Mise à jour : 18 décembre 2012
À partir de 2003, le poids de la dette publique de la France par rapport au PIB a dépassé la barre des 60 % correspondant aux critères de convergence du traité de Maastricht. Situé autour de 70 % entre 2006 et 2008, il s'élève à 86,0 % fin 2011 (contre 82,5 % dans l'Union européenne).
L'endettement des sociétés non financières, très cyclique, progresse à un rythme ralenti depuis 2009 : son poids dans le PIB s'affiche à 67,4 % du PIB à la fin de l'année 2011. Le taux d'endettement des ménages continue de progresser, pour atteindre 55,3 % du PIB fin 2011.
La dette publique correspond à une part des engagements financiers pris au nom des générations futures, engagements qui peuvent peser sur leur capacité à répondre à leurs besoins. Les critères de convergence de Maastricht limitent le poids de cette dette à 60 % du PIB pour assurer une certaine stabilité à long terme mais autorisent des dépassements exceptionnels et temporaires.
Le poids de l'endettement des autres agents non financiers - sociétés non financières, ménages - rapporté au PIB donne une mesure comparable des engagements financiers qui peuvent parallèlement peser sur eux.
Après une forte hausse dans la majeure partie des années 1990, le poids de la dette publique de la France (au sens du traité de Maastricht) par rapport au PIB a dépassé la barre des 60 % à partir de 2003 et augmenté sensiblement. Après un repli passager en 2006-2007, le poids de l'endettement s'est fortement accru avec la récession 2009 : il se situe à 86,0 % du PIB fin 2011.
L'Allemagne est également au-dessus de la barre des 60 % depuis 2002, mais le poids de la dette publique a baissé entre fin 2010 et fin 2011 (- 1,8 point, à 81,2 %). Inversement, la part de la dette publique dans le PIB s'est fortement accrue en Grèce (+ 20,3 points en un an, à 165,3 % fin 2011), en Irlande (+ 15,7 points à 108,2 %) et au Portugal (+ 14,5 points, à 107,8 %). Au total le poids de la dette publique dans L'UE à 27 a fortement progressé depuis 2007 (plus de 20 points), pour atteindre 82,5 % du PIB fin 2011.
Suite à la récession de 2009, la croissance de l'endettement des sociétés non financières (encours d'emprunts bancaires et titres de créance négociable) se modère : fin 2011, leur taux d'endettement représente 67,4 % du PIB.
L'endettement des ménages (encours d'emprunts bancaires) a cru fortement depuis 2000 : il atteint 55,3 % du PIB fin 2011 (soit 83,5 % de leur revenu disponible brut) contre 33,8 % en 2000. Compte tenu de la forte hausse du prix de l'immobilier sur la période 2002-2006, les ménages se sont fortement endettés pour financer leurs acquisitions immobilières. En 2010 et 2011, l'endettement des ménages croît toutefois de façon plus modérée (respectivement + 1,6 et + 0,8 points de PIB, contre + 3,9 points en 2009).