Mise à jour : 18 décembre 2012
Dans les zones de pêche de l'Atlantique du Nord-Est gérées dans le cadre de l'Union européenne, 14 % des captures sont réalisées sur des stocks au-delà des seuils de précaution. Les stocks de poissons à forte valeur commerciale, tels que le cabillaud, sont les plus menacés.
La surexploitation des ressources halieutiques entraîne une diminution et un déséquilibre de la diversité de la faune et de la flore marines ainsi que le déclin économique des pêcheries concernées. La directive-cadre Stratégie pour le milieu marin de 2008, rappelle que l'enjeu est de parvenir à un équilibre entre les activités de pêche et les potentialités de renouvellement des stocks. Les capacités reproductrices des espèces sont ainsi évaluées en comparant la biomasse des reproducteurs et la mortalité par pêche à des seuils de précaution.
Dans les zones de pêche de l'Atlantique du Nord-Est (mer du Nord, mer Baltique, golfe de Gascogne et péninsule Ibérique) gérées par l'Union européenne, les espèces démersales, généralement à forte valeur commerciale, telles que la morue, le colin, l'aiglefin, sont les plus menacées. En 2010, 43 % des captures étaient réalisées sur des stocks au-delà des seuils de précaution. La situation est moins tendue pour les espèces pélagiques telles les poissons bleus, maquereau et hareng (12 %) et pour les espèces benthiques (16 %).
Cependant, l'absence d'information sur la part des stocks halieutiques non suivis, part souvent importante, crée une marge d'incertitude et impose des précautions dans l'analyse de la situation de ces différentes espèces.