des éléments de cadrage situant Midi-Pyrénées au sein des régions françaises et analysant les disparités départementales ;
- des études thématiques, apériodiques et publiées sous forme de zooms ou d'études cartographiques, qui viennent compléter ces tableaux de bord annuels ; elles abordent des problématiques régionales fortes, telles que l'étude de populations bénéficiaires de minima ou encore en situation de pauvreté ;
- des données localisées, constituées d'indicateurs plus détaillés fournis sur des zonages d'intérêt ou d'intervention publique allant de la commune à la région ; chaque année, ces fiches complètent les tableaux de bord en permettant une analyse territoriale de la précarité.

Les tableaux de bord de la précarité - édition 2013 (données 2011) proposent donc une photographie de la précarité. Ils s'appuient en cela sur des indicateurs structurés selon quatre dimensions : chiffres clés socio-économiques, minima sociaux, accès aux soins et bas revenus. Déclinés pour la France métropolitaine, Midi-Pyrénées et ses huit départements, ces indicateurs mettent en évidence deux évolutions :
- en Midi-Pyrénées, le nombre d'allocataires des minima sociaux progresse de 2,7 % entre 2010 et 2011. Malgré la reprise économique entre mi-2010 et mi-2001, le nombre d'allocataires du RSA socle non majoré augmente encore, de 4,2 % entre 2010 et 2011 après 7,0 % au cours de l'année précédente. De même, le nombre d'allocataires de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) progresse de 3,3 %. La hausse du chômage à partir du 2e semestre 2011 laisse augurer une augmentation encore plus vive du nombre de personnes allocataires de ces minima en 2012 ;
- en 2011, la population en situation de précarité progresse de 3,8 % en moyenne en Midi-Pyrénées, le taux de précarité financière atteignant 17,2 %. Ce taux est en hausse chaque année depuis 2009 et se rapproche de son niveau le plus élevé depuis 2005 soit 17,6 %. La précarité est nettement plus marquée dans le Tarn-et-Garonne et en Ariège qu'en moyenne régionale. Dans ces deux départements, plus d'une personne de moins de 65 ans sur cinq vit dans un foyer disposant de revenus inférieurs au seuil de bas revenus. Le département du Tarn n'est pas loin derrière avec 19 % de sa population sous le seuil de bas revenus.

Tous ceux qui s'intéressent aux problématiques sociales ou jouent un rôle dans la lutte contre la précarité trouveront dans cette publication des éléments de connaissance répondant à leurs questions et utiles à la conduite de leurs actions.

Que toutes les personnes qui ont permis sa réalisation en soient remerciées.

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Chiffres clés

Population


Taille et structure de la population en 2011
Estimation au 1er janvier 2011
Population totale Dont femmes Part des moins de 25 ans (%) Part des 65 ans et plus (%)
Source : Insee - Estimations localisées de population (provisoire)
Ariège 153 274 78 485 25,9 22,0
Aveyron 279 054 142 492 25,2 24,0
Haute-Garonne 1 253 747 640 435 32,2 14,6
Gers 189 688 97 015 24,9 23,7
Lot 175 997 90 701 24,1 24,6
Hautes-Pyrénées 231 323 119 903 25,8 23,0
Tarn 378 429 195 505 27,2 21,8
Tarn-et-Garonne 243 662 124 572 28,8 19,3
Midi-Pyrénées 2 905 174 1 489 108 28,8 19,1
France métropolitaine 63 088 990 32 687 998 30,7 16,9


Au 1er janvier 2011, Midi-Pyrénées compte 2 905 000 habitants. La région se caractérise par une très forte croissance de sa population (+ 1,1 % par an depuis 1999), près de deux fois plus élevée qu'en France métropolitaine (+ 0,6 %). Soutenue par l'arrivée de nouvelles populations, cette croissance est particulièrement marquée en Haute-Garonne et en Tarn-et-Garonne.
Avec une superficie de plus de 45 000 km², Midi-Pyrénées est la région métropolitaine la plus vaste. Malgré une vitalité démographique élevée, elle reste l'une des régions les moins densément peuplées (64 habitants par km²) et présente un caractère rural marqué en dehors de l'aire urbaine de Toulouse. En effet 33 % de la population de Midi-Pyrénées vit dans une commune rurale contre 22 % en métropole. La population est fortement concentrée autour de la capitale régionale : la Haute-Garonne regroupe 43 % des habitants de la région sur moins de 14 % de sa superficie. Les trois départements les plus ruraux (Gers, Lot et Aveyron) sont aussi les plus âgés : près d'un habitant sur quatre a plus de 65 ans. Le seul département où les jeunes de moins de 25 ans représentent plus de 30 % de la population est la Haute-Garonne qui dépasse ainsi la moyenne métropolitaine.

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Chômage


Taux de chômage et structure de la demande d'emploi fin 2011
Taux de chômage (%)(1) Demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C(2) au 31 décembre 2011 Part des demandeurs d'emploi de longue durée(3) dans les catégories A, B, C (%)
2010 2011 Nombre Evolution 2011/2010 (%) Part de (%)
Femmes Moins de 25 ans 50 ans et plus
1 Taux de chômage (au sens du BIT) localisés du 4e trimestre (moyenne trimestrielle en données CVS)

2 Demandeurs d'emploi de catégorie A, B, C - données brutes
Demandeurs d'emplois élargis aux catégories B et C
Seules les catégories A étaient pris en compte dans les tableaux de bord 2008

