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L'industrie agroalimentaire en Nord-Pas-de-Calais

Isabelle Decroocq, Arnaud Degorre, Nathalie Delattre, Phillippe Rodriguez, Matthieu Wyckaert (Insee),
Stéphane Humbert, Michel Carpentier, Alain Pruvost (Région Nord-Pas-de-Calais)

Sommaire


Avant-propos

L'industrie agroalimentaire est le premier secteur industriel du Nord-Pas-de-Calais par son chiffre d'affaires. Quatrième région agroalimentaire française en termes de valeur ajoutée, le Nord-Pas-de-Calais est surtout la première région exportatrice. Historiquement, le développement de ce secteur dans la région a pu s'appuyer à la fois sur la présence d'une agriculture productive et performante et sur un bassin de consommation transfrontalier dense.

L'industrie agroalimentaire occupe donc une place stratégique dans l'économie régionale. Ce secteur doit faire face à de nombreux enjeux de développement : mondialisation des échanges dans un contexte de stagnation du marché européen, variabilité des prix des matières premières et de l'énergie, circuits de distribution avec une place prépondérante de la grande distribution, comportements d'achat ou encore évolution de la réglementation européenne. Ces enjeux peuvent constituer des opportunités de conquêtes de nouveaux marchés et nécessitent des efforts en matière d'innovation et de marketing.

Pour sa part et considérant le rôle structurant majeur des industries agroalimentaires régionales pour les filières agricoles et l'enjeu que représente leur adaptation et leur modernisation pour l'économie régionale, la Région Nord-Pas-de-Calais s'est fixée comme un des objectifs prioritaires de la politique régionale agricole pour la période 2007-2013 d'accompagner le développement des PME-PMI agroalimentaires régionales et d'initier le pôle d'excellence régional agroalimentaire en privilégiant la valorisation des productions agricoles régionales.

Pour accompagner les évolutions de ce secteur, il est nécessaire de disposer d'un diagnostic en Nord-Pas-de-Calais mettant en lumière ses forces et ses faiblesses, les menaces pouvant peser sur le secteur ainsi que les potentialités et opportunités de développement. Cette étude permet ainsi de décrire l'industrie agroalimentaire régionale, sa place en France et dans le monde. Elle fournit également des éléments sur les caractéristiques des établissements et des salariés travaillant dans ce secteur, ainsi que les principaux phénomènes observés dans une période récente.



En synthèse

Historiquement, le Nord-Pas-de-Calais est une grande région d'agriculture. Sa production agricole est variée et abondante, favorisée par des sols fertiles et un climat propice aux hauts rendements. La présence du premier port de pêche français à Boulogne-sur-Mer confère aussi à la région une place de choix pour les produits de la mer. L'ancrage des activités de l'agriculture et de la pêche a incité l'implantation d'établissements agroalimentaires en Nord-Pas-de-Calais, à proximité même des matières premières agricoles. Des secteurs phares se sont développés en lien avec les cultures, l'élevage ou la pêche présents dans la région. Au premier plan on peut citer la fabrication de produits amylacés, la transformation de pommes de terre ou de légumes, la brasserie ou encore l'industrie du poisson. L'apparition d'établissements agroalimentaires dans la région a également été influencée par la présence d'un vaste bassin de consommation qui dépasse les frontières et s'étend en Belgique.


Les débouchés commerciaux de ces établissements se sont d'ailleurs rapidement élargis : profitant de la position géographique du Nord-Pas-de-Calais, de sa façade maritime et de ses axes de communication développés, les industries agroalimentaires régionales se sont pleinement inscrites dans les échanges avec l'Europe et plus largement à l'international. Avec 3,2 milliards d'euros en 2006, le Nord-Pas-de-Calais est ainsi au 1er rang pour les exportations de ce secteur parmi les régions métropolitaines, soit 14% des exportations françaises. La région occupe par ailleurs la 5e position en termes de chiffre d'affaires avec 10 milliards d'euros, derrière la Bretagne, l'Île-de-France, les Pays de la Loire et Rhône-Alpes. L'ouverture à l'international a été un vecteur de croissance, favorisant la transformation de PME locales en grandes entreprises, voire en groupes d'envergure européenne ou mondiale. Elle s'est en outre accompagnée de l'installation d'établissements appartenant à des groupes étrangers, séduits par les liens commerciaux qu'offre la région dans le système nord-européen.


