Au 1er janvier 2009, 1,34 million d'habitants résident dans les 1 949 communes de
Champagne-Ardenne.
Après avoir atteint son niveau le plus important en 1990, la population champardennaise diminue depuis :
l'excédent des naissances sur les décès ne compense pas le déficit des arrivées sur les départs. Depuis
le recensement de 1999, la région perd chaque année en moyenne 425 habitants. La baisse de population
ralentit très légèrement par rapport à la période 1990-1999 au cours de laquelle la perte moyenne s'élevait
à 630 habitants chaque année. En 2009, la Champagne-Ardenne ne représente plus que 2,1 % de la population
métropolitaine contre 2,6 % en 1962. Toutefois, en nombre d'habitants comme en densité de population, la
Champagne-Ardenne se maintient au 19e rang des régions métropolitaines. Avec 52 habitants au km2, à peine
la moitié de la moyenne nationale, la densité de population de la Champagne-Ardenne devance celles de la
Bourgogne, de l'Auvergne et du Limousin.
Chaque année, sur la période 1999-2008, pendant que la région perd moins d'un habitant sur mille, elle gagne huit résidences principales pour mille présentes. La baisse de la taille moyenne des ménages, favorisée par les phénomènes de décohabitation et le vieillissement de la population, concourt à ce résultat. Au 1er janvier 2008, la Champagne-Ardenne compte 657 610 logements, soit 43 710 logements de plus qu'en 1999. Entre 1999 et 2008, la progression du nombre de logements a été plus importante qu'au cours des années 1990, tout en restant de moindre ampleur qu'au niveau national. La Champagne-Ardenne peine davantage à retenir ses propres habitants qu'à attirer de nouvelles populations. Entre 2003 et 2008, la région a accueilli 87 481 nouveaux habitants en provenance d'autres régions métropolitaines, des DOM-TOM ou de l'étranger alors que 100 971 l'ont quittée. Elle fait partie des régions de France métropolitaine, toutes situées au nord du pays, où les arrivées de nouveaux résidents sur le territoire ne compensent pas les départs. En perdant chaque année 3 habitants pour 1 000 présents, la Champagne-Ardenne est la deuxième région la plus déficitaire de France, après l'Île-de-France. Les migrations interrégionales très déficitaires pour les plus jeunes et au contraire quasi inexistantes pour les plus de 75 ans, contribuent largement à accélérer le vieillissement de la population champardennaise. Avec des habitants âgés en moyenne de 39,7 ans en 2008, la Champagne-Ardenne est désormais légèrement plus âgée que le niveau national.
Fin 2009, 532 000 Champardennais occupent un emploi dont 10 % un emploi non salarié. Malgré la baisse de l'emploi
industriel, la Champagne-Ardenne demeure une région très industrialisée. L'industrie représente 17,0 % de l'emploi
total alors que la moyenne métropolitaine s'élève à 12,8%. Avec ses 32 000 emplois, l'agriculture maintient sa part
dans l'emploi total à 6,0 % contre 2,6 % pour la France métropolitaine. L'importance et la nature des productions
agricoles (viticulture notamment) ont favorisé l'implantation d'industries agroalimentaires. À ce titre, la
Champagne-Ardenne associée à la Picardie accueille le pôle de compétitivité à vocation mondiale « industries et
agro-ressources ».
Néanmoins, avec 372 700 emplois, le secteur tertiaire constitue le premier employeur régional. Il représente 70,1 % de
l'emploi total en Champagne-Ardenne, contre 77,5 % au niveau national La moindre présence du secteur tertiaire pénalise
l'emploi dans la région, les créations d'emploi se faisant principalement dans les services. Les évolutions démographiques
moins favorables peuvent également être à l'origine d'un moindre développement du secteur des services. Le taux de chômage
de Champagne-Ardenne se situe structurellement au-dessus du taux national. En raison des difficultés du secteur industriel
et du moindre niveau de formation des jeunes champardennais, la part des hommes âgés de moins de 25 ans, parmi les
demandeurs d'emploi inscrits à pôle emploi, est plus élevée qu'au niveau national