3 Demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an
Sources : Pôle emploi, Insee
Ariège 10,9 11,7 11 360 9,4 52,8 16,2 22,2 37,1
Aveyron 6,6 6,6 13 304 7,5 53,7 17,9 21,0 32,4
Haute-Garonne 9,5 9,6 100 844 7,2 53,1 16,0 16,6 37,9
Gers 7,1 7,4 9 898 7,7 56,0 16,0 22,9 34,3
Lot 8,5 9,3 10 903 10,6 53,1 15,9 23,3 37,0
Hautes-Pyrénées 10,2 10,6 17 714 7,3 54,0 15,5 23,5 33,6
Tarn 10,2 10,8 27 615 8,6 53,0 17,7 20,2 39,6
Tarn-et-Garonne 10,2 10,9 18 792 11,5 54,5 17,2 19,7 36,8
Midi-Pyrénées 9,3 9,6 210 430 8,1 53,5 16,4 19,1 37,1
France métropolitaine 9,3 9,4 4 316 843 5,3 54,7 17,0 19,2 37,4

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Dans un contexte économique incertain et malgré un bon début d'année, le taux de chômage, au sens du Bureau international du travail (BIT), en Midi-Pyrénées augmente de 0,3 point entre les 4e trimestres 2010 et 2011, pour atteindre 9,6 % de la population active régionale. Ce taux dépasse désormais celui de la France métropolitaine alors qu'il lui était identique fin 2010. Au léger recul du 1er semestre 2011 fait suite un 2nd semestre difficile avec une hausse du chômage plus élevée qu'en métropole.
Hormis en Aveyron où il stagne, le taux de chômage augmente dans tous les départements de la région mais avec des amplitudes différentes. Il progresse de 0,8 point en Ariège, dans le Lot et le Tarn-et-Garonne, tandis qu'il augmente plus légèrement dans le Gers (+ 0,3 point) et en Haute-Garonne (+ 0,1 point). Il connaît une hausse intermédiaire dans les Hautes-Pyrénées (+ 0,4 point) et le Tarn (+ 0,6 point).

Alors que la croissance du nombre des demandeurs d'emploi de catégorie A, B ou C avait connu un ralentissement en 2010 en Midi-Pyrénées, elle s'accélère à nouveau en 2011 (+ 8,1 %) et de façon plus soutenue qu'au niveau national. La part des 50 ans et plus parmi les inscrits à Pôle Emploi dans la région passe de 17,5 % des demandeurs d'emploi en 2010 à 19,1 % en 2011. À l'opposé la part des jeunes de moins de 25 ans inscrits diminue.

Le nombre de demandeurs d'emploi de catégories A, B ou C inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi continue de progresser en Midi-Pyrénées (+ 9 %) et en France métropolitaine (+ 6 %) en 2011, mais nettement moins qu'en 2010 où sa croissance s'approchait de 18 % dans la région. Cette hausse dépasse néanmoins les 11 % dans trois départements où les chômeurs de longue durée sont de surcroît très présents : l'Ariège, le Lot et surtout le Tarn qui compte près de 40 % de personnes inscrites depuis plus d'un an. Au niveau régional, cette part atteint 37,1 %, un peu en deçà de celle de la France métropolitaine (37,4 %).

Taux de chômage au sens du recensement de la population (%) par sexe et tranche d'âge en 2009
Femmes Hommes
15-24 ans 25-54 ans 55-64 ans 15-24 ans 25-54 ans 55-64 ans
Source : Insee, Recensement de la population 2009 exploitation principale.
Ariège 29,2 13,0 10,1 22,9 9,7 9,4
Aveyron 21,9 7,7 5,9 16,8 5,7 5,2
Haute-Garonne 22,1 11,0 8,2 20,2 8,2 7,0
Gers 23,9 9,2 6,4 18,9 6,1 5,1
Lot 27,7 10,4 8,3 22,1 8,4 6,9
Hautes-Pyrénées 27,9 11,5 8,6 22,3 8,3 6,5
Tarn 29,0 12,1 7,9 22,6 9,1 8,0
Tarn-et-Garonne 32,0 12,4 9,0 22,6 8,3 7,9
Midi-Pyrénées 24,7 10,9 8,0 20,7 8,1 6,9
France métropolitaine 24,8 10,9 8,4 22,5 8,7 8,3

Le recensement de la population permet de déterminer un taux de chômage déclaré par âge et par sexe. Ce taux obtenu à partir des déclarations des ménages est différent de celui défini précédemment mais permet d'effectuer une analyse plus fine et de faire apparaître les difficultés que rencontrent les personnes en fonction de l'âge et du sexe. Ces données portent sur l'année 2009.

En Midi-Pyrénées, les jeunes de moins de 25 ans sont deux fois plus touchés par le chômage que les personnes de 25 à 54 ans et près de trois fois plus que les seniors, ce qui est aussi le cas pour la France métropolitaine. Les femmes sont plus exposées que les hommes mais l'écart s'estompe avec l'âge. Ainsi près de 25 % des jeunes femmes actives se déclarent au chômage en 2009 en Midi-Pyrénées, soit 4,0 points de plus que les hommes, l'écart étant moins marqué en moyenne en métropole (2,3 points). Entre 25 et 54 ans, l'écart n'est plus que de 2,8 points au niveau régional (2,2 points au niveau national). Et après 55 ans, il est encore de 1,1 point en Midi-Pyrénées alors qu'il disparaît au niveau national.Les départements sont inégalement touchés par ces différences liées à l'âge et au sexe. Ainsi le taux de chômage déclaré varie de 22 % pour les jeunes Aveyronnaises à 32 % pour les jeunes Tarn-et-garonnaises, soit un niveau bien plus élevé que celui de la métropole. Les écarts sont bien moins marqués entre les jeunes hommes selon les départements : le taux de chômage déclaré varie de 17 % en Aveyron à 23 % dans l'Ariège, taux plus proche de celui de la métropole.

