Mise à jour : 18 décembre 2012
Les transports intérieurs terrestres de marchandises sont largement dominés par le transport routier. Cependant, l'année 2011 est marquée par une légère baisse de sa part modale qui revient à son niveau de 2009 (88,3 % de tonnes-km). La part du rail augmente pour la première fois depuis 2000 (9,5 % en 2011). Le transport fluvial assez stable depuis 1994, voit sa part diminuer légèrement (2,2 %).
Les transports de marchandises par chemin de fer ou par voie fluviale exercent moins de pressions sur l'environnement que les transports routiers ou aériens, plus consommateurs d'énergie fossile. Ils émettent moins de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques.
Renforcer l'intermodalité et développer des alternatives au transport routier et aérien sont l'un des choix stratégiques de la Stratégie nationale de développement durable.
La loi « Grenelle 1 » fixe comme objectif d'ici 2012, d'augmenter de 25 % la part du fret non routier et non aérien (à partir d'une base 2006) ; et d'ici 2015, de doubler la part du fret non routier à destination ou en provenance des ports.
Le transport intérieur de marchandises croît à un rythme ralenti en 2011 après une forte chute entre 2008 et 2009 due à la crise économique. L'ampleur de cette baisse a été telle qu'en dépit de ce redressement, le transport intérieur de marchandises se situe en 2011 à son niveau d'il y a dix ans.
La part modale du transport routier, en augmentation jusqu'en 2010, connaît une légère baisse (88,3 %), tandis que celle du ferroviaire (9,5 %) remonte en 2011. Le rattrapage des perturbations du trafic ferroviaire de 2010 (enneigements, grèves, etc.) explique en partie cette hausse qui reste en deçà du niveau de 2008.
La part du transport fluvial baisse légèrement en 2011 (2,2 %), à la suite notamment de la forte baisse du transport de produits agricoles qui avaient bénéficié d'une situation exceptionnelle en 2010.