Parmi leurs critères d'implantation, les groupes étrangers ont sans doute retenu la culture industrielle du Nord-Pas-de-Calais et la présence d'un tissu particulièrement dense d'entreprises, dont les domaines d'activité ont pu offrir des synergies nouvelles. Dans un secteur où les investissements dans les chaînes de transformation des produits agricoles sont allés croissants, l'insertion dans un bassin industriel a pu faciliter la mobilisation des savoir-faire comme des capitaux nécessaires. Les IAA régionales peuvent puiser dans un vivier de compétences portées par les ouvriers, techniciens et ingénieurs travaillant sur les territoires du Nord-Pas-de-Calais.


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Les 27 300 salariés de l'agroalimentaire répartis dans 446 établissements placent d'ailleurs le Nord-Pas-de-Calais au 4e rang en volume d'emplois, derrière la Bretagne, les Pays de la Loire et Rhône-Alpes. La densité d'emplois nordistes dans ce secteur est bien plus importante qu'ailleurs : le nombre de postes salariés agroalimentaires au km² atteint 2,2 dans la région, juste au-dessus des 2,1 de la Bretagne mais trois fois plus que la moyenne française qui est à 0,7.

Les salariés nordistes apparaissent plus qualifiés qu'en moyenne nationale. C'est notamment le cas pour les ouvriers, mais on trouve aussi une proportion plus importante de techniciens, d'ingénieurs et de cadres techniques d'entreprises. Cette expertise et cette technicité contribuent à une meilleure rémunération des salariés de l'agroalimentaire en Nord-Pas-de-Calais : 22 900 euros nets annuels par équivalent temps plein, soit 1 500 euros de plus qu'en moyenne nationale.
La productivité apparente du travail est également plus élevée : sur l'ensemble des industries agroalimentaires de la région, elle s'établit à 70 200 euros par salarié en 2006, pour 65 700 euros en moyenne en France. Parallèlement les sommes investies restent importantes dans les entreprises agroalimentaires nordistes : 14 100 euros par salarié en moyenne annuelle entre 1996 et 2006. Ce sont 4 600 euros de plus qu'en moyenne nationale et plus du double des 7 000 euros relevés dans les industries bretonnes.



Résultat de ces bonnes performances d'ensemble, les entreprises agroalimentaires occupent une place privilégiée au sein du tissu industriel du Nord-Pas-de-Calais. Elles réalisent 19% du chiffre d'affaires de l'industrie manufacturière : c'est autant que la métallurgie et 5 points au-dessus de l'industrie automobile. Pour un secteur relevant d'une logique industrielle, en recherche permanente de gains de productivité, la dynamique de l'emploi est moins défavorable : là où l'industrie régionale a perdu 16% de ses emplois entre 1999 et 2007, la diminution est de 7% pour l'agroalimentaire. Sous l'angle de l'endettement, la santé des entreprises agroalimentaires du Nord-Pas-de-Calais s'est renforcée : alors qu'il atteignait 30% en 1996, le taux d'endettement des entreprises de la région n'est plus que de 18% en 2006, soit 2 points en dessous du niveau national.

