Mise à jour : 18 décembre 2012
Après la forte hausse observée en 2010, la pauvreté en conditions de vie est en baisse en 2011, s'établissant à 12,6 % des ménages. Le niveau reste cependant supérieur à celui de 2009. Au total 14,6 % des ménages pâtissent d'une insuffisance de ressources, 12,4 % connaissent des restrictions de consommation, 8,6 % des retards de paiement, et 7,1 % subissent de mauvaises conditions de logement. Les familles monoparentales, les couples avec trois enfants ou plus, les ménages dont la personne de référence est jeune ou au chômage sont plus exposés à ce type de pauvreté.
La pauvreté en conditions de vie complète l'appréhension de la pauvreté par la seule approche monétaire. Elle mesure la proportion de ménages qui connaissent au moins huit restrictions parmi les 27 répertoriées. Ces restrictions, qui peuvent être regroupées en 4 domaines (consommation, insuffisance de ressources, retards de paiement, difficultés de logement), nuisent à la cohésion sociale ou vont à l'encontre de l'accès à des services essentiels ou à une égalité des chances. Sa réduction vise à une amélioration des conditions de vie des plus démunis.
Après la forte hausse de 2010, l'année 2011 marque un recul et l'indicateur de pauvreté en conditions de vie s'établit à 12,6 % des ménages métropolitains, en baisse de 0,7 point par rapport à 2010. La part des ménages devant faire face à des problèmes de logement, orientée tendanciellement à la baisse, concerne 7,1 % des ménages, retrouvant ainsi son niveau de 2009. La part des ménages devant faire face à l'insuffisance des ressources, même si elle reste à un niveau tendanciellement haut, est en légère baisse par rapport à 2010 et s'élève à 14,6 %. Celle des ménages pâtissant de restrictions de consommation est pratiquement stable depuis 2009 à 12,4 %. La part des ménages touchés par les retards de paiement continue de diminuer depuis 2010, atteignant 8,6 %, après avoir connu une forte augmentation en 2009.
La pauvreté en conditions de vie affecte davantage les familles monoparentales (29,5 % d'entre elles) et les couples avec trois enfants (15,6 % d'entre eux). En 2011, elle continue de frapper davantage les ménages dont la personne de référence est jeune (13,5 % des moins de 25 ans mais surtout 15,4 % des 25-44 ans) et les personnes peu ou pas diplômées. Si l'emploi n'est pas une garantie absolue pour échapper à cette situation, le chômage augmente le risque de façon très nette : près d'un chômeur sur deux est touché.