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Aires urbaines de Bordeaux, Pau et Bayonne : un Aquitain sur deux y vit en 2005

Auteur : Mireille DALLA-LONGA

Résumé

En 2005, un Aquitain sur deux vit dans les aires urbaines de Bordeaux, Pau et Bayonne. Depuis 1999, la population s’y est accrue en moyenne de 1,06 % par an. Cette progression n’est que très légèrement supérieure à celle de la région. L’aire de Bordeaux se révèle la plus dynamique (+ 1,10 % par an). La population âgée de 40 à 59 ans, issue des générations nombreuses du baby-boom, est celle qui progresse le plus.
Dans l’aire de Bayonne, trois personnes sur quatre habitaient la même commune en 1999. Dans celles de Bordeaux et Pau, 10 % de la population arrivent d’une autre région ou de l’étranger.
Le nombre de résidences principales s’accroît plus vite que la population. Le phénomène de décohabitation s’amplifie, de plus en plus de personnes vivent seules.

Sommaire

Publication

Bordeaux, Pau, Bayonne, ces trois aires urbaines les “plus peuplées” de l’Aquitaine, regroupent 1,4 million de personnes, soit 47 % de la population des ménages au 1er janvier 2005. Elles sont de tailles inégales : la plus importante, Bordeaux, concentre près d’un million d’habitants, Pau et Bayonne 220 000 chacune. Entre 1999 et 2005, la population s’y est accrue à un taux annuel moyen de 1,06 %, légèrement supérieur au taux régional. Entre 1990 et 1999, elle n’avait progressé que de 0,69 % en moyenne par an, mais cette évolution était nettement plus forte que celle de la région (+ 0,45 %).

La population des ménages n’a pas augmenté au même rythme dans chacune des aires urbaines. Celle de Bordeaux est la plus dynamique, la population s’y accroît de 1,10 % par an entre 1999 et 2005. L’évolution annuelle s’établissait à 0,69 % entre 1990 et 1999. Sur cette période, c’était alors la population de l’aire urbaine de Bayonne qui augmentait le plus vite (0,88 %). Depuis 1999, celle-ci s’accroît en moyenne de 0,95 % par an. Dans l’aire urbaine de Pau, la population progresse de 0,99 % par an sur la période récente, soit une évolution deux fois plus rapide que durant la décennie 90.


L’accroissement de la population s’accélère
unités : nombre et %
Population des ménages dans les aires urbaines entre 1990 et 2005
Source : Insee - Recensements de la population de 1990 et 1999, estimations démographiques supracommunales 2005

Aires urbaines

2005
Évolution annuelle (%)
2005/19991999/1990
Bayonne222 0000,950,88
Bordeaux996 5001,100,69
Pau223 5000,990,54
Aquitaine3 010 3960,960,45

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La population des aires urbaines se densifie et se diffuse vers leur périphérie ; elle en dépasse même les limites.

carte : Évolution de l'aire urbaine de Bordeaux

carte : Évolution de l'aire urbaine de Bayonne

carte : Évolution de l'aire urbaine de Pau

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Effet du baby-boom pour la population âgée de 40 à 59 ans

Dans ces trois aires, la population âgée de 40 à 59 ans est celle qui a augmenté le plus entre 1999 et 2005. C’est principalement un effet de glissement sur la pyramide des âges des générations nombreuses nées entre 1946 et 1965, celles du baby-boom de l’après-guerre. Cette population progresse ainsi de 13 % dans l’aire de Bayonne et de 11 % dans celles de Pau et Bordeaux.
Les plus faibles augmentations, voire des diminutions, concernent la population âgée de 20 à 39 ans, en partie sous l’effet de l’arrivée de générations “creuses”  : + 1,6 % pour l’aire urbaine de Bordeaux, + 0,8 % pour celle de Pau et - 0,5 % pour celle de Bayonne. De fait, la part de ces personnes se réduit d’un point et demi dans chacune des trois aires.
Les disparités entre les aires urbaines se remarquent surtout pour la population âgée de 60 ans ou plus. La part de ces personnes atteint de 25 % dans l’aire urbaine de Bayonne contre 18 % dans celle de Bordeaux. Avec de surcroît un quart de sa population âgée de moins de 20 ans, Bordeaux reste l’aire urbaine la plus jeune. La masse des étudiants fréquentant ses universités participe à ce résultat. L’aire urbaine de Pau présente un profil similaire à celle de Bordeaux. Pour ces deux zones, on compte moins d’une personne de 60 ans ou plus pour un jeune de moins de 20 ans alors que pour Bayonne c’est l’inverse.