Toutes ces caractéristiques observées en moyenne sur l'ensemble du secteur révèlent de bonnes performances pour la région. Mais l'hétérogénéité des industries agroalimentaires nordistes peut masquer des résultats sans doute moins positifs à un niveau de détail plus fin. L'agroalimentaire en Nord-Pas-de-Calais se compose plus largement de deux grands types d'industries.
D'un côté se trouvent les industries traditionnelles, implantées historiquement sur le territoire et qui offrent une palette d'activités très diversifiées. Parmi elles, près de 110 entreprises régionales d'au moins 20 salariés se composent d'un unique établissement. Ces dernières sont présentes dans 15 secteurs d'activités, emploient au total 7 800 salariés mais jamais plus de 500 salariés chacune, Lamy Lutti représentant la structure la plus importante. En Bretagne, première région agroalimentaire de France, ces entreprises sont bien plus répandues : elles emploient 38% des salariés contre 29% en Nord-Pas-de-Calais.
De l'autre côté on observe des industries spécialisées, de grande taille, souvent intégrées dans des groupes d'entreprises et tournées vers l'étranger. Au total 57% des salariés nordistes dépendent d'un centre de décision hors région, à comparer aux 41% bretons. La main-d'œuvre de ces grands établissements, très qualifiée, est plus souvent qu'ailleurs orientée vers la recherche et l'innovation. Les structures de plus de 250 salariés représentent 5% des sites agroalimentaires de la région et emploient 44% des effectifs, comme en Bretagne. Ces industries sont issues de l'important développement des structures présentes historiquement en Nord-Pas-de-Calais, à l'image de Roquette Frères ou de Bonduelle. Mais elles proviennent aussi de l'attractivité de la région pour des groupes étrangers tels que Coca-Cola ou encore McCain. Dans la région, les salariés rattachés à un groupe dépendent de l'étranger pour 41% d'entre eux. La moyenne française se situe à 26% et celle de Bretagne à seulement 12%.

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La dualité des IAA régionales pose la question des relais futurs de croissance pour les établissements localisés en Nord-Pas-de-Calais. Les principaux groupes, du fait de leurs productions extraterritoriales, sont aujourd'hui moins liés à la région. Il est probable que leur essor s'inscrive dans une stratégie internationale, la création de nouveaux établissements prenant place au sein des marchés émergents. Quant aux PME, il reste à identifier des clés de développement permettant à ces petites structures de percer et gagner de nouveaux débouchés. La transformation de PME en entreprises plus robustes constituerait en effet un gain d'emplois de premier ordre, tout en renforçant le maillage agroalimentaire de la région. À cet égard, la création de trois pôles de compétitivité en lien avec l'agroalimentaire - Aquimer à Boulogne-sur-Mer, Nutrition santé longévité à Loos et Matériaux et applications pour une utilisation durable à Villeneuve d'Ascq - pourrait accompagner la diffusion de l'innovation et de la R&D au sein des PME, tout en renforçant leur visibilité nationale.


Certains des atouts régionaux peuvent être relativisés, avec des situations très contrastées selon les établissements ou les spécialités. En ce qui concerne la productivité apparente du travail, la région marque particulièrement l'écart grâce aux secteurs relevant de hautes technologies tels que l'industrie des eaux de table et boissons rafraîchissantes ou la fabrication de produits amylacés. En revanche, la productivité s'avère être plus faible qu'en moyenne nationale dans des secteurs relevant de l'industrie traditionnelle comme la brasserie ou la chocolaterie-confiserie. De même, le niveau d'investissement varie notablement selon l'activité des entreprises : ainsi le secteur du travail des grains et des produits amylacés concentre à lui seul 30% des investissements de la région.


Le secteur montre quelques signes de relative faiblesse, qui posent la question d'un risque de décrochage. La masse salariale versée par les établissements agroalimentaires de la région n'a progressé que de 2% par an entre 1996 et 2007. La hausse atteint 2,4% en moyenne nationale et grimpe à 3,6% en Bretagne. Autre exemple, le taux de survie des établissements nordistes est inférieur aux taux moyens français et breton.


Le secteur agroalimentaire en Nord-Pas-de-Calais repose peut-être trop sur ses grands établissements leaders. Même si ces derniers obtiennent de très bons résultats, ils apparaissent de plus en plus déconnectés du niveau local face à la mondialisation. Le potentiel présent au sein des établissements traditionnels de taille moyenne, attachés au territoire régional, pourrait sans doute être davantage exploité.

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Le contour statistique de l'étude


Qu'entend-on par " Industrie agroalimentaire " ?

