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Tableau des entrées-sorties - Pour comprendre les tableaux

Le tableau des entrées-sorties (TES)

Le TES décrit les opérations portant sur les biens et les services, par produit et par branche. Les produits figurent en ligne, les branches en colonne.

Lu en ligne, le TES décrit l'équilibre entre les ressources et les emplois relatifs à chaque produit. La production est valorisée au prix de base, c'est-à-dire hors impôts, nets de subventions, sur les produits. Les emplois sont valorisés au prix d'acquisition (TVA non déductible comprise). Pour que la somme des emplois d'un produit donné soit égale à la somme des ressources, il faut donc ajouter, à la production au prix de base et aux importations CAF, les impôts, nets de subventions, sur les produits, les marges de commerce et les marges de transport. Une ligne « correction territoriale » permet de tenir compte des achats en France de personnes non résidentes et des achats faits à l'étranger par des ressortissants français. De plus, une ligne et une colonne de correction CAF/FAB permettent de passer à une valorisation FAB des biens importés.

En ligne, le TES est divisé en six cadres principaux.

 

Tableau 1 - Composition du tableau des entrées - sorties (TES)

Composition du tableau des entrées - sorties (TES)

Un premier cadre décrit les ressources en produits, en fonction de leur origine, production intérieure ou importations. Dans ce cadre figurent également les marges de commerce et de transport, les impôts et les subventions sur les produits et la correction CAF/FAB.

Un second cadre détaille, par produit, les consommations intermédiaires des différentes branches.

Un troisième cadre décrit les autres emplois de la production, c'est-à-dire les emplois finals : dépense de consommation finale et formation brute de capital fixe par secteur institutionnel, acquisitions nettes de cessions d'objets de valeur, variations de stocks, exportations.

Le TES privilégie la notion de « dépense de consommation finale », détaillée selon les trois secteurs concernés : ménages, administrations et ISBLSM. En outre, il donne le partage de la dépense de consommation des administrations publiques entre « dépense collective » et « dépense individuelle », ce qui permet de reconstituer la consommation finale effective.

La formation brute de capital regroupe la formation brute de capital fixe, les variations de stocks et les acquisitions nettes de cessions d'objets de valeur.

Un quatrième cadre vient s'inscrire sous le tableau des entrées intermédiaires. On y trouve, pour chaque branche d'activité, les éléments du compte de production : la production, la somme des consommations intermédiaires et le solde correspondant, c'est-à-dire la valeur ajoutée au prix de base.

Un cinquième cadre donne le passage entre la production des branches et la production par produits. Cette mise en correspondance a été simplifiée à l'occasion du passage à la base 2005.

Enfin, un sixième cadre présente les éléments du compte d'exploitation par branche. En déduisant de la valeur ajoutée brute, la rémunération des salariés et les autres impôts sur la production, et en lui ajoutant les subventions d'exploitation, on fait apparaître l'excédent brut d'exploitation et le revenu mixte brut de chaque branche.

Le TES a pour complément un tableau de coefficients techniques de production qui décrit les interdépendances entre les branches. Le coefficient technique est le rapport entre la valeur de la consommation intermédiaire d'un produit donné par une branche donnée et la valeur de la production totale de cette branche.

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