Mise à jour : 18 décembre 2012
Le poids de la dépense intérieure de recherche et développement (R&D) dans le PIB s'élève 2,25 % en 2011. En progression depuis quatre ans, il atteint son plus haut niveau depuis 1996, mais reste en deçà de l'objectif de 3 % en 2020 fixé par l'Union européenne pour 2020.
La Recherche-Développement (R&D) est un facteur clé de la croissance et de l'emploi à moyen terme, en étant la source d'innovations qui permettent un positionnement compétitif dans le développement de la société de la connaissance. Elle est l'un des moyens de répondre aux grands défis sociétaux (énergie, climat, santé...) et de favoriser une croissance durable et une « économie verte ». Le suivi des dépenses de R&D répond directement à l'objectif de la stratégie de l'Europe à 2020 d'atteindre un taux d'investissement de R&D correspondant à 3 % du PIB, au niveau européen comme au niveau national.
En 2011, la France consacre 2,25 % de son PIB pour investir dans des dépenses de R&D alors que celles-ci représentaient 2,32 % du PIB en 1990. La part de ces dépenses dans le PIB, en baisse depuis 1990, étaient reparties temporairement à la hausse entre 2000 et 2002, au moment où a été lancée la stratégie de Lisbonne. Elle augmente à nouveau depuis 2008, du fait d'une progression soutenue des dépenses de recherche des entreprises et atteint son plus haut niveau depuis 1996. Supérieure à celle de l'EU-27 (2,0 %), cette part reste inférieure à celle de l'Allemagne (2,82 %). La part des entreprises dans les dépenses de R&D augmente de trois points sur les vingt dernières années, passant de 60 % dans les années 90 à 63 % en 2011. Son niveau est légèrement supérieur à la répartition des dépenses R&D entre public et privé dans l'UE-27 (61 %) mais reste inférieur au niveau de l'Allemagne (67 %).