Toute transformation de produits agricoles, sylvicoles ou de la pêche constitue le secteur des industries agroalimentaires (IAA). En sont toutefois exclues les préparations sur les exploitations agricoles pour les marchés primaires et les transformations réalisées à la ferme ou sur le bateau de pêche. L'industrie agroalimentaire dépend des activités de l'agriculture et de la pêche au niveau des intrants, mais les écarte de son champ à proprement dit. Elle produit non seulement des aliments ou des boissons, à destination de l'homme ou des animaux - la production de tabac manufacturé s'associe également à ce concept - mais aussi divers produits intermédiaires non directement alimentaires. Par sa nature, cette activité génère également des coproduits, non alimentaires, tels que les peaux issues de l'abattage des animaux ou encore les tourteaux, résidus de la fabrication d'huile.

Dans la nouvelle nomenclature 2008, des frontières subtiles entre transformation, commerce et restauration

La nomenclature d'activités française (NAF) décrit de façon détaillée l'ensemble des activités se référant aux industries agroalimentaires. Les règles d'affectation auxquelles elle répond révèlent des limites parfois minces entre les secteurs de la transformation agroalimentaire, du commerce et de la restauration. Selon la version révisée 2008 de la NAF, lorsqu'il y a vente au détail des produits transformés, ce sont la capacité de consommer sur place et le degré de transformation des intrants qui conditionnent l'appartenance au secteur de l'agroalimentaire. Est classée dans ce champ toute activité mettant en œuvre une transformation significative du produit agricole ou animal de base, sans en rendre possible la consommation sur le lieu de vente. Les charcuteries et pâtisseries à caractère artisanal font donc partie, d'après cette règle, du secteur des IAA. En revanche lorsque la transformation, non destinée à la consommation sur place, est minime, l'activité est classée dans le secteur du commerce. C'est ainsi que les boucheries et poissonneries sont quant à elles exclues du champ de l'agroalimentaire. Enfin, lorsque la consommation des produits transformés est possible sur le lieu de vente, l'activité relève systématiquement de la restauration et non de l'agroalimentaire. C'est notamment le cas des ventes ambulantes de pizzas (" camions-pizzas ").

Schéma : Mode d'affectation des activités au secteur des industries agroalimentaires



 

Cette nouvelle version de la NAF est trop récente pour être mobilisée sur toute la période d'analyse

La deuxième version de la nomenclature d'activités française s'est substituée à la première depuis le 1er janvier 2008. Son objectif est de moderniser les concepts d'activités, qui ont subi de nombreuses évolutions ces dernières années, et les harmoniser au niveau international. Dans la nouvelle nomenclature, le terme d'" industrie agroalimentaire " n'existe plus en lui-même. Le secteur s'y répartit au sein de l'industrie manufacturière entre les divisions " industries alimentaires ", " fabrication de boissons " et " fabrication de produits à base de tabac ".
La version 2008 de la NAF n'est pas mobilisable pour l'étude. Cette dernière produit des évolutions sur longue période, à des dates auxquelles la nomenclature révisée n'est pas disponible. C'est donc sur la NAF de 2003 que s'appuie cette analyse.


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Des activités écartées du champ de cette nomenclature 2003

Afin de mieux cerner les caractéristiques de l'industrie agroalimentaire, il est apparu nécessaire d'établir un champ d'analyse spécifique, adapté aux IAA. Tout d'abord sont écartés du périmètre de l'étude sur l'agroalimentaire les quatre secteurs suivants1 : " Charcuterie ", " Cuisson de produits de boulangerie ", " Boulangerie et boulangerie-pâtisserie " et " Pâtisserie ", dans la mesure où ils n'ont pas de caractère industriel affirmé et relèvent davantage d'une logique commerciale. De même en a-t-il été de l'industrie du tabac. Ce sont ainsi près de 2 600 établissements et 8 900 salariés qui quittent le champ de notre étude.

