Mise à jour : 6 mars 2013
Comme le prévoit la loi de programmation du Grenelle de l'environnement, la stratégie nationale de développement durable (SNDD) pour la période 2009-2013 a été adoptée par le Gouvernement le 27 juillet 2010.
La SNDD propose une architecture commune à tous les acteurs de la Nation, publics et privés, pour les aider à structurer leurs propres projets de développement durable autour de choix stratégiques et d'indicateurs qui ont fait l'objet d'un large consensus. Elle a notamment vocation à assurer la cohérence et la complémentarité des engagements internationaux et européens de la France, et des politiques nationales, transversales ou sectorielles.
La stratégie nationale vise, en développant une économie sobre en ressources naturelles et décarbonée, à faire de la France un des acteurs majeurs de l'économie verte qui est la seule compatible avec le développement des pays émergents, tout en poursuivant un objectif de justice et d'équité sociale.
La stratégie nationale de développement durable s'articule à cette fin autour de neuf défis stratégiques, cohérents avec nos engagements européens, et que nous devons relever pour aller vers une économie verte et équitable :
Quinze indicateurs phares et quatre indicateurs de contexte économique et social constituent le cœur du tableau de bord retenu pour faciliter le suivi de la SNDD et contribuer à sa large diffusion.
Pour débattre du choix de ces indicateurs, une conférence nationale, introduite par le ministre d'État Jean-Louis Borloo,
a eu lieu le 20 janvier 2010 au palais d'Iéna. Organisée conjointement par le Cnis (Conseil national de l'information statistique),
le Cese (Conseil économique, social et environnemental) et le CGDD (Commissariat général du développement durable), elle a associé
les collèges du Grenelle (ONG environnementales, partenaires sociaux, collectivités locales, État).
Une commission de concertation composée de représentants de ces différents organismes et parties prenantes, avait préparé au
cours du 4e trimestre 2009 les propositions devant être débattues.
Cette concertation ouverte et animée traduit l'importance d'une large appropriation des indicateurs de développement durable et du rôle qu'ils peuvent jouer dans le débat citoyen. Elle a bénéficie de travaux conduits en 2009 par diverses instances, notamment le Cese, la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi et le service statistique (SOeS) du MEEDDM, qui ont proposé des analyses et réflexions sur la question des indicateurs synthétiques.
Les travaux préparatoires à la conférence nationale ont précisé les critères devant présider au choix des indicateurs. Ils ont été choisis pour :
Trois « catégories » d'indicateurs ont été distinguées pour le futur tableau de bord : 15 indicateurs phares associés à des objectifs (premier niveau), 4 indicateurs de contexte économique et social et 35 indicateurs complémentaires (niveau 2). Comme dans le cas européen, les indicateurs de contexte économique et social permettent de cadrer certaines évolutions. Les 35 indicateurs de second niveau, permettent de cibler plus précisément certains choix stratégiques.
Le calcul et la mise à jour de ces indicateurs sont coordonnés par l'Insee et le SOeS, avec la contribution des autres services statistiques ministériels.
À partir de 2011, ces indicateurs de développement durable sont présentés chaque année au Parlement avant d'être rendus publics.