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Revenus



Revenus fiscaux des ménages par unité de consommation en 2010
Revenu fiscal mensuel par unité de consommation
(en euros)
Médian 1er décile 9e décile
Source : Insee, DGFiP - Revenus fiscaux localisés des ménages
Ariège 1 382 470 2 598
Aveyron 1 425 614 2 661
Haute-Garonne 1 714 620 3 329
Gers 1 450 594 2 731
Lot 1 443 584 2 751
Hautes-Pyrénées 1 483 610 2 714
Tarn 1 432 554 2 724
Tarn-et-Garonne 1 398 500 2 637
Midi-Pyrénées 1 538 585 2 992
France de province 1 522 570 2 943
France métropolitaine 1 562 565 3 162


En 2010, la moitié des Midi-Pyrénéens vivent dans un ménage déclarant moins de 1 538 euros de revenus par mois et par unité de consommation et 10 % dans un ménage avec moins de 585 euros mensuels. Quant aux 10 % des personnes les plus aisées, elles vivent dans un ménage déclarant au moins 2 992 euros par mois et par UC. Les revenus des habitants de la région sont un peu supérieurs à ceux de la France de province, mais deviennent inférieurs lorsque l'on rajoute les revenus de l'Île-de-France. Comme en France, de grandes disparités de revenus existent au sein de la région. Ainsi, les 10 % des personnes les plus aisées déclarent des revenus 5,1 fois supérieurs à ceux des 10 % les plus modestes, proportion bien inférieure à celle de la France métropolitaine (5,6) et comparable à celle de la France de province (5,2).

La Haute-Garonne se distingue toujours par des revenus plus élevés : le revenu médian, 1 714 euros est nettement supérieur à celui de l'ensemble de la région et de la métropole. Ce département abrite cependant de fortes disparités. Les plus aisés déclarent un revenu 5,4 fois supérieur à celui des plus modestes. À l'opposé l'Ariège affiche le revenu médian le plus bas de Midi-Pyrénées (1 382 euros) et les 10 % de ses habitants les plus pauvres déclarent un revenu mensuel inférieur à 470 euros par unité de consommation, nettement en deçà de celui des autres départements.

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Minima sociaux

Vue d'ensemble



Evolution du nombre d'allocataires des quatre principaux minima sociaux en Midi-Pyrénées

Parmi les huit minima sociaux existant en France métropolitaine, quatre d'entre eux couvrent 96 % des allocataires de Midi-Pyrénées en 2011 :
- le Revenu de solidarité active (RSA) socle, avec ses deux volets le RSA socle non majoré et le RSA socle majoré pour isolement,
- l'Allocation de solidarité spécifique (ASS),
- l'Allocation adulte handicapé (AAH),
- l'Allocation supplémentaire du minimum vieillesse (AS) à laquelle se substitue progressivement l'Allocation de solidarité aux personnes agées (ASPA).

Ces quatre principaux minima sont versés à 156 300 personnes : 126 500 perçoivent l'un des trois minima destinés aux moins de 65 ans (RSA socle majoré ou non, ASS, AAH) et 29 800 perçoivent l'AS ou l'ASPA.

Le RSA est une prestation entrée en vigueur le 1er juin 2009 en France métropolitaine. Sa première composante, le RSA socle, a remplacé le revenu minimum d'insertion (RMI), l'allocation de parent isolé (API), ainsi que certains dispositifs d'intéressement à la reprise d'activité. Il est versé par les Caisses d'allocations familiales ou les caisses de mutualité sociale agricole. Pour pouvoir bénéficier du RSA socle, il faut avoir au moins 25 ans ou assumer la charge d'un ou plusieurs enfants (ou attendre un enfant). L'extension du RSA aux jeunes actifs de moins de 25 ans pouvant justifier de deux ans d'activité professionnelle dans les trois dernières années est intervenue le 1er septembre 2010. Le dispositif prévoit également un droit à l'accompagnement.

La seconde composante, le RSA activité, bénéficie aux personnes qui travaillent mais perçoivent de faibles revenus d'activité. Un allocataire peut bénéficier simultanément de la composante socle et de la composante activité du RSA. L'ensemble assure en général un revenu plus élevé aux personnes en emploi. Le RSA activité seul n'est pas un minimum social. Le dispositif RSA s'est mis en œuvre progressivement dans un contexte de crise économique : fin 2011, deux ans et demi après son entrée en vigueur, il atteint son régime de croisière.

En Midi-Pyrénées, le nombre total d'allocataires d'au moins l'un des quatre minima sociaux continue d'augmenter, de 2,7 % en 2011, soit une hausse comparable à celle de l'année précédente (2,8 %). La dégradation du contexte économique depuis mi-2008 contribue encore à la hausse du nombre d'allocataires pour les dispositifs tournés vers la population en âge de travailler, mais de façon moindre cependant que précédemment : la croissance du nombre d'allocataires du RSA socle non majoré continue de ralentir : + 4,2 % en 2011 après une hausse de 7 % en 2010 et de 12,2 % en 2009, année de mise en place du nouveau dispositif RSA.
Le nombre d'allocataires de l'ASS augmente quant à lui de 3,3 %, comme l'année précédente, avec le développement du chômage de longue durée.

Le nombre d'allocataires de l'AS ou de l'ASPA continue de baisser en 2011 (- 2,3 %), mais de façon moins importante qu'en 2010 (- 4,0 %). Cette diminution globale est en fait le résultat de deux évolutions contraires : d'une part une hausse des entrées dans le dispositif du fait de la revalorisation du plafond de ressources intervenue en 2009 pour le régime général, d'autre part une baisse des allocataires du régime agricole.

Le nombre d'allocataires de l'AAH progresse de 4,6 % comme en France métropolitaine, sous l'impulsion du plan de revalorisation sur cinq ans engagé en 2008. La part de la population couverte en Midi-Pyrénées est supérieure à celle de l'ensemble du territoire métropolitain.