1 Excepté pour les données internationales provenant de l'office statistique Eurostat, où la restriction de champ n'est pas applicable

De plus, pour nous rapprocher au maximum de la nomenclature 2008, les établissements de moins de deux salariés ont à leur tour été exclus

Lors du passage en NAF 2008, des modifications ont été apportées dans le principe d'affectation des activités au secteur agroalimentaire. Celles-ci avaient pour but de mieux cerner les activités agroalimentaires effectivement industrielles. La principale porte sur les activités de préparation de produits alimentaires destinés à la consommation sur place. Selon la NAF de 2003, lorsque la transformation était significative et qu'aucun équipement fixe n'était présent pour consommer sur place, l'activité était considérée comme industrie agroalimentaire. Désormais, qu'elle dispose ou non d'équipements fixes pour la clientèle, celle-ci est systématiquement affectée au secteur de la restauration.
Pour la région Nord-Pas-de-Calais, un exemple probant illustre tout particulièrement ce changement : il s'agit de l'activité exercée par les " camions-frites ", historiquement très développée sur le territoire nordiste. Chaque friterie mobile était considérée, d'après la NAF 2003, comme un établissement agroalimentaire à part entière. Désormais, la nouvelle règle d'affectation de la NAF de 2008 écarte les camions-frites du secteur agroalimentaire.
Or, l'activité, prégnante dans la région, des friteries mobiles impacte significativement les résultats statistiques de l'ensemble du secteur agroalimentaire. Si la NAF 2003 la laisse échapper, elle ne permet pas non plus d'identifier de façon distincte les friteries au sein de la classe " Transformation et conservation de pommes de terre ". Pour se rapprocher au maximum du concept IAA, plus réaliste, de la nouvelle nomenclature d'activités française, il a été décidé - quand la source le permettait - de restreindre encore le champ d'étude : seuls les établissements et entreprises employant au moins deux salariés sont considérés comme industries agroalimentaires.
Cette mesure a pour conséquence d'éliminer de nombreuses activités relevant davantage du commerce ou de la restauration que de l'industrie, en particulier les camions-frites. Bien sûr cette restriction n'est sans doute pas suffisante : on peut volontiers imaginer des établissements de vente de frites au détail employant plusieurs salariés. Mais relever le seuil de salariés minimal conduirait à écarter des activités n'ayant pas lieu d'être exclues. Ainsi, cette nouvelle délimitation du champ entraîne la mise à l'écart d'environ 600 établissements, 500 entreprises et d'une centaine de salariés, sur plus de 27 000 au total dans la région (cf. Tableau 1). L'essentiel des pertes a lieu au sein de la transformation et conservation de pommes de terre, comme attendu (cf. Graphique).

Tableau 1 : Impact de l'exclusion des structures de moins de 2 salariés sur le champ agroalimentaire en Nord-Pas-de-Calais
Ensemble des industries agroalimentaires * Dont structures de moins de 2 salariés
Nombre % du total
* Non compris les boulangeries, pâtisseries, charcuteries et l'industrie du tabac.
Source : Insee - REE, Sirene au 01/01/07, Clap au 31/12/2006
Nombre d'entreprises 864 508 58,8%
Nombre d'établissements 1 033 589 57,0%
Nombre de salariés 27 448 108 0,4%

Graphique : Répartition des salariés des établissements de moins de 2 salariés par secteur en Nord-Pas-de-Calais au 31/12/2006



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Un classement des activités agroalimentaires adapté aux IAA du Nord-Pas-de-Calais

Les activités détaillées des IAA sont alors regroupées en 18 secteurs ; ces regroupements permettent de disposer de statistiques fiables, tout en apportant un premier niveau de synthèse (cf. Tableau 2).
Toutefois, pour certains de ces 18 secteurs, les données issues de l'enquête annuelle d'entreprises (EAE) sont strictement soumises à l'application du secret statistique. Afin de respecter cette exigence, et uniquement dans le cas de statistiques provenant de l'EAE, six secteurs ont été agrégés deux par deux : la fabrication de condiments et assaisonnements avec la fabrication de sucre, l'industrie des eaux de table avec la production de boissons rafraîchissantes, la transformation et conservation de légumes avec celle de pommes de terre. La nomenclature se compose dans ce cas de 15 secteurs d'activités.