L’aire urbaine de Bordeaux la plus jeune
unités : % et indice
Répartition en 2005 de la population des ménages par groupe d'âge
Source : Insee - Recensement de la population de 1999, estimations démographiques supracommunales 2005
* Rapport des "60 ans ou plus" sur les "moins de 20 ans"

Aires urbaines
Part (%) selon l’âgeIndice de vieillissement *
Moins
de 20 ans
De 20
à 39 ans
De 40
à 59 ans
60 ans
ou plus
Total20051999
Bordeaux24,629,527,918,0100,07378
Pau23,826,428,221,6100,09094
Bayonne22,024,128,525,4100,0115117
Aquitaine23,024,928,523,6100,0103108

Ces disparités se reflètent sur le taux d’activité. Près d’un demi-million d’actifs résident dans l’aire urbaine de Bordeaux, soit 49 % de la population des ménages de cette zone. C’est la plus forte proportion d’actifs des trois aires urbaines. La plus faible représentation qu’ailleurs des retraités gomme la surreprésentation des étudiants. À l’opposé, la population de Bayonne présente le plus faible taux d’actifs des trois aires urbaines, 46 %, en raison d’une forte proportion de retraités.

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Bayonne : deux personnes sur trois occupent toujours le même logement

Entre 1999 et 2005, dans l’aire de Bayonne, les deux tiers de la population n’ont pas changé de logement et les trois quarts n’ont pas changé de commune. C’est l’aire urbaine où le taux de stabilité est le plus fort. Le taux de mobilité résidentielle est plus élevé dans les zones de Bordeaux et Pau : 28 % des personnes n’habitaient pas la même commune en 1999 et parmi elles 10 % sont arrivées d’une autre région de France ou de l’étranger.

graphique évolution par secteurs sur un an

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Logement : une croissance accentuée par la décohabitation

Dans l’ensemble des trois aires urbaines, le parc des résidences principales s’est accru entre 1999 et 2005 à un rythme plus soutenu (1,8 % par an) que celui de la population. La plus forte évolution concerne celle de Pau avec un taux annuel de 1,9 %. À Pau et Bayonne, le nombre de logements a même augmenté deux fois plus vite que la population.


Une croissance plus rapide des logements que de la population
unités : nombre et %
Nombre de résidences principales en 2005
Source : Insee - Recensement de la population de 1999, estimations démographiques supracommunales 2005
Aires urbainesRésidences
principales
Évolution annuelle
2005/1999 (%)
dont
appartements
Évolution annuelle
2005/1999 (%)
Bayonne102 4001,8154 6003,52
Bordeaux435 8001,82185 0002,76
Pau100 8001,9546 5002,14

La décohabitation participe à ce constat. Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’amplification de ce phénomène : jeunes issus des générations nombreuses qui arrivent à l’âge de quitter le domicile des parents, augmentation du nombre de divorces, veuvage... Ainsi, le nombre de logements occupés par une personne seule a fortement augmenté entre 1999 et 2005, la hausse atteignant 22,5 % à Pau. Leur part dans les résidences principales passe ainsi de 33 % à 36 % dans l’ensemble des trois aires.
L’augmentation du nombre de personnes vivant seules réduit le nombre moyen d’occupants par résidence principale : il passe de 2,3 en 1999 à 2,2 en 2005.


De plus en plus de personnes seules
unités : nombre et %
Nombre de personnes seules en 2005
Source : Insee - Recensement de la population de 1999, estimations démographiques supracommunales 2005

Aires urbaines
Population
des ménages

Personnes seules
Part (%)
des personnes seules
20051999
Bayonne222 00035 90016,214,6
Bordeaux966 500155 90016,114,5
Pau223 50036 00016,113,9

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Plus d’un ménage sur deux propriétaire de son logement

De plus en plus de ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Leur nombre a progressé de 14 % entre 1999 et 2005 dans l’ensemble des trois aires et leur part dans l’ensemble des ménages passe ainsi de 52,5 % à 54 %. Pour l’Aquitaine, cette proportion atteint 60 % contre 58 % six ans auparavant.
Les ménages sont moins souvent propriétaires de leur logement dans l’aire urbaine de Bordeaux (52 %). Ils le sont plus fréquemment dans l’aire urbaine de Pau, 57 %, et Bayonne, 58 %. En outre, dans cette dernière, 53 % des résidences principales sont des appartements contre 42 % dans celle de Bordeaux. Le type d’habitat traditionnel du Pays basque peut participer à ce constat : dans les anciennes maisons basques, de grandes tailles, se créent parfois plusieurs logements, transformant ainsi un habitat individuel en habitat collectif.

décembre 2007 - n° 15

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