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Revenu de solidarité active socle non majoré



Population couverte par le RSA socle non majoré en 2011

Le RSA socle non majoré s'est substitué au revenu minimum d'insertion (RMI) le 1er juin 2009. Il remplace pour l'essentiel des aides déjà existantes et la plupart des bénéficiaires ont automatiquement basculé vers le RSA dès sa mise en place. Il demeure le minimum social le plus distribué en Midi-Pyrénées, comme au niveau national : un tiers des allocataires d'au moins l'un des quatre principaux minima, soit 54 100 allocataires en 2011, dont environ 200 jeunes de moins de 25 ans sous le nouveau dispositif. Quelque 31 400 femmes et 33 500 hommes sont bénéficiaires de cette allocation, que ce soit comme allocataire direct ou en tant que conjoint de l'allocataire. En tenant compte des familles des allocataires, 102 000 personnes dans la région sont couvertes par le RSA socle non majoré, soit 4,3 % des moins de 65 ans, une part légèrement inférieure à celle de la France métropolitaine.

Le poids du RSA socle non majoré est inégalement réparti sur le territoire français, avec une part de la population couverte allant de 1,6 % en Haute-Savoie à 8,5 % en Seine-Saint-Denis. Ce poids est également très disparate au sein de la région Midi-Pyrénées. Ainsi l'Aveyron, avec une part de 2,4 %, fait partie des dix départements les moins touchés de France ; à l'opposé, l'Ariège (6,4 %) se situe dans les dix départements les plus concernés par le RSA socle non majoré.

Allocataires et population couverte par le RSA socle non majoré en Midi-Pyrénées
Allocataires Population couverte Bénéficiaires*
au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) Part parmi les moins de 65 ans en 2011 (%) Femmes au 31 décembre 2011 Hommes au 31 décembre 2011
* Bénéficiaires : il s'agit de l'ensemble des allocataires (qu'ils soient avec ou sans conjoint) et de leurs conjoints.
Sources : Insee, Caf, MSA
Ariège 4 027 4 208 4,5 7 373 7 635 3,6 6,4 2 471 2 548
Aveyron 2 724 2 668 - 2,1 5 079 5 076 - 0,1 2,4 1 531 1 674
Haute-Garonne 24 468 25 403 3,8 44 621 46 715 4,7 4,4 14 379 15 781
Gers 2 471 2 622 6,1 4 596 4 894 6,5 3,4 1 587 1 511
Lot 2 508 2 638 5,2 4 495 4 727 5,2 3,6 1 463 1 672
Hautes-Pyrénées 3 656 3 792 3,7 6 748 7 079 4,9 4,0 2 213 2 298
Tarn 7 035 7 425 5,5 13 725 14 639 6,7 4,9 4 441 4 568
Tarn-et-Garonne 4 981 5 294 6,3 10 649 11 213 5,3 5,7 3 319 3 435
Midi-Pyrénées 51 870 54 050 4,2 97 286 101 978 4,8 4,3 31 404 33 487
France métropolitaine 1 183 192 1 223 436 3,4 2 245 091 2 330 416 3,8 4,4 - -


Entre 2010 et 2011, le nombre d'allocataires du RSA socle non majoré continue d'augmenter mais à un rythme ralenti par rapport aux années précédentes : + 4,2 % en Midi-Pyrénées, après + 7,0 % en 2010 et + 12,2 % en 2009. La hausse reste plus vive qu'en métropole même si l'écart s'atténue. Elle décélère dans la plupart des départements de la région, hormis en Ariège où le nombre d'allocataires augmente encore de 4,5 % (+ 3,7 % l'année précédente), et dans le Tarn (+ 5,5 % contre + 5,2 %). En Haute-Garonne, qui compte près de la moitié des allocataires, le ralentissement est important, mais le nombre d'allocataires continue à croître davantage qu'en France métropolitaine. En revanche, l'Aveyron connaît une baisse de 2,1 % en 2011, faisant suite à une hausse de 7,2 % en 2010 comparable à la moyenne de Midi-Pyrénées (+ 7,0 %). Les progressions les plus importantes, au-delà de 6 %, du nombre d'allocataires se produisent en Tarn-et-Garonne et dans le Gers.
La hausse du nombre d'allocataires du RSA socle non majoré est directement imputable au contexte économique ralenti en 2011, après une année 2010 de sortie de crise, qui engendre des ajustements importants sur le marché du travail avec une répercussion quelques mois après sur le nombre d'allocataires du RSA.

Population couverte par le RSA socle non majoré en Midi-Pyrénées en 2011

La population couverte par le RSA socle non majoré vit surtout dans les espaces urbains, notamment dans les grandes villes. Dans la commune de Tarbes, près de 10 % de la population des moins de 65 ans est couverte par le RSA socle non majoré ; cette part est également forte à Montauban (9,3 %) et dans sa périphérie. Castres et Albi sont aussi très touchées (8 %) ainsi que Toulouse (7,3 %), contrastant avec leur couronne périurbaine où les allocataires du RSA sont moins nombreux (voir données localisées à la commune dans la rubrique Documents associés).
Dans les départements les plus touchés, la géographie du RSA socle rappelle celle de la précarité financière. Ainsi en 2011, les bénéficiaires sont proportionnellement les plus nombreux en Ariège, notamment dans le Couserans, ainsi que, dans une moindre mesure, en Tarn-et-Garonne.