Tableau 2 : Les 18 secteurs d'activités agroalimentaires retenus dans l'étude
1. Biscotterie, biscuiterie, pâtisserie de conservation
2. Brasserie
3. Chocolaterie, confiserie
4. Fabrication d'aliments pour animaux
5. Fabrication de condiments et assaisonnements
6. Fabrication de sucre
7. Fabrication industrielle de pain et de pâtisserie fraîche
8. Industrie des eaux de table
9. Production de boissons rafraîchissantes
10. Industrie du poisson
11. Industrie laitière
12. Préparation industrielle de produits à base de viandes
13. Production de viandes de boucherie ou de volailles
14. Transformation du thé et du café
15. Transformation et conservation de légumes
16. Transformation et conservation de pommes de terre
17. Travail des grains et fabrication de produits amylacés
18. Autres industries agroalimentaires


En résumé : quel champ dans quel chapitre ?
Problématique Champ Sources* Chapitres
Note de lecture:
champ 1 : Produits alimentaires, bruts ou transformés, animaux vivants, boissons et tabac des classes 0 et 1 de la Classification Type pour le Commerce International (CTCI).
champ 2 : Établissements d'au moins deux salariés (sauf pour les données Unedic et MSA) classés dans l'agroalimentaire selon la NAF hors charcuteries, boulangeries, pâtisseries et industrie du tabac.
champ 3 : Entreprises d'au moins 20 salariés ou réalisant plus de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires classées dans l'agroalimentaire selon la NAF hors charcuteries, boulangeries, pâtisseries et industrie du tabac.
* Cf. Glossaire des sources
Comparaison internationale Champ 1 OMC, Eurostat Chapitre 1
Emploi salarié et salaires - Démographie des entreprises et des établissements - Identification des groupes Champ 2 Clap, DADS, MSA, Unedic, Sirene, Lifi Chapitres 2, 3, 4
Données financières (chiffre d'affaires, exportations, etc.) Champ 3 EAE, Ficus Chapitres 2, 4

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Glossaire des sources

Clap :
Connaissance locale de l'appareil productif. Système d'information dont l'objectif est de fournir des statistiques localisées au lieu de travail sur l'emploi salarié et les rémunérations, pour les secteurs marchand et non marchand (hors agriculture, personnels civils du ministère de la défense et emplois domestiques).

DADS :
Déclaration annuelle de données sociales. Formalité déclarative que doit accomplir toute entreprise employant des salariés, à l'exception des agents des ministères, des services domestiques et des activités extraterritoriales.

DGEMP :
Direction Générale de l'Énergie et des Matières Premières, devenue Direction Générale de l'Énergie et du Climat (DGEC) au sein du Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer.

DIREM :
Direction des Ressources Énergétiques et Minérales au sein de l'ex-DGEMP.

EAE :
Enquête annuelle d'entreprise, réalisée auprès d'un échantillon d'entreprises. Pour les industries agroalimentaires, le champ se limite aux entreprises de 20 salariés ou plus ou réalisant plus de 5 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Eurostat :
Office statistique des communautés européennes.

Ficus :
Fichier complet unifié de Suse (Système unifié de statistiques d'entreprises). Il constitue un ensemble cohérent de données individuelles et statistiques sur les entreprises.

Lifi :
Enquête sur les liaisons financières entre sociétés. Enquête qui vise à identifier les groupes de sociétés opérant en France et à déterminer leur contour.

MSA :
Mutualité sociale agricole. Elle gère l'ensemble de la protection sociale agricole de base des non-salariés et des salariés agricoles.

OMC :
Organisation mondiale du commerce.

Sirene :
Système informatisé du répertoire national des entreprises et des établissements. Il enregistre l'état civil de toutes les entreprises et de leurs établissements.

Unedic :
Union nationale pour l'emploi dans l'industrie et le commerce. Elle assure l'exploitation des informations transmises par les Assedic concernant la ventilation des effectifs salariés employés au 31 décembre de l'année écoulée selon le sexe, l'activité économique principale, la localisation (à la commune) et la taille de l'établissement.

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       Couverture du dossier de profils n°96

DP n°96 - janvier 2010

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