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Valeur ajoutée, rémunération et emploi - Pour comprendre les tableaux

Le compte de production et la valeur ajoutée

Le compte de production décrit les opérations sur biens et services relatives au processus de production. La production évaluée au prix de base s'inscrit en ressources, la consommation intermédiaire au prix d'acquisition en emplois. Le solde est la valeur ajoutée (B1).

C'est la valeur créée par les unités économiques résidentes dans le cadre de leur activité de production. Elle est donc calculée au prix de base, c'est-à-dire hors impôts, nets de subventions, sur les produits.

Elle peut être évaluée avant, ou après, déduction de la consommation de capital fixe qui constitue, comme la consommation intermédiaire, un coût de production : on obtient respectivement la valeur ajoutée brute et la valeur ajoutée nette.

Elle peut être calculée pour les unités de production, les secteurs institutionnels dont elles dépendent et les branches d'activité.

La rémunération et les salaires et traitements bruts des salariés

La rémunération des salariés (D1) correspond à l'ensemble des rémunérations en espèces ou en nature versées par les employeurs à leurs salariés en paiement du travail accompli au cours d'une période de temps donnée.

La rémunération des salariés comprend les salaires et traitements bruts (D11) et les cotisations sociales à la charge des employeurs (D12).

Les salaires et traitements bruts se composent des salaires et traitements en espèces (salaires et traitement de base, heures supplémentaires, indemnités diverses, primes de résultats, de productivité et de transport, rémunération de jours fériés et congés payés, commissions, pourboires, etc.) et des salaires et traitements en nature (biens et services fournis gratuitement ou à prix réduit par les employeurs à leur salariés).

Le compte d'exploitation, l'excédent brut d'exploitation et le revenu mixte brut

Le compte d'exploitation décrit la manière dont la valeur ajoutée (B1) permet de couvrir la rémunération versée aux salariés (D1) et les autres impôts (D29) moins les subventions (D39) sur la production. Il a pour soldes l'excédent brut d'exploitation (B2) ou le revenu mixte brut (B3).

L'excédent brut d'exploitation correspond au revenu brut que les unités économiques retirent de l'utilisation par elle-même de leurs actifs de production et constitue la rémunération brute du capital issue du partage de la valeur ajoutée. Il inclut les revenus retirés de la production de services de logement pour compte propre par les ménages propriétaires-occupants. Dans le cas des entreprises individuelles, le solde du compte d'exploitation recouvre également des éléments de rémunération du travail du propriétaire ou des membres de sa famille qui ne peuvent être distingués de son profit en tant qu'entrepreneur ; c'est pourquoi on le dénomme revenu mixte brut.

L'emploi intérieur et la durée annuelle du travail

L'emploi intérieur, mesuré en nombre de personnes, regroupe toutes les personnes physiques, résidentes ou non, ayant un emploi dans une unité de production résidente. Il inclut les non-résidents et les saisonniers travaillant sur le territoire économique et exclut les résidents travaillant hors du territoire économique. Le nombre d'emplois est une moyenne annuelle. Tous les types d'emploi sont comptabilisés, y compris les emplois précaires.

L'emploi intérieur est calculé en « personnes physiques » et en « équivalents temps plein ».

L'emploi intérieur en « personnes physiques » comptabilise les personnes occupées à temps plein ou à temps partiel sur des emplois déclarés. L'emploi intérieur en « équivalents temps plein » est estimé à partir du nombre de personnes physiques en tenant compte du taux moyen de temps partiel, de la proportion moyenne de personnes travaillant à temps partiel et du travail au noir. Suivant ces éléments, le niveau d'emploi en équivalents temps plein peut donc être supérieur à celui en personnes physiques.

L'emploi intérieur est ventilé par branches et par secteurs institutionnels.

La durée annuelle du travail des salariés par « personne physique » est la quantité moyenne d'heures travaillées par chaque salarié. Outre la prise en compte du temps partiel, son calcul tient compte des congés payés (y compris des jours fériés) et des autres formes d'absentéisme (chômage partiel, chômage pour intempérie, congés de maladie, congés de maternité, accident du travail et grèves).

La productivité

L'évolution de la productivité horaire du travail correspond à la variation du rapport entre la valeur ajoutée en volume et le volume d'heures travaillées au cours d'une période donnée. Le volume d'heures travaillées est égal à la durée annuelle moyenne du travail pour un emploi à temps plein multipliée par l'emploi intérieur en « équivalents temps plein ». Il comprend les heures effectuées par les salariés, les non salariés et une estimation des heures travaillées correspondant au « travail au noir ».

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