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Allocation de Solidarité Spécifique (ASS)



Allocataires de l'ASS en Midi-Pyrénées
Allocataires
au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010
(%)
Femmes 2011 Hommes 2011
Source : Pôle emploi
Ariège 947 1 004 6,0 456 548
Aveyron 946 981 3,7 428 553
Haute-Garonne 5 567 5 763 3,5 2 703 3 060
Gers 814 882 8,4 431 451
Lot 1 017 1 048 3,0 474 574
Hautes-Pyrénées 1 457 1 508 3,5 729 779
Tarn 2 423 2 449 1,1 1 079 1 370
Tarn-et-Garonne 1 351 1 370 1,4 602 768
Midi-Pyrénées 14 522 15 005 3,3 6 902 8 103
France métropolitaine 332 600 345 300 3,8 - -


En 2011, l'Allocation de solidarité spécifique (ASS) est versée à 15 000 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en Midi-Pyrénées, dont 46 % de femmes. Cette prestation est destinée aux demandeurs d'emploi qui ont épuisé leurs droits à l'assurance chômage et qui justifient d'au moins cinq ans d'activité salariée au cours des dix dernières années. Suivant avec un certain décalage l'augmentation du chômage de longue durée commencée au 1er semestre 2009, le nombre d'allocataires de l'ASS progresse en 2011 comme en 2010 dans la région (+ 3,3 %).

La situation est fortement contrastée d'un département à l'autre. Ainsi la croissance ralentit dans quatre départements : dans le Lot , en Hautes-Pyrénées, en Tarn-et-Garonne et surtout dans l'Aveyron où la hausse passe de 9,9 % en 2010 à 3,7 % en 2011. A l'inverse, la croissance s'accélère dans les quatre autres départements, faiblement dans le Tarn et en Haute-Garonne mais à un rythme bien plus soutenu en Ariège et dans le Gers. Dans ce dernier département, la hausse du nombre d'allocataires de l'ASS culmine à 8,4 %.

Les allocataires de l'ASS sont relativement moins nombreux en Haute-Garonne qu'ailleurs en Midi-Pyrénées : ce département regroupe 38 % des bénéficiaires de l'ASS de la région, mais 46 % de la population totale indemnisée par Pôle emploi. À l'inverse, le Tarn concentre 16 % des allocataires de l'ASS de Midi-Pyrénées pour 13 % de l'ensemble des allocataires indemnisés.



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Allocation Adulte Handicapé (AAH)



Allocataires et population couverte par l'AAH en Midi-Pyrénées
Allocataires Population couverte Bénéficiaires*
au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) Part (%) parmi les moins de 65 ans en 2011 Femmes au 31 décembre 2011 Hommes au 31 décembre 2011
* Bénéficiaires : il s'agit de l'ensemble des allocataires (qu'ils soient avec ou sans conjoint) et de leurs conjoints.
Sources : CAF, MSA, Insee
Ariège 2 805 2 860 2,0 4 169 4 229 1,4 3,5 1 615 1 862
Aveyron 5 003 5 129 2,5 7 446 7 622 2,4 3,6 3 011 3 413
Haute-Garonne 16 111 17 360 7,8 23 554 25 602 8,7 2,4 9 544 10 872
Gers 3 582 3 672 2,5 5 139 5 269 2,5 3,6 2 085 2 375
Lot 3 424 3 429 0,1 5 249 5 218 - 0,6 3,9 2 057 2 254
Hautes-Pyrénées 5 026 5 196 3,4 7 330 7 570 3,3 4,3 2 950 3 287
Tarn 6 676 6 883 3,1 9 917 10 194 2,8 3,4 4 072 4 347
Tarn-et-Garonne 4 887 5 161 5,6 7 848 8 230 4,9 4,2 3 109 3 350
Midi-Pyrénées 47 514 49 690 4,6 70 652 73 934 4,6 3,1 28 443 31 760
France métropolitaine 884 839 925 306 4,6 1 321 892 1 382 053 4,6 2,6 - -


L'Allocation adulte handicapé (AAH) constitue, en nombre d'allocataires, le deuxième minimum social distribué dans la région comme au niveau national. Il est versé à 49 700 personnes en 2011 en Midi-Pyrénées, soit à 32 % de l'ensemble des allocataires d'au moins l'un des quatre principaux minima sociaux. Quelque 28 400 femmes et 31 800 hommes sont bénéficiaires de cette allocation, soit directement, soit en tant que conjoint(e). Avec leurs familles, ce sont quelque 73 900 personnes qui bénéficient de l'AAH, soit 3,1 % des moins de 65 ans.
Les allocataires sont relativement plus nombreux dans les Hautes-Pyrénées où sont implantés de nombreux établissements spécialisés. Dans le Lot, le Gers, les Hautes-Pyrénées et de manière encore plus accentuée en Aveyron, l'AAH est versée à davantage d'allocataires que le RSA socle non majoré.

En 2011, le nombre des allocataires de l'AAH progresse de 4,6 % en Midi-Pyrénées, soit autant qu'au niveau national, après une hausse un peu moins marquée l'année précédente (3,5 % contre 3,6 %). Ce résultat masque de fortes disparités par département : la croissance observée en 2010 ralentit en Ariège, dans le Gers et dans le Lot, pour faire place à une quasi-stabilité dans ce dernier département. La Haute-Garonne, qui compte plus d'un tiers des allocataires de la région, continue à connaître une hausse importante (+ 7,8 %) qui s'accélère même par rapport à 2010 (+ 6,6 %), soit un taux bien au-dessus de la moyenne régionale et de la métropole. La part de la population haut-garonnaise couverte par ce dispositif est toujours plus faible que celle de la métropole (2,4 % contre 2,6 %) mais s'en rapproche d'année en année (respectivement 1,9 % et 2,3 % en 2009).

En Midi-Pyrénées comme au niveau national, la part de la population couverte par l'AAH continue d'augmenter. La hausse du nombre d'allocataires de l'AAH se poursuit sous l'impulsion du plan de revalorisation sur cinq ans engagé en 2008. Le plafond de ressources a été sensiblement relevé, ce qui permet à davantage de personnes d'avoir accès à cette prestation.

