Mise à jour : 18 décembre 2012
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des transports à l'international, maritimes ou aériens, ne font pas l'objet d'engagements chiffrés de réduction. Or, elles représentent en 2010 l'équivalent de 4,5 % des émissions françaises et près de 6 % des émissions de l'UE-27. Elles sont en hausse ; celles du trafic aérien ont pratiquement doublé en vingt ans, en France comme en Europe.
Parmi les GES, les émissions relatives au trafic international maritime et aérien ne font pas l'objet d'objectifs nationaux de réduction dans le cadre du protocole de Kyoto. Or, les émissions du trafic international ne sont pas négligeables et connaissent une forte croissance. Le protocole demande cependant aux pays développés (parties à l'annexe I) de chercher à limiter ou réduire ces émissions en travaillant dans le cadre de l'organisation de l'aviation civile internationale et de l'organisation maritime internationale.
Pour les combustibles vendus en France, les émissions de GES des soutes internationales s'élèvent en 2010 à près de 16 Mt éq. CO2 pour l'aviation civile et près de 8 Mt pour le transport maritime. Cela représente l'équivalent de 4,5 % des émissions totales du territoire français, hors soutes. Dans l'UE-27, les émissions internationales du trafic maritime et aérien s'élèvent respectivement à 150 Mt et 131 Mt en 2010. Ensemble, les deux secteurs contribuent à l'équivalent de près de 6 % des émissions de GES de l'UE-27.
Entre 1990 et 2010, les émissions du trafic aérien international en France et en Europe (UE-27) ont augmenté en moyenne de 3 % par an ; celles du trafic maritime ont augmenté moins vite en Europe (1,5 % par an) et tendent à se stabiliser en France.