Mise à jour : 18 décembre 2012
7,1 % des ménages ordinaires connaissent en 2011 au moins trois difficultés concernant leur logement sur les neuf répertoriées. Les personnes seules et les familles monoparentales sont davantage touchées. L'indicateur est orienté tendanciellement à la baisse depuis plus de dix ans. En revanche, en 2011, 9,6 % des ménages sont en situation de surpeuplement, en hausse depuis 2009. Les familles de trois enfants et plus et les familles monoparentales sont proportionnellement davantage concernées.
Les difficultés de logement en général et le surpeuplement plus spécifiquement peuvent être considérés comme un type de pauvreté en conditions de vie qui ne répond pas à l'objectif de cohésion sociale et d'accès pour tous aux services essentiels ; de telles conditions nuisent aussi à l'égalité des chances.
En 2011, 7,1 % des ménages connaissent au moins trois difficultés concernant leur logement sur les neuf répertoriées : privation 1) d'eau chaude, 2) de toilettes, 3) de salle de bains à l'intérieur du logement, 4) de système de chauffage central ou électrique ; 5) surpeuplement objectif ; opinion défavorable des ménages sur 6) l'humidité, 7) le bruit, 8) la taille de leur logement, 9) la difficulté à le chauffer. La baisse par rapport à 2010, de 0,4 point, confirme la tendance observée depuis 1998 en dépit des hausses observées en 2007 et 2010. Ces difficultés de logement touchent davantage les personnes seules (8,5 % d'entre elles) et les familles monoparentales (11,1 % d'entre elles).
La part des logements surpeuplés confirme sa hausse entamée en 2010 en s'établissant à 9,6 % des ménages, soit le plus haut niveau depuis 2008. Les ménages en situation de surpeuplement sont relativement plus nombreux parmi les familles monoparentales (17,2 % d'entre elles) ou les couples avec trois enfants (12 % d'entre eux).