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Revenu de solidarité active socle majoré



Allocataires et population couverte par le RSA socle majoré en Midi-Pyrénées
Allocataires Population couverte Allocataires
au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) Part (%) parmi les moins de 65 ans en 2011 Femmes au 31 décembre 2011 Hommes au 31 décembre 2011
Sources : CAF, MSA, Insee
Ariège 509 536 5,3 1 397 1 493 6,9 1,2 504 32
Aveyron 413 420 1,7 1 191 1 182 - 0,8 0,6 401 19
Haute-Garonne 3 552 3 567 0,4 9 954 9 993 0,4 0,9 3 415 152
Gers 376 388 3,2 1 118 1 122 0,4 0,8 372 16
Lot 395 349 - 11,6 1 116 996 - 10,8 0,8 329 20
Hautes-Pyrénées 618 627 1,5 1 693 1 780 5,1 1,0 592 35
Tarn 1 107 1 115 0,7 3 361 3 296 - 1,9 1,1 1 061 54
Tarn-et-Garonne 775 771 - 0,5 2 230 2 247 0,8 1,1 744 27
Midi-Pyrénées 7 745 7 773 0,4 22 060 22 109 0,2 0,9 7 418 355
France métropolitaine 190 557 187 840 - 1,4 541 391 535 407 - 1,1 1,0 - -


Les bénéficiaires du RSA socle majoré au titre de parent isolé sont en grande partie ceux qui percevaient avant juin 2009 l'Allocation de parent isolé (API). Cependant, le public s'est élargi : le RSA socle majoré est désormais distribué aux parents isolés dont les enfants à charge ont moins de 25 ans alors qu'auparavant seuls les parents isolés avec des enfants de moins de 20 ans pouvaient prétendre à l'API. En outre, lors d'une séparation, le parent isolé qui bénéficiait du RMI avec son conjoint pouvait garder cette dernière allocation, à condition de ne pas faire de demande d'API ; aujourd'hui, il bascule automatiquement dans le dispositif du RSA socle majoré.

En 2011, 7 800 parents isolés perçoivent le RSA socle majoré en Midi-Pyrénées : la quasi-totalité des bénéficiaires sont des femmes (95,4 %). Avec les enfants, la population couverte s'élève ainsi à 22 100 personnes dans la région, soit 0,9 % de la population de moins de 65 ans, part comparable à l'ensemble de la métropole. La part de la population couverte est un peu plus élevée en Ariège, Tarn et Tarn-et-Garonne et la plus faible dans l'Aveyron. Au niveau régional, le nombre de personnes couvertes stagne en 2011, alors qu'il continue de baisser en métropole comme l'année précédente.

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Allocation Supplémentaire du minimum vieillesse (AS) et Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)



Allocataires de l'ASPA- AS en Midi-Pyrénées
Allocataires
au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) Part allocataires (%) parmi les 65 ans ou plus Femmes au 31 décembre 2011 Hommes au 31 décembre 2011
Sources : CNAVTS, MSA, SASV, CNRACL, FSPOEIE, RSI-Commerçants, RSI-Artisans,
SNCF, Enim, Régime minier, Cavimac, Insee
Ariège 1 982 1 918 - 3,2 5,7 1 167 751
Aveyron 3 856 3 648 - 5,4 5,5 2 349 1 299
Haute-Garonne 9 670 9 571 - 1,0 5,2 5 598 3 973
Gers 2 884 2 785 - 3,4 6,2 1 760 1 025
Lot 2 018 1 949 - 3,4 4,5 1 241 708
Hautes-Pyrénées 2 856 2 820 - 1,3 5,3 1 780 1 040
Tarn 4 028 3 943 - 2,1 4,8 2 455 1 488
Tarn-et-Garonne 3 247 3 204 - 1,3 6,8 1 773 1 431
Midi-Pyrénées 30 541 29 838 - 2,3 5,4 18 123 11 715
France métropolitaine 510 091 508 617 - 0,3 4,8 285 071 223 546


Deux allocations permettent d'atteindre le niveau du minimum vieillesse : l'Allocation supplémentaire du minimum vieillesse (AS) et l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), entrée en vigueur au début de l'année 2007. En 2011, ces allocations apportent un complément de ressources à 29 800 retraités midi-pyrénéens âgés de 65 ans ou plus, n'ayant jamais ou pas assez cotisé pour atteindre le seuil du minimum vieillesse. Ces allocataires, rattachés pour l'essentiel au régime général (65 % des allocataires) et au régime agricole (20 %), représentent 19 % des allocataires des quatre principaux minima sociaux. Dans la région, la proportion d'allocataires parmi les plus de 65 ans diminue légèrement, passant de 5,6 % à 5,4 %, mais reste toujours supérieure à la moyenne nationale. En Midi-Pyrénées davantage qu'en France métropolitaine, les allocataires de l'AS-ASPA sont majoritairement des femmes : 61 % pour la région et 56 % pour la métropole. Le fait qu'elles soient plus nombreuses est dû à leur espérance de vie plus importante que les hommes et à des pensions de retraite généralement plus faibles.

En Midi-Pyrénées, le nombre d'allocataires continue de baisser (- 2,3 %) en 2011, cependant moins qu'en 2010 (4,0 %). Il est, cette année encore, en recul dans tous les départements mais de façon plus modérée que la précédente hormis en Tarn-et-Garonne (- 1,3 % alors qu' il était quasiment stable en 2010). La baisse est la plus prononcée en Aveyron (- 5,4 %), où elle était déjà très importante les deux années précédentes.

