Mise à jour : 18 décembre 2012
En 2011, le taux de chômage en France métropolitaine atteint 9,2 %, niveau légèrement inférieur à celui de l'Union européenne à 15 (9,7 %). 5,2 % des personnes employées, soit environ 1,3 million de personnes, ont involontairement travaillé moins que ce qu'elles auraient souhaité.
Les variations de l'emploi et de la population active se traduisent, par solde, par des variations du chômage. Comme le taux de chômage, le taux de sous-emploi est un indicateur de l'inadéquation entre l'offre et la demande de travail. Du point de vue de la durabilité, cette inadéquation peut être vue à la fois comme une source d'inefficacité dans la mobilisation des ressources humaines existantes et comme une source de tension pesant sur le bien-être et le niveau de vie d'une partie de la population.
Après avoir baissé régulièrement à partir de 2006, le chômage augmente à nouveau fortement en France en 2009 et se maintient à ce niveau élevé depuis. Le profil du taux de chômage suit les cycles conjoncturels, avec des hausses qui peuvent atteindre plusieurs points en période de conjoncture basse. En 2011, le taux de chômage en France métropolitaine atteint 9,2 %, niveau légèrement inférieur à celui de l'Union européenne à 15 (9,7 %). Après la hausse de 2009 et de 2010, il s'infléchit légèrement alors que celui de l'Union européenne à 15 poursuit sa hausse.
Le taux de sous-emploi représente la part dans l'emploi des personnes qui ont involontairement travaillé moins que ce qu'elles auraient souhaité. Il connaît des évolutions similaires au taux de chômage, en léger recul. En 2011, le sous-emploi concerne environ 5,2 % des personnes ayant un emploi, soit 1,3 million de personnes. La différence entre hommes et femmes est particulièrement marquée : le sous-emploi touche 7,9 % des femmes actives occupées contre 2,6 % des hommes.