Mise à jour : 18 décembre 2012
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont reculé de 7 % entre 1990 et 2010. Cette baisse résulte d'évolutions contrastées selon les secteurs. Avec 26 % des émissions de GES en 2010, les transports constituent la principale activité émettrice, suivie par l'agriculture et le résidentiel-tertiaire, l'industrie manufacturière, l'industrie de l'énergie et le traitement des déchets. Les émissions des transports et du résidentiel-tertiaire sont respectivement en hausse de 13 % entre 1990 et 2010. La réduction la plus significative revient à l'industrie manufacturière (- 36 %).
L'Union européenne s'est engagée à diminuer d'au moins 20 % ses émissions de GES à l'horizon 2020 par rapport à 1990. Pour la France, les émissions des secteurs couverts par le système communautaire d'échange des quotas d'émission (SCEQE - énergie, métallurgie, cimenterie, papeterie, chimie, etc.) doivent être réduites de 21 % entre 2005 et 2020 et celles des secteurs hors SCEQE (agriculture, bâtiment, transports, etc.) de 14 %.
En France, la loi Grenelle 1 définit des objectifs sectoriels ambitieux parmi lesquels une baisse de 20 % des émissions de GES dans les transports entre 2005 et 2020 afin de les ramener au niveau d'émissions de 1990.
En France, en 2010, 70 % des émissions de GES proviennent de l'utilisation des énergies fossiles. Les 30 % restants sont dus à l'agriculture (hors combustion d'énergie), au traitement des déchets, aux procédés industriels et à l'utilisation de gaz fluorés et de solvants.
La baisse des émissions de GES de 7 % entre 1990 et 2010 résulte d'évolutions contrastées selon les secteurs.
Les émissions dans le secteur du transport et dans celui du résidentiel-tertiaire ont augmenté de 13 %. Toutefois, dans les transports, elles sont en baisse depuis 2005. Cette tendance s'explique principalement par un recours accru aux biocarburants et par la mise en place de la prime à la casse qui a contribué au renouvellement du parc.
L'industrie manufacturière est le secteur où les émissions ont connu la baisse la plus significative, en raison notamment d'une diminution des émissions liées à la combustion d'énergie fossile dans l'industrie et à celles qui sont liées aux procédés industriels.
Les émissions de l'industrie de l'énergie et de l'agriculture ont aussi diminué. Toutefois, leurs contributions aux émissions totales restent stables : 20 % et 13 % respectivement en 2010.
Dans l'industrie de l'énergie, la production d'électricité et de chaleur explique les deux tiers des émissions.