La revalorisation progressive du montant des retraites et l'augmentation du nombre de carrières complètes chez les femmes entraînent une baisse mécanique du nombre d'allocataires de l'AS-ASPA depuis sa création. Cependant, depuis 2003, la baisse ralentit dans la région par rapport à la décennie précédente : le nombre d'allocataires diminue de 3,9 % chaque année en moyenne entre 2003 et 2011, contre - 8,3 % entre 1993 et 2003. En 2009, le plafond des ressources a été relevé, générant l'entrée de nouveaux allocataires dans le dispositif. Cette hausse est compensée par une diminution sensible du nombre d'allocataires rattachés au régime agricole.

Allocataires de l'ASPA et de l'AS en Midi-Pyrénées en 2011

La répartition sur le territoire des allocataires du minimum vieillesse diffère en partie de celle des autres formes de précarité. La part des allocataires de l'AS et de l'ASPA est plus élevée dans les départements les plus ruraux, le Gers et l'Aveyron. Dans l'Ariège et en Tarn-et-Garonne, le caractère rural de la population âgée et une précarité plus grande dans l'ensemble de la population se combinent pour aboutir à une surreprésentation de l'AS et de l'ASPA.

Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CMU-C)



Bénéficiaires de la CMU-C en Midi-Pyrénées
Bénéficiaires (assurés + ayants-droit) Part (%) parmi les moins de 65 ans
en moyenne annuelle en 2010 en moyenne annuelle en 2011 Évolution 2011/2010 (%)
NB : Données 2009 « rebasées » au 1er janvier 2011
Sources : Fonds CMU : CNAMTS, CCMSA, RSI, Insee
Ariège 11 777 11 810 0,3 9,9
Aveyron 10 037 10 057 0,2 4,7
Haute-Garonne 69 762 75 113 7,7 7,0
Gers 8 712 9 093 4,4 6,3
Lot 8 021 8 326 3,8 6,3
Hautes-Pyrénées 12 292 12 704 3,4 7,1
Tarn 22 204 23 597 6,3 8,0
Tarn-et-Garonne 17 229 17 572 2,0 8,9
Midi-Pyrénées 160 034 168 272 5,1 7,2
France métropolitaine 3 637 234 3 754 613 3,2 7,2


En 2011, quelque 168 000 habitants de la région aux revenus les plus modestes bénéficient de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Avec 7,2 % de personnes couvertes par la CMU-C parmi les moins de 65 ans, la région se situe dans la moyenne métropolitaine. Cette proportion a cependant augmenté plus vite que celle de la métropole : + 0,4 point contre + 0,2 point en un an. La part de la population de moins de 65 ans couverte par la CMU-C est toujours plus importante en Ariège où elle atteint près de 10 %. C'est aussi dans ce département que la proportion de personnes touchant le RSA socle non majoré est la plus forte. À l'opposé, l'Aveyron affiche le taux de population couverte le plus faible de la région pour la CMU-C (4,7 %), comme pour le RSA socle non majoré (2,4 %). Le nombre de bénéficiaires de la CMU-C augmente plus en Midi-Pyrénées (+ 5,1 %) qu'au niveau national en 2011. Cette hausse est bien supérieure à celle de l'année précédente (+ 1,7 %) : elle est en grande partie imputable à la Haute-Garonne(+ 7,7 %, soit 5 300 bénéficiaires supplémentaires en 2011, contre 2 400 en 2010). Dans le Tarn, la croissance du nombre de bénéficiaires est également vive (+ 6,3 %). La progression du nombre de bénéficiaires dans ces deux départements se traduit de surcroît par une hausse non négligeable de la part de la population couverte : + 0,5 point.

Revenu de solidarité active Activité seul (RSA activité)



Allocataires et population couverte par le RSA Activité seul en Midi-Pyrénées
Allocataires Population couverte Bénéficiaires*
au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) au 31 décembre 2010 au 31 décembre 2011 Évolution 2011/2010 (%) Part parmi les moins de 65 ans en 2011 (%) Femmes au 31 décembre 2011 Hommes au 31 décembre 2011
* Bénéficiaires : il s'agit de l'ensemble des allocataires (qu'ils soient avec ou sans conjoint) et de leurs conjoints.
Sources : CAF, MSA, Insee
Ariège 1 366 1 310 - 4,1 3 199 2 972 - 7,1 2,5 1 072 663
Aveyron 1 278 1 189 - 7,0 2 987 2 710 - 9,3 1,3 982 586
Haute-Garonne 9 213 9 271 0,6 19 444 19 969 2,7 1,9 7 602 4 153
Gers 1 276 1 214 - 4,9 2 929 2 766 - 5,6 1,9 981 633
Lot 1 188 1 229 3,5 2 653 2 708 2,1 2,0 996 596
Hautes-Pyrénées 1 782 1 695 - 4,9 3 898 3 718 - 4,6 2,1 1 380 769
Tarn 2 821 2 840 0,7 6 618 6 749 2,0 2,3 2 410 1 401
Tarn-et-Garonne 2 067 1 970 - 4,7 5 014 4 751 - 5,2 2,4 1 674 1 023
Midi-Pyrénées 20 991 20 718 - 1,3 46 742 46 343 - 0,9 2,0 17 097 9 824
France métropolitaine 460 038 458 411 - 0,4 1 087 613 1 089 483 0,2 2,1 - -

Par le biais du RSA Activité seul, le RSA ouvre des droits à de nouveaux bénéficiaires qui travaillent et perçoivent de faibles revenus. Cette composante du RSA n'est pas assimilée à un minimum social.

