Mise à jour : 18 décembre 2012
Depuis quinze ans, l'indicateur conjoncturel de fécondité progresse régulièrement. Avec 2,01 enfants par femme en 2011, la France est avec l'Irlande, le pays de l'Union européenne où la fécondité est la plus forte. Dans l'ensemble de l'Union européenne, l'indicateur conjoncturel de fécondité se situe en 2009 à 1.59, traduisant la faible fécondité des pays du Sud et de l'Est de l'Europe.
L'indicateur conjoncturel de fécondité est souvent utilisé pour traduire de manière instantanée la capacité de la population à se renouveler à long terme en se fondant sur le seul mouvement naturel (naissances, décès). Il est alors comparé à un niveau de remplacement qui est estimé à 2,1 dans les pays les plus développés. Cependant, pour assurer un certain équilibre des générations présentes ou de la structure de la population par grandes tranches d'âges, et garantir ainsi à la fois dynamisme et continuité, d'autre voies que la fécondité naturelle sont possibles, notamment l'accueil d'autres populations, largement utilisé dans les pays d'immigration.
En 2011, l'indicateur conjoncturel de fécondité pour la France est égal à 2,01. Il est supérieur à deux pour la quatrième année consécutive alors que ce niveau n'avait plus été atteint depuis la fin du baby-boom en 1974. La France est, avec l'Irlande (2,07 en 2010), le pays de l'Union européenne où la fécondité est la plus forte. La fécondité est très faible dans les pays du Sud et de l'Est de l'Europe tels la Grèce, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne ou la Pologne (autour de 1,4 enfant par femme). Elle est nettement plus élevée (1,9 environ) dans les pays nordiques et en Grande-Bretagne.