Fin 2011, 20 700 personnes sont allocataires en Midi-Pyrénées de cette prestation, soit près d'un quart de l'ensemble des bénéficiaires du RSA. La population couverte est de 46 300 personnes, soit 2 % de la population des moins de 65 ans. Le nombre d'allocataires du RSA Activité jeune reste marginal avec un peu plus de 400 jeunes concernés, soit une augmentation de 31 % en un an. Les femmes sont presque deux fois plus touchées que les hommes par ce dispositif. Ceci est en partie dû au fait qu'elles ont plus souvent un emploi à temps partiel que les hommes ; ainsi 32 % des femmes salariées sont à temps partiel en Midi-Pyrénées en 2010, contre 11 % pour leurs homologues masculins. Une conséquence de la surreprésentation du temps partiel chez les les femmes est pour certaines d'entre elles des rémunérations faibles donnant droit au versement du RSA Activité. Le nombre d'allocataires du RSA Activité est en baisse de 1,3 % en 2011 dans la région, après avoir connu une forte hausse l'année précédente (+ 15,6 %) : la montée en charge de ce dispositif depuis la mi-2009 est en effet intervenue dans un contexte économique dégradé. À partir de la mi-2010, toutefois, le rythme d'évolution du nombre d'allocataires du RSA Activité a ralenti. Ces évolutions se retrouvent également sur l'ensemble de la France métropolitaine mais de manière moins marquée.
Alors que le nombre d'allocataires augmentait dans les huit départements de Midi-Pyrénées en 2010, il est en diminution dans cinq d'entre eux en 2011. La baisse est la plus forte dans l'Aveyron (- 7,0 %). En Haute-Garonne et dans le Tarn, en revanche, le nombre d'allocataires progresse légèrement, après une hausse très marquée en 2010, autour de 20 %. Seul le Lot connaît une hausse significative en 2011(+ 3,5 %), proche cependant de celle de 2010 (+ 3,2 %).

Population couverte par le RSA activité seul en Midi-Pyrénées en 2011

La population couverte par le RSA Activité seul est plus présente en Ariège (2,5 % de la population de moins de 65 ans) et en Tarn-et-Garonne (2,4 %). Comme pour le RSA socle, elle est plus importante dans les pôles urbains. La part de la population couverte en Aveyron est de 1,3 %, part bien inférieure à celle de la région (2,0 %) et à celle de l'ensemble des départements métropolitains : seuls trois d'entre eux sont moins concernés, la Haute-Savoie, les Yvelines et la Savoie.



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Précarité financière



Allocataires et population à bas revenus

Allocataires et population à bas revenus en Midi-Pyrénées
2010
(seuil de bas revenus : 956 euros)
2011
(seuil de bas revenus : 982 euros)
Allocataires et leurs conjoints en 2011
Allocataires Population couverte Part de population couverte parmi les moins de 65 ans (%) Allocataires Population couverte Part de population couverte parmi les moins de 65 ans (%) Femmes Hommes
Sources : CAF, MSA, Insee
Ariège 10 956 24 872 21,0 11 298 25 458 21,3 8 163 6 419
Aveyron 14 558 35 198 16,6 14 811 35 751 16,9 10 984 9 370
Haute-Garonne 75 062 157 736 14,8 78 028 165 632 15,5 55 263 42 868
Gers 9 752 22 724 15,8 10 176 23 572 16,3 7 492 5 795
Lot 9 774 22 379 17,0 10 066 22 864 17,2 7 158 5 991
Hautes-Pyrénées 13 589 29 836 16,8 13 969 30 515 17,1 9 964 7 563
Tarn 22 983 54 974 18,7 24 305 57 062 19,3 17 992 13 953
Tarn-et-Garonne 16 381 40 623 20,7 17 056 42 239 21,5 12 920 10 164
Midi-Pyrénées 173 055 388 342 16,6 179 709 403 093 17,2 129 936 102 123

En 2011 en Midi-Pyrénées, 403 100 personnes de moins de 65 ans couvertes par la Caisse d'allocations familiales (Caf) ou la Mutualité sociale agricole (MSA) disposent de ressources inférieures au seuil de bas revenus. Ce seuil, établi nationalement, s'élève à 982 euros par mois et par unité de consommation. Cette population en situation de précarité financière augmente de 3,8 % dans la région, après une hausse de 1,6 % en 2010 et de 5,7 % en 2009. Elle représente 17,2 % des moins de 65 ans et progresse chaque année depuis 2009, pour se rapprocher de son taux le plus élevé depuis 2005, soit 17,6 %.
En 2011, 129 900 femmes allocataires ou conjointes d'un allocataire sont en situation de précarité financière, contre 102 100 hommes.

En 2011, la population en situation de précarité augmente dans tous les départements alors qu'elle diminuait dans les Hautes-Pyrénées, le Tarn et dans une moindre mesure en Ariège l'année précédente. La hausse est la plus forte en Haute-Garonne où la population couverte croît de 5,0 %, faisant suite à une hausse de 3,3 % en 2010 et de 6,7 % en 2009. La part de la population en précarité financière atteint désormais 15,5 % dans ce département contre 13,7 % en 2008. La proportion de personnes de moins de 65 ans en situation de précarité financière progresse partout dans la région. Elle avoisine ou dépasse le seuil des 20 % dans le Tarn-et-Garonne, l'Ariège et le Tarn.



Précarité financière au seuil de 60 % en Midi-Pyrénées en 2011

La précarité financière est forte sur la plus grande partie de l'Ariège et du Tarn-et-Garonne. Ailleurs dans la région, elle se concentre dans certaines grandes agglomérations (Tarbes, Albi, Castres, Cahors) et dans de larges zones rurales entre le Tarn et l'Aveyron ou encore l'ouest du Gers. Le Tarn-et-Garonne devient le département de Midi-Pyrénées le plus touché par la précarité financière, devançant désormais légèrement l'Ariège, le Tarn suivant en 3e position. La Haute-Garonne demeure le département le moins touché de Midi-Pyrénées ; la pauvreté se concentre en particulier à Saint-Gaudens et ses alentours où la part de la population concernée dépasse 22 %.

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Etudes complémentaires

Partenaires

Ce dossier a été réalisé dans le cadre d'un partenariat.